Tous les gens qui s’intéressent à la politique doivent s’intéresser au lobby juif, qui est un acteur déterminant de ce domaine.
Les autres acteurs sont, par désordre d’importance, le peuple français, la droite, la gauche, le gouvernement, la franc-maçonnerie, les grands patrons, les médias, les people, les réseaux sociaux, la justice, la police, l’armée, bref, les institutions et les corps intermédiaires. On n’a pas mis les syndicats et les deux chambres parce que ça ne pèse plus.
Il y a deux sortes de juifs : non, pas les juifs riches et les juifs pauvres, mais les juifs d’origine nord-africaine et les juifs d’origine est-européenne, voire asiatique. Ces deux branches ont fusionné, plus ou moins harmonieusement, pour donner Israël en 1947. Le débat ici ne porte pas sur la viabilité de cet État artificiel : on va parler origines et hiérarchie. Pour cela, rien de mieux – merci à notre fidèle lecteur-fournisseur, monsieur Max – que ce sketch d’Élie Kakou.
Grâce à ce résumé, on comprend très bien la problématique ashkénazes-séfarades. Les premiers ont pris les postes importants, les autres font le spectacle. C’est pour ça qu’on a une tendresse pour Meyer Habib, qui se débat du matin au soir contre les prétendus antisémites, alors qu’ils sont souvent dans son camp, au-dessus de lui, et qu’ils l’utilisent. On pense à Benyamin Netanyahou et ses ministres, tous issus de la diaspora ukraino-polonaise. Il y a un racisme intra-juif qui ne dit pas son nom, mais qui est très fonctionnel.
Le suprématisme juif ashkénaze se contrefiche de la religion juive et de ses règles de définition d'un Juif.
Les Sépharades, les Mizrahims ou les Falashas sont moins "qualitatifs" que les Slaves orthodoxes convertis à la hâte au judaïsme, pour Ehud Barak et Jeffrey Epstein. pic.twitter.com/ogeFg2Nacd
— PhilConte 007 (@PhilConte007) February 4, 2026
La preuve, cette sortie d’Ehud Barak, ancien Premier ministre, sur ses préférences raciales, ou ethniques, traduite et commentée par senego.com :
Un enregistrement audio exhumé par le département de la Justice des États-Unis dévoile une discussion privée entre l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak et le défunt financier Jeffrey Epstein. Au cœur de cet échange, relayé par notre confrère Al Jazeera, l’ex-dirigeant expose une vision utilitariste de l’immigration, visant explicitement à modifier l’équilibre démographique face à la population palestinienne par l’importation massive de citoyens russophones. [...]
Ehud Barak compare l’arrivée souhaitée des populations slaves, qu’il qualifie de « main-d’œuvre qualifiée », à l’immigration historique des Juifs sépharades venus du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord après 1948. Il décrit cette dernière comme une « vague de salut » où le pays a dû accepter « tout ce qui venait », utilisant des termes que la source qualifie de dénigrants envers les Juifs d’origine nord-africaine.
Les Ashkénazes s’occupant des choses sérieuses (guerre, politique, pillage), les Séfarades héritent du cinéma, du soft power, quoi. Les miettes. Mais, oubliant le passé douloureux, ils rêvent de grandes et belles blondes germaniques. On a tous nos paradoxes.
Alors, quand Meyer Habib se fait traiter de porc par David Guiraud, et qu’il se fait débouter par la justice, on se dit que le député LFI y a été un peu fort, mais toujours moins que les Ashkénazes eux-mêmes, qui n’en pensent pas moins. On parle des cyniques, pas des juifs d’en bas.
Si « porc » est une insulte antisémite, alors peut-on condamner les Ukraino-Polonais à la tête de l’État hébreu pour antisémitisme, sinon pour discrimination à l’encontre des juifs d’Afrique du Nord, cette immigration de basse qualité selon Barak ? Rien n’est simple, comme disait Sempé.
Pour autant, qu’ils soient ashkénazes ou séfarades, les juifs d’Israël ne semblent pas trop choqués par le massacre de 71 000, chiffre officiel de Tsahal, ou de 200 000 Palestiniens, estimation basse de l’Académie de Genève. Ils sont à 80 % pour. Là, au moins, on retrouve une convergence : tous contre les Arabes, ces sous-hommes en termes de droits qui sont sur « nos » terres, c’est écrit dans un vieux bouquin donc cé vré !


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