Donald Trump est un magicien maladroit. Croyant aider Netanyahou, il le fait couler. Même topo pour Infantino, son grand pote de la FIFA : maintenant, le monde entier sait que cette institution est corrompue, et corruptrice.
Il ne suffit pas que les journalistes soient au courant, il faut que le peuple voie, de ses yeux voie. Et avec le scandale de l’arbitrage paraguayen, plus le cas Balogun, le peuple mondial a vu. Merci à Donald, le magicien maladroit.
Pour ceux qui n’ont pas suivi la Coupe du monde de la corruption, la CDM parallèle, le joueur américain Balogun, leur meilleur élément, avait pris un carton rouge et aurait dû rester sur le banc entre un et trois matchs, selon la gravité de la faute. Thomas Thouroude dans le Club America de BeIN Sports nous explique le miracle qui l’a sorti de taule (pour une fois que Trump gracie un Noir) :
« C’est la Maison-Blanche qui a contacté Gianni Infantino, président de la fédération internationale de football, la FIFA, pour examiner le carton rouge de Balogun, la sanction a été levée pour l’attaquant américain, il écope d’un match avec sursis, et il sera donc disponible pour affronter la Belgique mardi en huitième de finale. La fédération belge par le biais d’un communiqué a exprimé sa stupéfaction, le président Trump au moyen d’un tweet s’est félicité de cette décision sur son réseau social Truth Social qui a même été relayé par la Maison-Blanche, je vous le lis “merci à la FIFA pour avoir pris la bonne décision et avoir réparé cette terrible injustice”. »
Et maintenant la réaction de Rudy Garcia, le sélectionneur de l’équipe de Belgique qui va affronter les USA en huitième :
« Je ne savais pas que dans les bureaux de la FIFA le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe, c’était une découverte pour moi. Je pense qu’il faut se référer au communiqué de ma fédération, la fédération belge… Elle défend le football en général elle défend son intégrité, elle défend sont éthique, de mémoire je pense que c’est la première fois dans l’histoire de la coupe du monde qu’il y ait ce genre de décision… »
Le décor est planté, Infantino doit se sentir tout petit, poussé devant le mur des fusillés par Trump, qui est prêt à sacrifier les meilleurs de ses amis. Certes, Netanyahou et Infantino sont de grands salopards, mais l’Amérique a l’habitude de sacrifier ses amis salopards. Qu’on se souvienne de la phrase attribuée à Roosevelt sur le dictateur Somoza (la même sera attribuée à Kissinger sur Noriega) : « Somoza est peut-être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute ». Bref, un excellent résumé de la diplomatie US, qui se sert de vous et peut vous balancer du jour au lendemain quand vous avez fait le job, le dirty job. Netanyahou est en train de passer à la maison-blanchisseuse, et Infantino devrait préparer ses arrières. On sent comme un parfum d’épuration dans l’après-CDM...
Savoir si Donald le fait exprès ou pas, ou s’il suit son instinct en se foutant des conséquences, personne ne le sait, et peut-être même pas lui-même. Pour une fois, on a été plus rapides que Molina, qui connaît tout sur le foot mondial et ses cuisines sales. Comme il est meilleur que nous, on lui laisse la parole.
Précision à Romain : on n’a pas parlé de complot imaginaire, on a établi la structure politique derrière la décision sportive.
On finira sur une petite info sympa, qui vient s’ajouter à tous les mystères de cette CDM trumpienne : les trois arbitres VAR du match, assez fantastique, entre le Mexique (pays organisateur dirigé par Claudia Sheinbaum) et la vieille Angleterre. On vous a fait une jolie capture.
Chat alors, trois arbitres sud-américains ! Le hasard fait bien les choses. Malheureusement, même en retirant un joueur aux Anglais (technique du carton rouge), ces derniers ont gagné dans le mythique stade aztèque.
On l’a dit, pour qu’une équipe européenne (Trump déteste l’Europe) gagne cette Coupe du monde, il faudra qu’elle soit très forte. Elle devra notamment battre en coulisses la paire Trump-Infantino.


et
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