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Les Chroniques de Youssef Hindi #78 – Le Maroc, de l’empire à l’État moderne

Comprendre la continuité du Maroc à travers l’Histoire, avec Youssef Hindi.

 

Au sommaire :

00:00 – Le sujet du jour : le Maroc, État-civilisation
02:15 – L’État moderne est en crise
03:30 – Définition de l’État-civilisation
04:23 – L’Union européenne se veut un État-civilisation
05:05 – Le projet continental des États-Unis
05:37 – Les États arabes détruits ou en crise
06:38 – Les État-civilisations musulmans survivent
08:22 – Comprendre la stabilité du Maroc
10:00 – Le royaume de Maurétanie, matrice originelle de l’État marocain ?
10:36 – Le Maroc des Idrissides, successeur du royaume de Maurétanie ?
13:28 – Les Almoravides fondent l’empire-civilisation du Maroc
17:09 – L’Andalousie comme projet civilisationnel proposé par Rachid Achachi
19:12 – Les trois continuités marocaines
19:55 – Le Maroc est (aussi) saharien
20:46 – La continuité d’une tradition étatique millénaire
21:35 – Redéfinir le Maroc en tant qu’État-civilisation
23:17 – Le Maroc, empire organique
24:13 – La politique africaine du Maroc à la lumière de son histoire impériale
25:08 – Expansion et rétraction de l’Empire
25:26 – Comment le Maroc Empire-civilisation se transforme en État-civilisation
27:50 – La naissance de l’État moderne marocain
33:46 – L’État-civilisation marocain émerge de la guerre civile du XVIIe siècle
34:36 – Comment soutenir mes travaux

 

 

La continuité de l’État-nation français, par Maria ComaK

Les Chroniques de Youssef

 
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13 commentaires

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  • Youssef pourrait contacter issa Diawara .
    Les incident en Afrique pourrait s’étendre en frónce.

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  • Maroc, creation de Lyautey et cheval de de Troie du sionisme au Maghreb et en Afrique. Pour repondre à Youssef Hindi, plus c’est gros plus ça passe.

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  • Si on veut regarder l’histoire du Maghreb dans le temps long, il y a toujours eu 3 ensembles socio-politiques. La Tunisie heritiere de Carthage, l’Algerie heritiere de la Numidie et le Maroc de la Mauretanie.

     

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    • #3627842

      Juste,

      Et si chacun s’est choisi un héritage, on n’oubliera pas que les histoires s’entremêlaient déjà intimement à l’époque, comme celle de Carthage et de la Numidie avec des mariages, du commerce, des alliances et contre-alliances.

      Par ailleurs, les actuels héritiers ont un pied dans chaque Etat antique. Pour ne parler que de la partie centrale et orientale de Tamezgha que je connais mieux, des pans entiers de l’actuelle Tunisie étaient situés en Numidie, notamment le Sud, le Nord-Ouest et l’Ouest. Pour ceux que ça intéresse, il y’a même une controverse sur qui de Constantine (connue sous le nom de Cirta) ou du Kef (Cirta Nova) serait la véritable héritière historique de Cirta, la capitale de la Numidie. Les Algériens contestent vivement et les Tunisiens s’y intéressent peu. La thèse s’appuie sur le récit romain de "la guerre de Jugurtha" qui indique que les troupes numides auraient opéré un repli stratégique depuis la frontière orientale vers la frontière occidentale du royaume au bord du fleuve Mulluca en une journée à cheval. L’auteur en a conclu que la Mulluca antique serait donc l’oued Mellegue (qui prend sa source dans les Aures) et non la Moulouya entre l’Algérie et le Maroc actuels. La Numidie serait donc plus petite et plus étendue à l’est, Cirta Nova serait alors Cirta et réciproquement. Carthage quant à elle serait réduite à un périmètre comprenant Tunis et ses proches alentours plus la région de Sousse, Sfax... A moins que l’auteur romain ne se soit trompé sur la durée de la chevauchée, rendant par là inopérante la démonstration du docteur en histoire.
      Plus tard, la province romaine de l’Africa, héritière de Carthage, comprenait dans son périmètre des villes comme Hippone ou Calama/Annaba et Guelma. L’Algérie peut donc également se prévaloir de l’héritage de Carthage.

      Ce sont surtout les historiens français de la fin du 19ème début du 20eme, comme Gautier, qui ont établi cette succession et gravé celle-ci dans le marbre. Bien pratique, très linéaire, elle avait pour elle une forme de simplicité qui la rendait naturellement séduisante pour la majorité.

      Quant au Maroc, sujet principal de cet article, n’oublions pas que les dynasties locales almohade et almoravide auront réussi à unifier cet ensemble d’Ouest en Est (je ne parle que des dynasties ou personnages locaux et j’exclus donc les dynasties étrangères omeyyade ou abbasside), chose qui n’était pas arrivée depuis Massinissa (qui l’a au passage presque mais pas totalement unifié).

  • Les communautés villageoises… du despotisme oriental… emprisonnaient l’esprit humain dans les limites les plus étroites qui se puissent concevoir, elles en faisaient l’instrument docile de la superstition, l’esclave des règles traditionnelles, et le privaient de toute grandeur et de toute énergie historique.

    Karl Marx, New York Daily Tribune, 25 juin 1858

    L’Islam est une religion appropriée aux Orientaux, plus spécialement aux Arabes, c’est-à-dire, d’une part à des citadins pratiquant le commerce et l’industrie, d’autre part à des Bédouins nomades. Là réside le germe d’une collision périodique. Les citadins, devenus opulents et luxueux, se relâchent dans l’observance de la “Loi”. Les Bédouins pauvres, et, à cause de leur pauvreté, de mœurs sévères, regardent avec envie et convoitise ces richesses et ces jouissances. Ils s’unissent sous un prophète, un Mahdi, pour châtier les infidèles, pour rétablir la loi cérémoniale et la vraie croyance, et pour s’approprier, comme récompense, les trésors des infidèles. Au bout de cent ans, naturellement, ils se trouvent exactement au même point que ceux-ci ; une nouvelle purification est nécessaire ; un nouveau Mahdi surgit ; le jeu recommence. Cela s’est passé de la sorte depuis les guerres de conquête des Almoravides et des Almohades africains en Espagne jusqu’au dernier Mahdi de Khartoum qui bravait les Anglais si victorieusement. Il en fut ainsi, ou à peu près, des bouleversements en Perse et en d’autres contrées mahométanes. Ce sont tous des mouvements nés de causes économiques, bien que portant un déguisement religieux. Mais, alors même qu’ils réussissent, ils laissent intactes les conditions économiques. RIEN n’est changé, la collision devient périodique. Par contre, dans les insurrections populaires de l’occident chrétien, le déguisement religieux ne sert que de drapeau et de masque à des attaques contre un ordre économique devenu caduc ; finalement cet ordre est renversé ; un nouveau s’élève, il y a devenir, le monde avance.

    Friedrich Engels, Contribution à l’histoire du christianisme primitif

     

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    • #3627767

      @Véreuse : Régurgitation à pisser de rire du duo homoérotique Marx et Engels, les Laurel et Hardy de la philosophie.

    • #3627818
      Le 16 juillet à 17:26 par Le Normand de Basse-Normandie

      "À mesure qu’on pénètre dans l’étude de cette civilisation, on voit les faits nouveaux surgir et les horizons s’étendre. On constate bientôt que le Moyen Âge ne connut l’antiquité classique que par les Arabes ; que pendant cinq cents ans, les universités de l’Occident vécurent exclusivement de leurs livres, et qu’au triple point de vue matériel, intellectuel et moral, ce sont eux qui ont civilisé l’Europe. Quand on étudie leurs travaux scientifiques et leurs découvertes, on voit qu’aucun peuple n’en produisit d’aussi grands dans un temps aussi court. Lorsqu’on examine leurs arts, on reconnaît qu’ils possédèrent une originalité qui n’a pas été dépassée. L’action des Arabes, déjà si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient. Aucune race n’y a jamais exercé une influence semblable. Les peuples qui ont jadis régné sur le monde : Assyriens, Perses, Égyptiens, Grecs et Romains ont disparu sous la poussière des siècles, et n’ont laissé que d’informes débris ; leurs religions, leurs langues et leurs arts ne sont plus que des souvenirs. Les Arabes ont disparu à leur tour ; mais les éléments les plus essentiels de leur civilisation, la religion, la langue et les arts, sont vivants encore, et du Maroc jusqu’à l’Inde, plus de cent millions d’hommes obéissent aux institutions du prophète.”
      Gustave Le Bon - La civilisation des arabes -.

  • Le "royaume" du maric est une creation francaise, chapeautee par les juifs. La normalisation n est rien d autre qu un coming out.

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  • La collaboration cela consiste à faire du mal dans son camps dans l’intérêt d’un camps adversaire, rival ou ennemie.
    Elle existe depuis que le monde est monde.
    Il se trouve que les territoires de la Gaule puis la France ont connu de multitude invasions et donc de collaborations.
    Elle sont donc inscrites dans les gênes des Français.
    Pire encore elles sont contagieuses voir l’histoire des harkis.

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  • Lire Al Andalus, l’invention d’un mythe par Serafin FANJUL.L’auteur démontre qu’il s’agissait, dans la réalité, d’« un régime très semblable à l’apartheid sud-africain » et d’une époque globalement « terrifiante ».

     

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  • #3627905

    Merci pour ces explications concernant le Maroc. Cependant, je ne suis pas tout à fait de votre avis.
    L’Algérie n’est pas un état civilisation, mais le Maroc, oui.
    Vous hésitez à qualifier l’empire Ottoman d’état civilisation.
    Vous parlez « d’empire organique » mais vous ne donnez pas d’explication.
    Vous minimisez le rôle de la religion, des tributs, des confréries et des Marabouts.
    Autrefois, tous les ans, les tribus se réunissaient pour donner leur allégeance au monarque. Celui-ci pouvait être défié par n’importe quel chef de tribu, descendant du Prophète. Certaines de ces tribus se trouvaient et se trouve actuellement sur le territoire algérien.Cette tradition existe toujours.

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  • Allons M.Hindi…Ne soyez pas dupe,les destructions des mosquées les expropriations Narco État prostitution Pinto Azoulay le Mossad….De quelle civilisation vous parlez ?
    Le peuple marocain deviendra un palestinien dans son propre pays.
    Il ne pourra en être autrement en dernière instance

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