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Les femmes à gauche, les hommes à droite

Non, il ne s’agit pas du tri sur la rampe d’Auschwitz mais de la nouvelle tendance de la sociologie, qui s’intéresse à la polarisation du vote hommes-femmes. Il semble que le vote de la nouvelle génération soit beaucoup plus sexué que les précédentes.

 

Avant, hommes et femmes votaient ensemble selon un déterminisme social, les ouvriers avec les ouvrières, les cadres avec les cadresses. Aujourd’hui, c’est plus un vote de genre, chez les jeunes. Un vote genré. Le dégenrage, il repassera !

Le sociologue Jean Viard a de bonnes illuminations, rapidement éteintes par son carcan gauchiste : il se déclare pour le vaccin, pour le féminisme, pour le Mercosur, contre l’extrême droite. En effet, les jeunes hommes, disons les 18-25, votent aujourd’hui nettement plus à droite qu’hier, et les jeunes femmes nettement plus à gauche. Pour lui, c’est la preuve d’une avancée de l’extrême droite, du fascisme, une régression sociale et politique.

Il se garde bien de dénoncer la régression actuelle, qu’on voit dans presque tous les domaines : destruction de l’industrie, de l’agriculture, de la souveraineté, des services publics, de la morale, répression des Français récalcitrants, étouffement de la liberté d’expression. À part ça, tout va bien, et le danger c’est l’extrême droite, et ceux qui cèdent à cette tentation sont des faibles d’esprit, des déclinistes ou des victimes.

Baddou : « Le déclinisme, “c’était mieux avant”, d’où ça vient ça, Jean Viard ? Est-ce que c’est nouveau et comment l’expliquez-vous ? »

Viard : « On est le pays où depuis presque cinquante ans vous avez un discours tenu par une extrême droite qui fait écho dans les oreilles… C’est-à-dire que le monde de hier, qui était établi sur quoi, qui était établi sur la domination des femmes, la domination de la nature et la domination des colonies ou des immigrés, on a fait venir les coloniaux chez nous mais c’est la même domination, c’est Donald Trump ! Donald Trump en 1910, tout le monde dit la même chose. Le problème c’est qu’on est en 2025-26, dans le monde entier ! [...]

Résultat quoi ? Vous avez une contre-attaque populiste d’extrême droite, faut dire ce que c’est ! Je veux dire masculiniste, qui veut effectivement remettre les femmes j’allais dire sous la couette, qui veut remettre les immigrés “on va plutôt les faire travailler chez eux”, et qui veut effectivement considérer qu’on peut forer, forer, forer toute la journée. »

 

La sociologie, c’est bien, la propagande, moins : son constat est juste, sa solution non, parce qu’il s’attaque au symptôme, la montée du souverainisme ou du populisme, alors que le problème profond vient d’une société gauchisée totalement dysfonctionnelle.

Viard est pro-Système alors que le Système déraille : tout serait la faute de l’extrême droite, de son passéisme, de son décalage avec la modernité. Or l’extrême droite ne craint pas le futur, mais la destruction du présent par toutes les forces du Système, occultes ou visibles ! Et dont Viard se fait le protecteur, au fond.

Le féminisme, ça marche pour les bourgeoises, pas pour les pauvres

Personne ne veut ré-enchaîner les femmes au lit (ou de temps en temps, sur leur demande) et à la cuisine, ni esclavagiser les immigrés, mais le féminisme a montré ses limites : les femmes célibataires ou dé-couplées souffrent à la fois matériellement et sentimentalement, et ce n’est pas de notre faute. De plus, la majorité des immigrés ou primo-arrivants n’a pas le niveau requis pour s’élever rapidement dans la société, surtout avec une Éducation nationale, soi-disant antiraciste, qui refuse objectivement de les élever, en abaissant les programmes à leur niveau. Comment s’étonner que tous ceux qui en ont les moyens, Blancs ou pas Blancs, cherchent à fuir dans le privé ? Le désir pervers et profond d’esclavagiser à nouveau ces populations, c’est une vue de l’esprit borné gauchiste.

Tout ce qui est gagné en liberté est perdu en sécurité. Les femmes seules ont peur de sortir seules le soir, peur des inconnus, peur des migrants (mais en restant antiracistes, hein [1]), peur du GHB, peur du viol, peur du chauffeur de taxi, peur du bruit à la porte. C’est une des grandes victoires du féminisme, la peur. Être fort, c’est d’abord reconnaître ses faiblesses. Les femmes, même avec de la muscu et un bon salaire, ne seront jamais des hommes.

Jean Viard, qui est évidemment anti-Trump au possible, fait écho à l’historien américain Craig Johnson, pour qui les contenus haineux en ligne sont responsables de ce basculement de la nouvelle génération masculine, MAGA là-bas, FFGN ici (Faire France grande à nouveau). Nous avons là l’antithèse d’un Fuentes. Le Monde l’a interrogé.

Pourquoi écrire un livre sur les garçons et le fascisme ? Les jeunes hommes et les adolescents sont-ils plus susceptibles d’être séduits par l’extrême droite ?

Les hommes, en général, forment le premier public des extrêmes droites, car elles promeuvent des idéologies masculinistes reposant sur une claire hiérarchie des genres : de leur point de vue, les femmes, les transgenres ou toute personne dont l’expression de genre échappe à la norme, doivent être soumis au pouvoir masculin. Ces groupes extrémistes se sont en outre montrés très actifs en ligne au cours de la dernière décennie pour recruter des jeunes hommes, déployant plusieurs stratégies à cet effet.

Là encore, le constat est le bon, la solution erratique.

Comment expliquer que des jeunes hommes se laissent convaincre par ces idéologies ?

L’économie mondiale subit une vaste réorganisation. Des emplois traditionnellement occupés par les hommes, notamment dans le secteur manufacturier, disparaissent. En outre, l’entrée des femmes sur le marché du travail s’est accompagnée d’un autre phénomène : un salaire ne suffit plus pour faire vivre une famille. Le modèle du « père pourvoyeur » est fragilisé, sans que de nouvelles manières d’être un homme parviennent à émerger. Plusieurs adolescents et jeunes hommes se sentent perdus, ce qui est en partie de leur faute, car ils n’arrivent pas à inventer une autre façon d’exprimer leur masculinité. D’autant qu’ils ne sont pas seuls à subir les conséquences néfastes des transformations en cours ; les femmes font face à une précarité économique persistante et sont confrontées à un net recul de leurs droits reproductifs aux États-Unis.

Le découplage accéléré des hommes et des femmes, sous la pression du féminisme, la version faussement libératrice de l’ultralibéralisme, a conduit à une double précarité !
La précarité chez les hommes s’accompagne effectivement de violence, verbale et parfois physique, la réaction de ceux qui n’ont pas les moyens éducatifs ou intellectuels de changer de comportement, de métier, de vision.
La précarité chez les femmes, c’est la découverte de la dure vie de l’homme ou du chef du foyer depuis toujours !

La valorisation du modèle du couple par l’extrême droite n’est pas la volonté d’un retour en arrière, mais le désir d’en finir avec la guerre des sexes qui ne fait que des perdants. Le féminisme, le LGBTisme mènent malgré eux – l’intention de départ est louable – à un ensauvagement de la société : on veut des femmes fortes, des homos respectés, et on finit avec Schiappa, Brigitte, Yseult, Barbara Butch, Jack Lang et Cottineau. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

 

Notes

[1] Le paradoxe s’énonce comme suit : les nouvelles femmes sont en recherche de respect, qu’elles trouvent généralement chez les Blancs instruits, donc féministes, quant à la virilité, elles la trouvent généralement chez les Afro-Maghrébins, mais eux ne sont pas déconstruits !

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La femme précaire ou la grande victoire du féminisme

 
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25 commentaires

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  • #3592244
    Le 8 février à 05:14 par cousin

    Jean Viard pourrait se présenter encore plus mal habillé et venir en clochard ....... aucun respect ces gauchistes . Ils sont insupportables . Vive la droite ancienne et travailleuse , respectueuse des traditions . celle qui respecte les gens en se présentant bien habillée entre autres .....

     

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  • #3592253
    Le 8 février à 06:12 par Ritmil

    Gauche des valeurs et droite du capital plutôt...

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  • #3592269
    Le 8 février à 07:33 par Tomax

    Les femmes sont dans les bons sentiments, l’attention aux autres, le care, le comportement de bonne sœur donc de gauche. Les gars sont dans la compétition, la performance, la rivalité, le combat, le chacun pour soi, tu te sors le doigts et tu bosses, pour constituer le foyer. Donc forcément de droite. Alors tes fadaises de gaucho sociologue tu te les carres ou je pense...

     

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    • #3592440
      Le 8 février à 21:23 par Mik Ezdanitoff

      L’attention aux autres ? sur leurs "insta", c’est bien leur besoin pathologique d’attention qui domine, donc pour elles-mêmes.

  • #3592292
    Le 8 février à 09:56 par Alençon

    Lorsqu’ on entre dans une ferme , la cheminée est toujours à gauche de la porte , et donc les femmes restent devant pour avoir chaud ; mais , les beaux jours venus , on peut en voir s’ assoir de l’ autre côté de la table , du côté des hommes , plus près de la sortie , de l’ extérieur..
    moralité , il faut cesser d’ alimenter la cheminée , si on veut que la gauche se sorte les doigts du cul et vienne dehors faire sa part de travail hors du confort de la maison .

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  • #3592293
    Le 8 février à 09:57 par Screenager

    Bon sang, mais avec tous les gens compétents dans leur domaine, pourquoi radios et chaînes de télévision invitent des idiots utiles ? Ah oui, parce que ce sont des idiots utiles, c’est vrai…

    Et bien sûr, après une telle intervention, on est censé croire que cette radio est neutre, qu’elle couvre tout le spectre politique et j’en passe.

    On attend maintenant que France-à-terre invite Robert-Dany Dufour, Jean-Dominique Michel, Mathias Desmet, même Pierre-Antoine Plaquevent pour discuter un peu philosophie, anthropologie, sociologie et géopolitique.

    En attendant, on doit se fader ces penseurs qui tournent à vide, et qui sont focalisés sur Trump et Poutine en hurlant au retour du fascisme. Cela leur permet de ne surtout pas parler du banquier au pouvoir et de toute sa clique qui détruit le pays depuis plus de dix ans, et qui d’ailleurs n’en ont pas fini.

    Ces soi-disant intellectuels que l’on trouve sur les plateaux, qu’ils fussent de gauche ou de droite, non seulement sont lâches, mais n’ont pas une once d’intégrité. Et ils se trouvent encore des gens pour les écouter... Drôle d’époque.

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  • #3592312
    Le 8 février à 12:15 par FREDERIQUE

    Un excellent article d’où l’on ne peut que tirer la conclusion qui s’impose : la notion de Gauche du travail/Droite des valeurs ne peut que réconcilier les hommes et les femmes dans une union capable de renverser la table !

    Quant à l’extrême droite en France, aujourd’hui représentée par le RN sionisé jusqu’à la moelle et rampant servilement devant l’occupant, il n’est sûrement pas la solution : il faut donc unir les forces autrement, et la seule qui vaille en revient encore et toujours à ce "Gauche du Travail/Droite des Valeurs" prôné par Alain Soral...

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  • #3592321
    Le 8 février à 13:16 par Sev

    La plupart des gens n’a pas encore tout à fait compris que si l’on nous a vendu le féminisme 1ère génération puis le néo actuel, ce n’est évidemment pas pour nous "libérer" mais plus prosaïquement pour aligner toutes les femmes occidentales sur le régime d’exploitation des hommes qui avait fini par plafonner et, forcément, ne plus rapporter assez.

    Dans le même temps, l’Amérique inventa les "teenagers", tranche de population faite d’ados boutonneux, entre deux états (naturels), qui permit de créer une "nouvelle cible" de consommateurs. Ça a tellement marché que même l’europe a suivi !

    Et j’en arrive au constat qu’AS fit très tôt, que si la modernitude promeut avec autant d’obsession la féminisation d’à peu près tout et en particulier en politique c’est précisément parce que les femmes sont beaucoup plus influençables et manipulables que les hommes.

    Que cela plaise ou non à mes consoeurs femmes, le monde dans lequel nous vivons est à 90 % le fruit de la pensée, de l’ingéniosité, de l’action et des inventions masculines. Dans une telle matrice, les femmes propulsées ne pouvaient que prendre la suite en quelque sorte. Or, les hommes finirent par comprendre que leur monde partait dans les décors, il fallut donc les écarter des pouvoirs opérationnels et les remplacer par des esprits malléables... et le féminisme advint.

    Il apparait alors assez logique que ce soit les hommes qui, après défibrillation de leur sidération, tentent de reprendre les choses en mains et pour cela nous avons indiscutablement besoin de bras musclés et d’esprits revirilisés et revitalisés. Et le masculinisme advint...

    Il n’aura échappé à personne que le terme féminisme a été paré de toutes les qualités et justifications pendant que le masculinisme est méthodiquement affublé d’une dimension de dangerosité, de supposée violence brutale et aveugle.

    La guerre des genres n’est pas terminée...

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  • #3592328
    Le 8 février à 13:33 par Palm Beach Post : "Cult !"

    "les jeunes hommes, disons les 18-25, votent aujourd’hui"

    vous êtes sûrs qu’il y a encore du monde qui vote

    perso, je l’ai fait au début, pour voir l’ambiance
    2-3 fois

    ça fait plus de 20 ans que je ne suis pas allé voter

    je pourrais le faire pour un concours canin
    genre élire le plus beau caniche
    ou même un rat mort, hein...

    (’faudra bien s’assurer qu’il soit mort
    parce que sinon, c’est de la triche)

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  • #3592335
    Le 8 février à 13:50 par Anonymous19

    Pour info, c’est une reprise de thèse développé depuis un moment aux USA.

    Ensuite, c’est naturel. La femme désire materner donc Etat providence, Etat nounou en anglais.
    L’homme est dans le réel, la survie matérielle et la transmission.

     

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    • #3592511
      Le 9 février à 09:20 par Sev

      Vous avez raison mais materner c’est être évidemment tout autant dans le réel...sinon, vous ne seriez pas de ce monde.

  • #3592658
    Le 10 février à 09:52 par Tetar 1er

    La femme n’est pas de droite ou de gauche, elle est conservatrice. Donc au XIXème siècle elle est encore majorirairement du côté de la tradition et de l’Eglise, contre les libre penseurs (d’où le fait qu’on lui refuse le droit de vote), et au XXème elle devient progressiste contre les réactionnaires (et elle récupère le droit de vote).

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