Au début, parce que le titre était mauvais et la ressemblance frappante, on a cru que ce faux Pley interviewait un faux Marc-Édouard Nabe ! « Tous les petits tracas du quotidien, c’est nous », révèle le faux Yossi Cohen. Les petits tracas du Bataclan et de Charlie aussi ?
Le vrai Nabe, qui est inimitable, on le retrouve dans une brasserie, devant un citron, givré, un dessert aujourd’hui oublié.
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Après cet intermède culinaire, passons aux choses sérieuses : Nabe dégomme Blast. Mais qui Nabe n’a-t-il pas dégommé ?
Avez-vous lu votre Feuille nabienne de la semaine ? 🍁 https://t.co/dcpTf0gUxG pic.twitter.com/5kdSN4aeZX
— Marc-Edouard Nabe (@marcedouardnabe) July 9, 2026
On a retrouvé ce Pacôme Thiellement qui pour Blast raconte la naissance, la vie et la mort de Charlie, plutôt correctement d’ailleurs, même si c’est un indécrottable soixante-huitard et qu’il n’a pas connu le journal de l’intérieur, ce que Nabe lui reproche. On avait oublié que Nabe était le gardien du musée Choron, comme Charlotte celui de Gainsbourg, et qu’on ne pouvait pas parler d’Hara-Kiri ou de Charlie sans passer par lui, mais on en apprend tous les jours. Il fulmine contre Thiellement, parce que ce dernier a osé toucher à la statue du commandeur et emprunté des infos au livre de Nabe. En journalisme, cela s’appelle une source (ouverte), mais c’est vrai qu’il faut toujours la nommer.
L’autorité de Nabe en la matière tient au fait qu’il a fait du roman-photo avec le Pr Choron. Passons à Pacôme, la nouvelle cible nabique.
À partir de 2021, il est engagé par la chaîne YouTube Blast pour animer plusieurs séries de chroniques filmées réalisées avec Mathias Enthoven. (Wikipédia)
Aïe, le petit détail délicat dans la bio de Pacôme. Dans sa vidéo, il se montre à juste titre anti-Val, propalestinien, ce qui est honorable. Mais on découvre qu’il a collaboré, c’est le cas de le dire, avec Mathias Enthoven, le commissaire politique qui poussa ce pauvre Denis Robert à poignarder Étienne Chouard avec une dague shoatique dans le dos. Un sacré compagnon d’arme ! Mais ne jugeons pas quelqu’un sur ses amitiés. Nous, par exemple, on a une très bonne copine d’extrême gauche, Justine Lossa). Écoutons-le :
Un journal tué par la gauchisation
Le vrai problème du doc, c’est d’avoir post-mortem gauchisé à mort l’aventure et l’équipe du duo Cavanna-Choron. Au départ, Hara-Kiri était un canard anar au sens de créatif, ni de droite ni de gauche. Tous les pouvoirs et les tabous de l’époque y passaient. Mais le journal n’a pas résisté au changement d’époque avec la montée de la gauche à la fin des années 70 et la victoire du PC-PS en 1981. Il aurait alors fallu faire de l’humour de droite !
Mais l’équipe créative (les droit commun !), déjà, était gangrénée par les politiques, bien avant l’arrivée de l’infiltré Val, tenu par le pouvoir profond : Delfeil, Siné, puis Wolinski ont gauchisé les pages, et il ne fallait plus taper sur Mitterrand. Même Le Canard enchaîné perdra des plumes et frôlera la disette sous Mitterrand.
C’est pourquoi, et c’est bien narré par le conteur, Attali interviendra auprès de Coluche pour qu’il retire sa candidature, un mois avant le 26 avril, date du premier tour 1981, afin d’éviter que Mitterrand ne finisse troisième. Ce cadeau fait aux socialistes, Coluche le payera cher, cinq ans plus tard, quand il comprendra la vape et qu’il voudra tourner casaque, c’est-à-dire passer au populisme (de droite). Il finira sous un camion.
L’équipe de déconneurs ne fera pas ce saut dans l’inconnu, et renaîtra dix ans plus tard sous le nom de Charlie Hebdo deuxième mouture, avec l’honorable correspondant Val aux commandes. Finalement, c’est lui qui en fera un journal de droite... sioniste, raciste et islamophobe, avant de sauter du train en marche et d’envoyer huit naïfs à la mort, à sa place. On peut dire qu’il a tué l’équipe, et le titre.
Oui, on parlait de la Pley, et on a un peu dérivé. Mais c’était pas très intéressant. On préfère le citron givré.








