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La guerre asymétrique de Trump contre l’Iran

On dirait que Le Monde est plus anti-Trump qu’anti-Iran. Au foot, quand une équipe supérieure se casse les dents sur une défense habile, motivée, solidaire, elle finit toujours par se prendre un contre.

 

On se souviendra, au milieu des pronostics et communiqués de victoires américains quasi quotidiens, de la sortie de l’idiot Hegseth : « La mission Epic Fury constitue une victoire militaire avec un grand V. ».

Malgré les assassinats massifs de caciques du régime iranien, dit des mollahs, les Américains n’arrivent pas à obtenir leur fameux regime change. Les Iraniens, qui ont du banc, comme on dit dans le foot, remplaceront les dignitaires poste pour poste. En plus jeunes et en plus durs.

 

 

Dans cette vidéo pédagogique, on notera une chose : au Monde, le fait d’assassiner des dirigeants politiques souverains ne déclenche aucune émotion, en ne parlant même pas d’indignation. C’est ça, le grand avantage d’être dans le camp du bien. Et ne parlons pas des assassins israéliens, qui, eux, sont pour détruire tout un peuple, qu’il soit palestinien, libanais ou iranien.

Autre chose : les Américains, comme d’habitude, ont attaqué comme des bourrins, comme au Viêt Nam, n’imaginant même pas qu’ils étaient attendus, avec la fameuse défense en mosaïque. Quand pas-de-stratégie fait face à une stratégie, la première se délite rapidement. On a vu cette évolution, imprévue par le staff présidentiel (au Pentagone, tout le monde n’était pas chaud pour attaquer), dans les changements de narratifs dans la bouche de Trump.

En Coupe du monde, le Paraguay, largement inférieur à la Grande Allemagne, a pu vaincre au bout de la séance des penaltys grâce à sa résistance, à son abnégation, à sa solidarité. Dans le foot aussi, il y a des rencontres asymétriques.

Pour autant, l’Iran ne sort pas vainqueur mais affaibli du conflit, qui peut se réveiller à tout moment, tant les Israéliens ont la haine. La question : est-ce que Trump arrivera à retenir Netanyahou de commettre l’irréparable ? Israël, pays minuscule et isolé diplomatiquement, n’a pas les moyens de battre tout seul l’Iran. Mais c’est pour ça que l’État juif est dangereux : lâché par le monde entier, considérant qu’il n’a plus rien à perdre en terme d’image, il peut appuyer sur le bouton nucléaire, s’il s’estime menacé. Mais la menace (fantôme) est la pierre angulaire de sa sécurité nationale ! Pour lui, tout ce qui n’est pas juif est un ennemi potentiel. À ce niveau de racisme, plus haut, c’est le soleil.

Chez Guillaume Pley récemment (on a appris qu’on pouvait faire sa promo chez Legend pour 70 000 euros), l’ex-patron du Mossad balayait d’un revers de manche les victimes collatérales de son attentat majeur contre le Hezbollah.

 

 

Effectivement, on se dit qu’à ce niveau de haine, au-dessus, c’est le soleil. Ou plutôt, le trou noir.

 

L’Amérique bute contre la défense perse

 
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15 commentaires

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  • #3623927
    Le 1er juillet à 17:11 par Grobert amer

    Ce Guillaume Pley n’a pas vraiment une tête de Gaulois, ni de Celte ni même de Grec ou de Romain, ceci expliquant peut-être cela...

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  • #3623935
    Le 1er juillet à 17:33 par jc

    C’est quand même marrant de comprendre que "Trump" a fait de la comm’ quand il a détruit une base en Syrie, que c’était toujours de la comm’ quand il a envoyé les B-52 "détruire" le nucléaire iranien, mais là, étrangement, pour ce qui est du changement de régime, il ne s’agirait plus de comm’, et il faudrait croire que c’est sérieusement ce que les USA voulaient.

     

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    • #3624038
      Le 2 juillet à 05:15 par Ave

      Ce qu’ils voulaient vraiment c’est faire main basse sur les richesses du sous-sol iranien. Pour ça ils leurs fallait de toute façon un changement de régime à un moment où un autre. Dans tous les cas ils ont perdu sur tous les points, aujourd’hui ils se sarisfont d’un ouverture du Detroit comme d’une victoire... Detroit qui était ouvert avant qu’ils n’attaquent l’Iran faut-il le rappeler. Ne parlons même pas du fait que leurs pseudo chasseur furtif avec son programme tellement cher que même eux ne savent plus combien il a coûté à été abbatu (2x) de manière direct, ce qui est probablement le pire pour eux dans cette affaire avec, peut-être, l’enième preuve que leurs DCA ne vaut absolument rien (Patriot et Arrows).

  • #3623944
    Le 1er juillet à 18:23 par savonarole

    Qu’il ait enfoncé , accusé , grondé Cohen n’aurait rien changé , pour personne , l’autre se serait cabré et aurait été sur ses gardes , alors que là , flatté , on l’a vu et bien vu .
    Ca n’est pas un service public qui se doit de parler au nom du peuple , il apporte de l’info et si c’est bien dégueulasse c’est qu’elle l’est , et tant mieux si on la voit bien ,et c’est pas lui qui la nettoiera .

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  • #3623949
    Le 1er juillet à 18:31 par Toto la ciboulette

    L’IA de l’autre salopard de Thiel est tellement précise qu’elle tue les maris sans toucher aux femmes de ceux-ci et l’autre couillon en admiration alors que l’on sait qu’une IA s’apelle "where is daddy " qui calcule quand un dirigeant du Hamas rentre chez lui pour pilonner lui, sa famille et tout l’immeuble, de la chirurgie à coup de marteau sans nul doute !

    Comme si les israéliens accordaient de l’empathie pour cette sous race de Palestiniens dont les enfants servent souvent de boucliers pour avancer ou d’exutoires à leur soif de vengeance sans fin, tribale psychopatique et démentielle pour satisfaire Moloch leur Dieu sacrificiel !

    Et au départ il y avait une validation "humaine" qui a dégagé pour assurer la destruction du trop grand nombre de cibles car un dirigeant du Hamas est remplacé systématiquement par un autre

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  • #3623951
    Le 1er juillet à 18:37 par Maurice

    L’intervention désastreuse américaine poussée par Bibi et donateurs, a créé un problème dont les US n’avaient pas besoin précisément parce qu’elle a brisé le statu quo qui, bien qu’imparfait, servait ses intérêts. Les pays du Golfe ne cherchaient plus à remplacer les États-Unis, mais à gérer leur dépendance . Les pays du golfe veulent désormais une place à la table des négociations, et non plus être de simples exécutants d’une politique conçue ailleurs .
    L’émergence iranienne est devenue un levier pour cette autonomie. Le jeu n’est plus celui d’une confrontation binaire, mais d’un équilibre complexe où chaque acteur cherche à maximiser sa marge de manœuvre face à un protecteur devenu encombrant. Le système de recyclage des capitaux reste un pilier. Si les pays du golfe venaient à changer radicalement leur politique de facturation ou d’investissement, cela affecterait la demande pour les bons du Trésor. Un rôle de garant incontournable : Les États-Unis jouent souvent le rôle de filet de sécurité pour leurs alliés, ce qui leur permet de conserver un levier diplomatique et d’orienter les investissements souverains. Ce positionnement financier est perçu comme essentiel pour maintenir leur leadership du Big-tech grands dévoreurs de capitaux.
    Ainsi, gérer les flux est bien une question vitale, non pas pour assurer l’approvisionnement direct, mais pour maîtriser l’environnement économique mondial dont dépend la stabilité du dollar et de la dette américaine. L’enjeu est donc de préserver l’architecture financière globale
    L’émergence iranienne, dans le contexte de tensions actuelles, est effectivement perçue par les pays du Golfe non pas comme une simple menace, mais comme un levier pour repenser leur sécurité et gagner en autonomie stratégique. Ils cherchent à transformer une "coexistence obligée" en une "coopération choisie" pour réduire leur dépendance historique envers les États-Unis.
    C’est la clé du problème
    Le conflit accélère le pivot des pays du Golfe vers l’Asie. La Chine, l’Inde ou le Japon deviennent des partenaires économiques aussi importants que les États-Unis, et leur voix compte désormais dans les affaires régionales. Il serait étonnant que cette affaire en reste au statu quo actuel qui serait économiquement une claque magistrale.

     

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    • #3624153
      Le 2 juillet à 13:26 par Maurice

      Le conflit à Ormuz a tari les revenus en dollars des pays du Golfe. Sans ces lignes de swap, ils auraient pu être contraints de vendre massivement leurs réserves d’actifs en dollars (bons du Trésor américain) pour se procurer des liquidités, mais en situation de stress, les acheteurs le savent. Personne ne viendrait acheter ces obligations à leur prix de marché normal dans un contexte de vente panique. Les pays du Golfe auraient donc dû accepter des prix bien inférieurs à la valeur comptable de leurs titres
      Le cœur du problème ne réside pas seulement dans la sécheresse de liquidités des États du Golfe eux-mêmes, mais dans l’effet domino que cela aurait pu avoir sur l’ensemble du système financier régional. Face à cette crise de liquidité, les pays du Golfe se sont tournés vers les États-Unis pour obtenir des lignes de swap en dollars sur le trésor US (le contribuable)..
      Scott Bessent, en tant que Secrétaire au Trésor, a effectivement confirmé que plusieurs alliés du Golfe, dont les Émirats arabes unis, ainsi que des pays d’Asie, ont demandé des lignes de swap en dollars américains.

      NB
      George Soros et son fonds Quantum Fund ont réalisé l’un des paris les plus célèbres de l’histoire de la finance contre la livre sterling. Scott Bessent, alors âgé de 29 ans, a joué un rôle clé dans cette opération en tant qu’analyste à Londres .
      Le pari a rapporté au fonds de Soros plus d’ un milliard de dollars de profits . Cet événement a valu à George Soros le surnom de "l’homme qui a fait sauter la Banque d’Angleterre" .
      Scott Bessent a été choisi par Donald Trump pour devenir Secrétaire au Trésor des États-Unis . Un atout de taille : Ses partisans considèrent cette expérience, où il a su identifier les failles d’un système financier majeur, comme un atout crucial pour gérer l’économie américaine et la politique du dollar .

  • #3623969
    Le 1er juillet à 19:51 par Julien

    En plus des bénévoles sayanim et sionistes zélés, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg de leur budget de 730 millions $ affecté à leur propagande (hasbara) toujours mensongère.

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  • #3623970
    Le 1er juillet à 19:53 par nettoyage à sec

    Est-ce que Guillaume Pley avait seulement la colonne vertébrale pour s’opposer à quelqu’un qui peut lui faire regretter ses propos assez rapidement, le tout en ayant la capacité de classer sans suite l’accident ?

    Moi je vois qu’il a tenté quelque chose mais que face aux propos du menteur qui regarde le sol quand il dit que c’est faut, il n’a pas voulu tenter le diable... qui aurait tenté ?...

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  • #3624125
    Le 2 juillet à 11:35 par paramesh

    Pour autant, l’Iran ne sort pas vainqueur mais affaibli du conflit,

    je pense que vous plaisantez : les deux grands perdants de leur propre aveux sont les USA et les israeliens, donc c’est une guerre qui n’aurait que des perdants avec l’Iran en troisième position.pourquoi pas.
    Quant à l’Iran affaibli, soyons réalistes, l’Iran est affaibli depuis des décénies par un embargo et des sanctions qui épuisent son économie et ses finances. la guerre, elle, n’a fait que détruire des bâtiments et quelques cibles militaires et civiles, rien de monstrueux pour un grand pays ; et les stocks de missiles sont pratiquement intact.et tous les sites de production stratégiques sont enterrés. Par contre les destructions dans les pays du golfe et en Israel sont autrement plus importantes. , 13 base US sur 15 inutilisables, destruction de pratiquement tous les radars US importants et pénurie alarmante de missiles offensifs et défensifs, (et tout ceci impossible à remplacer à cause de l’embargo chinois sur les terres rares) défense aérienne totalement dépassée ; quant à la flotte elle reste à 800km des côtes du détroit pour ne pas se prendre une raclée et chaque avion qui en décolle a besoin de deux ravitaillements pour balancer ses missiles sans pouvoir pénétrer le territoire de l’Iran. quand à Israel où la censure est de plomb, on vient d’apprendre que la raffinerie d’Haifa (la seule grosse unité du pays) est détruite à plus de 50% et ne redeviendra opérative qu’en 2030, la tour de distillation étant totalement détruite. et ce n’est que le dernier détail des pertes israeliennes discuté à la knesset. donc l’Iran est peut être affaibli mais les USA et Israel, eux, sont sur les genoux. quant à l’option nucléaire israelienne : faut pas rêver,
    le Pakistan a déjà prévenu (et derrière lui c’est la Chine qui agit). et même si Israel balançait quelques bombes sur l’Iran, la réaction de l’Iran, même blessé à mort serait tellement foudroyante que le confetti israelien disparaitrait de la carte. l’Iran a toutes les cartes en main (economiques, diplomatiques, logistiques et militaires. l’Iran n’a peut être pas encore gagné sur le papier mais dans la réalité, tout comme la Russie en ce moment, ils ne peuvent plus perdre et ils le savent.

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  • #3624158
    Le 2 juillet à 13:49 par Frank M

    Yossi Cohen : belle démonstration de l’attitude d’un homme fier, dominateur et sûr de lui face à la vérité.

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  • #3624285
    Le 2 juillet à 21:46 par Sedetiam

    On oublie un peu vite que le Bibi en question n’est que le chantre d’un peuple qui était en phase de guerre civile avant même qu’il ne lui trouve tant d’ennemis ici ou là pour maintenir « l’union sacrée » : mais le fruit reste toujours pourri que demain, ce seront des juifs qui tueront des juifs. Quels seront alors les antisémites ?
    Iran et USA vont profiter des 60 jours pour se refaire la cerise : financière pour l’Iran, d’un point de vue du stockage du pétrole pour l’Occident. La guerre chaude s’est faite tiède et deviendra peut-être froide, avec quelques escarmouches des dégenérés. Mais ces derniers ne pourront reconstituer leurs stocks stratégiques militaires en un temps si court. Plus loin, pour mobiliser les GI vers les pays de l’OTAN, et bien moins d’hommes qu’il en serait nécessaire pour espérer affronter l’Iran, c’est six mois de logistique, dans les conditions optimales.
    Pour aller faire le con là-bas, comptons deux ans.
    Tous les couillons dans "la plaine" au pied des monts iraniens de l’autre côté du détroit, seraient déjà revenus au chameau : sans électricité, ni eau potable, en pleine canicule. Et cela, pas un bédouin, pas un Israélien ne le veut...
    Durant ce laps de temps, Trump a deux temps politiques à se goinfrer... quant à Bibi, il est en sursis.

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