RESET
Le programme éducatif RESET organise des « formations destinées aux associations de jeunesse pour lutter contre l’antisionisme ». Porté, selon Actualité juive, par le fonds de dotation Lamorim, « ce nouveau projet forme les 17-35 ans à l’histoire, la rhétorique et la protection en ligne. Il combine formation, interactivité et passage à l’action. “Répondre à la haine, ça s’apprend” : la phrase résume l’ambition de RESET […] Par exemple, le 28 avril dernier, RESET, en partenariat avec le KKL (ndlr : Keren Kayemeth LeIsrael ou Fonds national juif), a organisé au Centre européen du judaïsme une “battle oratoire” réunissant plusieurs mouvements de jeunesse ». Durant cet événement parisien, les participants ont « débattu » autour des thèmes suivants : « Gaza : quand le mot “génocide” devient une arme rhétorique », « Israël, État écocidaire ? Guerre environnementale et hypocrisie morale », « Multiculturalisme ou monoculture idéologique ? », « Résistance ou terrorisme : qui décide du vocabulaire ? » et « Israël, État colonial ? L’histoire mise en procès ».
« Fruit d’un partenariat entre l’État d’Israël et des institutions philanthropiques en France et en Europe », l’association française Lamorim a été lancé en 2017 « pour soutenir les écoles juives françaises dans leurs efforts éducatifs en études juives et en hébreu et dans l’adoption d’outils et de méthodes innovants. […] Ce dispositif unique s’adresse à toutes les écoles et groupes scolaires juifs français “sous contrat d’association” et les aide à définir une vision stratégique, conforme à l’identité, au projet éducatif et aux besoins de leurs établissements en conformité avec les valeurs citoyennes et républicaines », selon Times of Israel.
Selon le compte LinkedIn de Lamorim, « le programme Lamorim touche 90 % des écoles juives et est doté de 6 M€. […] Le programme Lanoar touche 80 % des jeunes de 15-30 ans des mouvements et associations de jeunesse et est doté de 6 M€ ». Un budget issu pour moitié d’institutions philanthropiques et communautaires européennes (les fondations Rothschild, Sacta-Rachi, Lily Safra, la Fondation pour la mémoire de la Shoah, le fonds Harevim et Matah, le Centre israélien pour la technologie éducative) et pour moitié du ministère israélien de la Diaspora.
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Belgique
L’historien Joël Kotek a été écarté de la délégation belge auprès de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) après plus de quinze ans de participation, suscitant une vive controverse en Belgique. Il a été informé le 19 mai de la décision prise par la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Élisabeth Degryse. Né le 14 mai 1958 à Gand, de mère d’origine austro-hongroise et de père polonais, Joël Kotek est un spécialiste de la Shoah, des génocides du XXe siècle et de l’antisémitisme contemporain, notamment auprès de l’UNESCO et du Conseil de l’Europe.
Selon ses soutiens (European Jewish Congress, LiCRA, American Jewish Committee, Crif…), son éviction fait suite à une intervention prononcée lors d’une réunion de l’IHRA à Jérusalem. Kotek y aurait présenté un rapport sur la forte augmentation des actes antisémites en Belgique depuis le 7 octobre 2023. Selon Kotek, dans un entretien accordé au Crif : « L’antisémitisme, on le sait, ne peut être évoqué que lorsqu’il vient de l’extrême droite. Jamais lorsqu’il surgit à gauche et dans les milieux issus de l’immigration et/ou dans les zones de convergence entre les deux. » Interrogée par Belga, Élisabeth Degryse a reproché laconiquement à Kotek d’avoir formulé « diverses accusations à l’égard de notre pays ».
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Succession
John Elkann, président de Stellantis et de Ferrari, fait face à une demande de renvoi en jugement pour fraude fiscale en Italie dans le cadre de la succession de sa grand-mère Marella Caracciolo (décédée en 2019). Il est soupçonné, avec sa fratrie, d’avoir simulé une résidence suisse et dissimulé environ un milliard d’euros d’actifs pour échapper à l’impôt italien sur les successions. Après un premier accord (paiement de 183 millions d’euros et proposition de travaux d’intérêt général), un juge a rejeté le classement sans suite en avril 2026.
John Philip Jacob Elkann, né en 1976 à New York, est le directeur général d’Exor, la holding d’investissement de la famille Agnelli et principal actionnaire de plusieurs entreprises multinationales (Ferrari, Stellantis, Philips, Juventus FC, Louboutin, The Economist Group…). Exor détient également Lingotto Investment Management, société de gestion gérant plus de 10 milliards d’actifs. Héritier de la dynastie Agnelli, fondatrice du groupe FIAT (aujourd’hui Stellantis), il est désigné en 1997, à l’âge de 21 ans, par son grand-père maternel, Gianni Agnelli, figure majeure de l’industrie italienne du XXe siècle, pour lui succéder à la tête de la famille piémontaise. Membre du JPMorgan International Council, il a également été membre du comité directeur du Groupe Bilderberg jusqu’en 2018. Élevé et baptisé dans la foi catholique, il est marié à Lavinia Ida Borromeo-Arese, issue d’une famille de l’aristocratie italienne. John Elkann est le fils de Margherita Agnelli et d’Alain Elkann, écrivain et journaliste franco-italien. Son grand-père paternel, Jean-Paul Elkann, banquier français, a présidé le Consistoire israélite de Paris de 1967 à 1982, puis le Consistoire central israélite de France de 1982 à 1992. En 1982, il a également assuré par intérim la présidence du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), en remplacement d’Alain de Rothschild.






