Qu’est-ce qu’être français, au fond ? C’est quoi l’identité française ? Qui sont les Blancs de Rochedy, les Gaulois de notre histoire, les Nouveaux Français de Mélenchon ? Il n’y a pas de définition, à part la définition géographique, administrative, juridique. Est français en général qui est né en France, même si ça pose quelques problèmes culturels d’adaptation.
On va prendre la question autrement : qu’est-ce qui distingue le Français des étrangers, des autres habitants de la planète ? Son style de vie, de pensée, son architecture, son art, sa culture, sa façon d’échanger, son organisation politique. C’est pas pour rien que notre pays est le plus visité au monde. Évitons quand même d’en faire un musée, avec nous à l’intérieur en gardiens poussiéreux.
Être français, selon nous, c’est cette capacité à débattre, à produire des idées, à les confronter. C’est le lieu du multiculturalisme mais au sens des idées, on va finir par trouver le concept, vous allez voir. C’est le pays où atterrissent et où s’ébattent toutes les idées du monde, qui s’opposent, se superposent, s’éliminent, s’améliorent, car oui, il y a une natalité, une vitalité, une mortalité des idées.
La France, c’est une idée qui a mille ans, qui débouche sur une façon d’être, d’être au monde unique au monde. C’est un mélange de jmenfoutisme et de rigueur, de tolérance et d’intolérance (n et 1-n), de dinguerie et de raison, un yin-yang intellectuel. C’est ce mélange qui est à la fois unique et sacré, et qui débouche sur tout ce que nous voyons.
On pourrait dire un mélange de Latin et de Germain, mais aussi d’hellénisme et de christianisme, et aujourd’hui d’américanisme et de traditionalisme. En un mot le pays des idées vivantes, de la chimie permanente des idées. C’est pourquoi la France est toujours en avance sur les idées, bonnes ou mauvaises.
Ouais, on pond des penseurs, et la pensée est à l’origine de toutes les actions, de tous les bâtis. La pensée est fondamentale, c’est l’être fondamental, le reste est presque de l’intendance. Il n’est pas ici question de bonne ou de mauvaise pensée, seule l’histoire ou le temps jugent cela. Les hommes en réalité ne peuvent pas se juger.
Ceci étant dit, dans ce pays où les idées s’entremêlent, se font la guerre et la paix, s’améliorent et se détériorent, il se passe quelque chose de très antifrançais depuis une vingtaine d’années : certaines idées sont devenues interdites. Elles ont été décrétées interdites par le pouvoir. La conséquence directe de cet oukase, c’est l’appauvrissement du débat et la protection d’idées souvent fausses ou malignes qui règnent en maîtresses, au détriment de l’enrichissement intellectuel général.
Alors que les idées opposées sont la source du génie français, d’aucuns diraient la dialectique des rapports de forces, des contradictions et des conflits sociopolitiques, la confrontation vivante a été interdite par une oligarchie qui a imposé sa propre idée. Criminalisant les idées qui la dérangeaient, elle a tué le débat, tué la démocratie, tué le vivre-ensemble, tué l’essence de la France. Heureusement, l’idée française est plus forte que ces tyrans. On dit qu’elle est résiliente.
Mais chaque jour, on voit des penseurs être mis à l’index, être criminalisés, et ce, par une petite troupe qui vit sur l’interdiction, la répression, la confiscation et l’extorsion. Tout devrait pouvoir être dit ; ensuite, l’idée fait son chemin ou pas dans la population : il ne devrait pas y avoir de diffamation dans le monde des idées ! Eh bien pour nos tyrans du jour, si.
Dernier exemple en date, après Dieudonné en 2004 et Soral ensuite, c’est le prof de Lyon II Julien Théry, qui passe à la Loubianka pour avoir publié une liste de « génocidaires » sur Facebook. Ça, c’est la France, mais ça ne plaît évidemment pas à l’anti-France, qui l’a mis hors d’état de nuire pour 18 mois, et sans traitement s’il vous plaît. On va pas en plus le rémunérer, même s’il fait partie de l’ÉducNat !
Récemment, avant Théry, c’est un certain Boucheron qui a été cloué au piloris par la meute. Il avait refusé de mettre un genou à terre. L’émission de France Culture en vidéo est là. C’est à 15’31 que l’agent sioniste en charge de France Culture, Guillaume Erner, tente d’israéliser, de sioniser Marc Bloch, amalgame que Boucheron refuse de faire. Il lui en cuira.
L’historien sera puni comme il se doit par la meute.
Même type de condamnation pour Théry. Dans cette horrible émission sionarde baptisée comiquement Les Informés, et sur le service public s’il vous plaît, c’est à 11’18 que le prof de gauche est exécuté par les juges haineux de la meute. Pire, Mélenchon a osé le défendre !
La France sera à nouveau elle-même quand les idées seront à nouveau au-dessus des intérêts d’une minorité, quand le peuple pourra à nouveau échanger en toute liberté.
De Patrick Boucheron à Patrick moucheron
Ce qui arrive à Boucheron est une sorte de karma : il a été le penseur historique de la cérémonie d’ouverture des JO de juillet 2024, cette monstruosité mondialiste.
Et il a osé dire ça sur les Gilets jaunes en 2019 :
Le 7 février dernier, Nicolas Demorand et Léa Salamé, dont l’antipathie pour les « gilets jaunes » croît chaque semaine, reçoivent dans leur émission de France Inter un professeur au Collège de France, Patrick Boucheron, qui ne les aime pas davantage. Tous trois communient également dans la détestation des fausses informations. Au cours de l’entretien, Boucheron pourfend la « petite came insurrectionnelle » des intellectuels favorables aux « gilets jaunes » et cite l’un de ces dealers, spécialiste des mouvements populaires : « Je trouvais intéressant d’entendre Gérard Noiriel dire : “C’est une jacquerie”, alors que d’autres historiens médiévistes disaient : “Non, ce n’est pas ça, la jacquerie.” »
Or, quelques semaines plus tôt, Noiriel avait été interrogé pour savoir si « la comparaison du mouvement des “gilets jaunes” avec les jacqueries ou le poujadisme [était] justifiée ». Et il avait répondu : « Aucune de ces références historiques ne tient vraiment la route. Parler, par exemple, de jacquerie à propos des “gilets jaunes” est à la fois un anachronisme et une insulte. (…) La grande jacquerie de 1358 fut un sursaut désespéré des gueux sur le point de mourir de faim, dans un contexte marqué par la guerre de Cent Ans et la peste noire (9). » (Le Monde diplomatique, mars 2019)
Comme quoi un penseur d’État, au demeurant antifrançais, peut se retrouver un jour dans les geôles de l’État. On est toujours puni par où l’on a péché. Ce qui n’enlève rien à la malhonnêteté d’un Guillaume Erner, cette horreur journalistique.


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