On ne veut pas dire par là qu’il n’y a que deux sous-espèces de femmes, mais parmi les femmes médiatisées, on trouve d’un côté les féminines, de l’autre les féministes. Et ce ne sont pas exactement les mêmes, physiquement.
En zonant sur Insta, on est tombés sur cette nouvelle humoriste (il y en a dix par jour sur les réseaux sociaux). Elle s’appelle Justice Lossa, mais ce n’est pas une humoriste : c’est une haineuse qui maquille ses règlements de comptes (avec la gente masculine) en sketches. Elle s’en prend aux incels, ces célibataires qui se mettent à détester les femmes après avoir lu Schopenhauer.
Justine n’est pas ce qu’on peut appeler une jolie femme, c’est pour ça qu’on a mis féminine ou féministe en titre. Cependant, les hommes étant ce qu’ils sont, des porcs principalement, son corps rattrape son visage, qui n’est pas laid, mais qui n’est pas doux. Or, la douceur est la qualité première d’une femme. Chez l’homme, c’est la force (mentale, physique ou sociale).
Justine ou les malheurs de la verrue
Si toutes les femmes ne sont pas des infirmières dans l’âme qui soignent leur homme avec amour (le dévouement se raréfie), la plupart s’en occupent correctement (faut pas déglinguer la machine à cash), tout en dégoisant dessus entre copines, ou avec leur mère. Ça, ça ne changera jamais. La femme est comme un frigo : ça produit du froid à l’intérieur et du chaud à l’extérieur. C’est pas paradoxal, c’est la nature féminine. C’est à l’extérieur de son couple qu’elle se plaint de son mec, et si ça ne change pas grand-chose au quotidien, ça permet de diminuer la pression.
Justine, dans ses vidéos, exhibe son féminisme revanchard. Mais elle n’oublie pas de tenter de vouloir plaire (on a enfilé ces trois verbes volontairement), notamment avec une très belle paire de nichons. On est féministe, mais on essaye de rester féminine. Justine est donc une mischling, une métisse féministe-féminine. Elle n’a pas versé dans le radicalisme.
Les incels qui regardent ses vidéos sont partagés : ils ont envie de punir la féministe, mais ont aussi envie de déchirer la robe de la féminine. La métisse joue sur les deux tableaux, ce n’est pas interdit. Ce qui serait intéressant, au lieu de s’invectiver à distance, ce serait d’organiser un octogone entre les deux pôles. Qui sait, il pourrait en sortir des surprises. En général, face à une femme, si l’incel ne s’enfuit pas (peur de ne pas assurer), il peut tomber sous le charme.
Réciproquement, n’importe quelle femme, devant un homme pas repoussant, joue plus ou moins de ses charmes. Elle n’y peut rien, c’est dans son ADN : main dans les cheveux, regard brillant, sourire en coin, voix douce, petit rire hystérique, questions idiotes (pour mettre le mâle en valeur), et bien sûr la tenue. Elle dispose d’armes efficaces.
On peut donc sortir par le haut de ce conflit triangulé qui ne sert qu’au Système, c’est-à-dire ce séparateur entre hommes et femmes, qui fait que les femmes, dont l’opinion d’elles-mêmes a été artificiellement augmentée par un féminisme sournois, ont de plus en plus de mal à trouver un mec. Si on était une agence de rencontres, qui commencent à voir affluer les déçu(e)s de Tinder, on organiserait des week-ends entre incels et féministes, histoire de rigoler.
Notez que Radio France, cette station de ski de fond de cuve qui nous coûte un bras, vient de nous inventer les femcels, ces femmes qui refusent les relations amoureuses parce qu’elles ont peur de la violence des hommes. C’est sûr qu’on est tous des violeurs dans les caves avec des pits. On écoute la nulasse de service.
Des milliers d’années de patriarcat et d’esclavage ont produit une génération de haineuses qui n’ont paradoxalement pas du tout souffert. Ça nous rappelle quelque chose...


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