On va tout de suite mettre les choses au clair. Non, la grossophobie n’est pas la haine de Fabio Grosso, qui a inscrit un but improbable et meurtrier (à la Thuram contre la Croatie en 1998) contre l’Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde 2006, à Dortmund en plus.
On regarde ensemble ce moment suspendu dans l’éternité et on reprend l’analyse de très haut niveau. Notez bien que Grosso est tout maigrichon.
« Gol di Grosso, gol di Grosso, gol di Grosso ! »
« La grossophobie intrapersonnelle se définit comme étant l’internalisation
des préjugés négatifs liés au poids et aux personnes grosses » (Levy, 2020)
On le sait, depuis l’émergence du woke, il est interdit de se moquer des catégories minoritaires souffrantes : juifs, femmes, racisés, étrangers, gros, pédés, fragiles, soit environ 95 % de l’humanité. Oui, c’est une forme de majorité, mais en ajoutant toutes les minorités persécutées. Notez bien qu’elles peuvent se croiser : on peut être gros et homo, pédophile et juif, femme et folle, etc.
Là-dessus, des lois sont venues corriger l’instinct de domination ou de persécution des vieux hommes blancs, et désormais, on peut dire qu’ils font eux aussi partie des minorités persécutées, ce qui entraîne un problème de logique. Sauf si on considère qu’ils sont persécutés pour de bonnes raisons, c’est-à-dire en tant qu’ex-persécuteurs.
C’est donc une mesure de justice, un peu comme les bourreaux nazis qui ont été pourchassés dans le monde entier par le Mossad, sauf les 5 000 militaires et scientifiques allemands récupérés par les États-Unis pour la cartographie militaire de l’URSS et le programme MK-Ultra, faut bien vivre.
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— Arthur Sapaudia (@ArthurSapaudia) June 30, 2026
C’est donc avec une certaine raison qu’un certain Alain Soral a fait la promotion d’un message à l’intention des obèses, qui, on le sait, risquent leur vie, ou risquent de vivre moins longtemps que les autres. Dans cette optique, la moquerie, ou la grossophobie, serait un moyen humain – au sens d’humaniste – de les inciter à maigrir, ou à moins manger, sinon à consulter un psychologue car tout n’est pas inné dans cette pathologie. Si l’on veut rester logiques, la moquerie grossophobe serait comme une piqûre de rappel à la bonne santé.
« À seulement 40 ans, l’espérance de vie de cette mère de famille
ne dépasse pas les 10 ans »
Par exemple, un copain qui fume, on lui dirait eh oh, pense à tes poumons Riton, et s’il s’en fout, pense à tes enfants, voudrais-tu qu’ils soient orphelins ? En plus tu as vu le prix du paquet de clopes ? Imagine le nombre de bouteilles de pinard que tu pourrais t’acheter à la place, des incitations comme ça.
Maintenant on va voir si le concept de la xxxophobie qui sauve des vies fonctionne pour les autres catégories, par exemple les homos. Les politiques disent les gays, ça évite de sexualiser la catégorie, le peuple dit les pédés (il oublie les gouines parce que ça ne le dérange pas, au contraire, ça l’intrigue). OK, voyons voir si on se moque d’un gay ce que ça donne : eh, pense au sida ! Que dirais-tu si tes enfants GPA achetés en Grèce à une étudiante sans le sou étaient orphelins et restaient avec ton veuf, qui est incestueux et qui mourra tabassé par des chasseurs de pédos ?
Là aussi on peut dire que l’homophobie sauve des vies. Ces phobies interdites par la socioculture sont donc des mesures de prophylaxie. Pourtant, la justice, qui n’entend rien à la logique sociétale et à la psychologie humaine, persiste à condamner ces phobies. On peut parler de logicophobie. Et Dieu sait si la justice est aujourd’hui sur la sellette, électrique.


et
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