Ali Khamenei

Sacrifice et pouvoir : l’exemple suprême d’un guide

Publié le : mercredi 4 mars 2026
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علی خامنهای

 

Ali Khamenei a fait le choix de demeurer dans sa résidence officielle alors qu’il aurait été plus simple de disparaître, de se retirer dans quelque refuge invisible, de s’enfouir dans un bunker comme le font les puissances qui doutent d’elles-mêmes. Pourquoi rester là, presque sans protection, comme s’il attendait le coup fatal ? A-t-il succombé à un excès de confiance ? A-t-il été induit en erreur par des garanties de sécurité trompeuses ? Il faut rappeler qu’il s’agit d’un homme de quatre-vingt-six ans, malade, au soir de sa vie. Dès lors, une autre question se pose : n’y a-t-il pas là un choix délibéré, une volonté d’assumer jusqu’au bout une destinée tragique ?

 

Si l’on considère la tradition de fermeté des dirigeants iraniens, l’hypothèse du sacrifice conscient n’a rien d’invraisemblable. « Nous chérissons le martyre plus que les Américains ne chérissent la vie » est un dicton que j’ai beaucoup entendu ces dernières quarante-huit heures dans la bouche des spécialistes de l’Iran. Mourir pour ce que l’on affirme croire, c’est donner à la parole un poids que nos sociétés, livrées au relativisme, ne comprennent plus. Il y a, dans ce geste, une démonstration adressée au peuple : la foi n’est pas un ornement rhétorique, elle engage l’existence même. Et, dans un monde où tout se négocie, cette fidélité jusqu’à la mort acquiert une valeur éternelle.

Sur le plan stratégique, une telle mort nourrit la narration de Téhéran : elle accrédite l’idée d’une nation assiégée par ses ennemis, qu’il s’agisse d’Israël ou des États-Unis. L’ennemi désigné – le sionisme international, selon leur vocabulaire – trouve ainsi une incarnation tangible. À l’extérieur, le message vaut également pour les alliés : l’Iran ne transige pas, il va jusqu’au terme de ses engagements. Dans un système international où les alliances fluctuent au gré des intérêts financiers, cette constance peut apparaître comme une force.

Reste l’enjeu intérieur. Les frappes subies vont vraisemblablement affaiblir le pays, et nul ne peut exclure absolument l’hypothèse d’un changement de régime, même si les conditions internes ne semblent pas réunies. Une déstabilisation ouvrirait la voie aux fractures régionales, aux dissidences des provinces éloignées du centre, aux risques de guerre civile. Rien n’est certain, mais la possibilité existe toujours dans l’histoire des nations.

Dès lors, la mort du guide suprême peut être interprétée par beaucoup comme un sceau apposé sur une fidélité : « Il est mort pour nous, poursuivons son œuvre. » Cela heurte l’esprit occidental moyen, habitué à considérer la croyance comme une affaire privée ou symbolique. Mais hors de l’Occident, d’autres mondes subsistent, où l’on tient encore certaines idées pour plus fortes que la vie même. Si l’Iran sort victorieux de son bras de fer avec Trump et Netanyahou, on pourra dire que jusqu’à sa mort et même au-delà, Ali Khamenei aura guidé son peuple.

Le contraste devient alors saisissant si l’on songe à l’attitude de Benyamin Netanyahou qui, avant même que les premiers missiles iraniens n’aient atteint leur cible, a quitté Israël pour chercher refuge en Allemagne. On s’imagine aisément le grand stratège, téléphone dernier cri à la main, supervisant ses troupes depuis un hôtel cinq étoiles à Berlin, les pieds confortablement posés sur un bureau, tandis que le monde brûle autour de lui. Un modèle pour les générations futures : comment transformer la lâcheté en stratégie, la fuite en diplomatie, et un simple voyage en Allemagne en acte héroïque.

On pourrait presque applaudir tant la précision de ce plan est… audacieuse. Audacieuse, bien sûr, si l’on considère que la guerre se gagne d’abord en restant loin du danger. Et puis, quelle élégance : l’homme qui commande une armée entière, mais préfère s’épargner les désagréments de la vue d’un missile, prouve que le vrai courage, c’est de savoir quand partir avant tout le monde. Amère leçon, que des millions de juifs, jadis, durent apprendre à leurs dépens, au prix de leur chair et de leur mémoire.

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Photo du Mémorial de l’Holocauste de Berlin
(Un écrivain français courageux, aujourd’hui exilé en Russie, y a un jour fait une jolie photo souvenir)

 

Il ne s’agit pas ici de juger, mais de constater deux conceptions du pouvoir diamétralement opposées. L’une se veut immobile, enracinée, presque sacrificielle : le chef partage le sort de la cité et accepte d’en porter le risque ultime. L’autre relève d’une rationalité plus moderne : préserver le centre décisionnel, maintenir la capacité de commandement hors d’atteinte, au besoin en dehors du territoire national. D’un côté, la permanence affichée au cœur du danger ; de l’autre, la mise à l’abri anticipée.

Mais aux yeux des peuples, ces gestes n’ont pas la même portée symbolique. Rester sous la menace, c’est offrir une image de destin commun ; partir avant l’impact, c’est suggérer une dissociation entre la conduite de la guerre et l’exposition au danger. Là où certains voient prudence et calcul, d’autres perçoivent distance et protection privilégiée.

Ainsi se dessinent deux figures du chef en temps de crise : l’une tragique, prête à sceller par sa propre mort la cohérence d’un récit national ; l’autre technicienne, soucieuse d’efficacité et de continuité. Entre ces deux modèles, ce n’est pas seulement une divergence tactique qui apparaît, mais une différence de civilisation, de rapport au sacrifice, et peut-être même de définition de l’honneur politique. Depuis que Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont choisi d’élargir le champ de l’affrontement, une boîte de Pandore semble s’être entrouverte. Les conséquences dépassent désormais le théâtre immédiat des opérations. Au Proche-Orient, l’embrasement menace d’échapper à toute maîtrise ; mais l’onde de choc atteint également les sociétés qui croyaient pouvoir diriger l’orage à distance. Aux États-Unis, la base électorale de Trump, attachée à une promesse de retrait des conflits lointains, manifeste déjà sa colère. Le sentiment d’avoir été entraînée dans une spirale contraire aux engagements initiaux nourrit une tension intérieure qui pourrait peser lourdement sur la vie politique américaine. Une nation divisée à l’intérieur ne peut durablement conduire une guerre à l’extérieur sans en payer le prix.

L’Europe, quant à elle, se découvre vulnérable. Après avoir fermé la porte à l’énergie russe, elle voit se profiler la menace d’un étranglement supplémentaire si le détroit d’Ormuz venait à être durablement paralysé. La péninsule Arabique, autre pilier de son approvisionnement, s’éloignerait à son tour. L’économie, déjà fragilisée, subirait une pression nouvelle, et les équilibres sociaux pourraient en être profondément altérés.

D’après mes calculs, cela fait maintenant deux mille ans que le peuple juif attend son messie libérateur. Au fil des siècles, les rabbins se sont succédé à scruter, à lire et à relire les Écritures, multipliant les interprétations eschatologiques comme d’autres accumulent des dogmes, croyant discerner dans les signes du monde les prémices de sa venue. Ils ont fixé des échéances prophétiques avec la précision des politiciens israéliens annonçant, tableau à l’appui, l’instant exact où l’Iran obtiendrait la bombe nucléaire – échéances qui, comme on le sait, ne se réalisent jamais. Et il est plus que probable que la même logique se reproduise pour leur messie attendu : peut-être, depuis quelque hauteur inaccessible, contemple-t-il la terre, observe-t-il Netanyahou, ce fils de la Lumière autoproclamé – formule qui, je crois, ne tombe sous le coup d’aucune loi –, quittant la Terre promise qu’il aime tant en jet privé. Face à ce spectacle insolite, j’aime à imaginer que le messie qu’il appelle de ses vœux, le regard froid et lucide, se dit : « Rien à sauver, rien à libérer, rien à espérer », et se détourne, silencieux, du théâtre des vanités humaines, laissant derrière lui le brouhaha des prophéties qui se décomposent dans le temps.

Malheureusement, il semblerait que les fous aient pris le contrôle de l’asile à ciel ouvert qu’est devenu l’Occident. L’attitude d’Emmanuel Macron et de Keir Starmer, semblant prêts à soutenir Washington, ajoute une dimension supplémentaire à l’inquiétude. À force de solidarités automatiques et de fidélités stratégiques, l’Europe risque d’être entraînée dans une guerre qu’elle ne maîtrise ni dans ses causes ni dans ses fins. Ils vont finir par l’avoir leur satanée guerre !

Dans ce tumulte, la vie, la mort et la mémoire d’Ali Khamenei – que l’on soit chrétien, musulman ou athée – posent à chacun une question sur laquelle il convient de méditer : qu’est-ce qu’une conviction si elle ne s’éprouve pas dans l’épreuve ? Il est commode d’aimer sa patrie en temps de prospérité ; il est aisé de proclamer son attachement à un idéal lorsque rien ne menace ni le confort ni la réputation. Mais l’histoire, elle, ne retient que ceux qui acceptent de payer le prix de leurs fidélités.

Les dissidents et les amoureux de la France, s’ils veulent être autre chose que des commentateurs de leur propre déclin, devront répondre à cette interrogation sans détour : jusqu’où sommes-nous prêts à défendre ce que nous tenons pour le Bien ? Non le bien abstrait des proclamations, mais celui qui exige constance, courage et parfois sacrifice. L’époque qui s’ouvre offrira à chacun l’occasion de se mesurer à lui-même. Car l’homme n’est jamais aussi nu que lorsque les circonstances l’obligent à choisir.

Et peut-être conviendra-t-il alors de se souvenir de ces paroles exigeantes, prononcées respectivement par un chrétien, un musulman et un philosophe athée (Aucun sectarisme ici, nous sommes sur Égalité & Réconciliation) :

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. »

« Ô vous qui croyez ! Soyez endurants, rivalisez d’endurance et tenez vos rangs, et craignez Dieu afin que vous réussissiez. »

« J’ai compris que l’on ne peut rien attendre de l’univers. Et pourtant, j’ai choisi de lutter, de persévérer dans la lucidité, de donner sens à ma vie malgré son absurdité. »

 

Fernand Le Béréen

 

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Le 4 mars à 13:14 par Le radeau de la Méduse
#3597377

Belle plume, très bel article.

Le 4 mars à 13:28 par Marmotte
#3597382

La Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre 2 hauts responsables israéliens, Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant donc l’Allemagne devrait normalement livrer netanyahou à la CPI. En cas contraire la CPI est un épouvantail ... qui nous coûte combien ?

Le 4 mars à 17:24 par H. K. Daghlian
#3597432

C’est une cour à une jambe destinée au goyms, comme tout le reste d’ailleurs.

Le 4 mars à 13:42 par FREDERIQUE
#3597383

Un superbe article posant effectivement les bonnes questions : MERCI !!!

Le 4 mars à 13:48 par Hyacinthe Maringot
#3597385

Merci pour cet article. La différence est en effet frappante lorsque la religion est opérative : Khamenei est aujourd’hui bien plus vivant que Netanyahou.

Le 4 mars à 13:54 par Atchoum Baby
#3597387

Soyons sérieux, 99,9999999 % de la population française se contrefiche du sort du gouvernement iranien.

Le 4 mars à 14:35 par Kal
#3597395

C’est vrai. Mais par contre, une majorité rejette l’agression impérialiste américaine.

Surtout quand cette agression est dictée par Israël !

Le 4 mars à 14:53 par Saturnin Pompier
#3597400

Si cela s’avère vrai (et je ne prétends pas le contraire), cela signifierait que 99,9999999 % de la population française se compose d’irréductibles crétins irrécupérables, de mongoliens patentés, sans remords ni rémission possible, englués dans leur connerie crasse et leur absence totale d’empathie, des trous du cul chroniques drapés dans leur médiocrité triomphante. C’est pathétique, consternant, et pourtant... c’est exactement ce que les faits semblent hurler à qui veut bien les entendre. Triste réalité.

Le 4 mars à 15:25 par Fernand le Béréen
#3597408

Oui, vous avez raison, mais je n ai pas écris cet article pour les 99,9999% de la population française, mais pour les quelques dizaines de milliers de lecteurs d’ER qui constituent une avant garde intellectuelle en France et ailleurs

Le 4 mars à 15:37 par anasovsky
#3597411

Quand le carburant culminera au dessus de 2€/liltre on verra s’ils s’en fichent .... eux qui se sont révoltés à 1,4 €/litre.

L’envollée des prix ne touchera pas que le carburant, mais tout ce qui en dépend, je vous laisse imaginer l’impact.

Le 4 mars à 15:40 par Saül de Tarse
#3597415

@Atchoum Baby

Vous prenez hélas vos désirs pour une réalité. Que la population française, soit devenue par conditionnement, pour un gros pourcentage un peuple d’intestins consommateurs politiquement inculte, historiquement inculte, voire totalement inculte, est probablement très proche de la réalité pour 70 % d’entre elle.

Cependant, il est patent que l’enchaînement des événements tragiques qui se succèdent depuis mars 2020, ont pour effet de faire sortir progressivement de leur torpeur nombre d’anciens abrutis qui se posent les bonnes questions et les trouvent souvent auprès des éveillés qui ne restent pas inactifs et se font un devoir d’aider au réveil.

Prenez le temps d’observer, et vous constaterez que le pourcentage de "français de toutes origines et confessions comprenant qu’ils sont des palestiniens dans leur propre pays est en augmentation exponentielle. Cela vous évitera d’affirmer de manière péremptoire une contre vérité, en affirmant un peu trop vite, que 999 français sur 1000 se fichent du sort du gouvernement iranien.

Bien entendu sauf à ce que vous soyez un troll sioniste venu semer la zizanie sur Egalité et Réconciliation.

Le 4 mars à 17:03 par Tonton Cristobal
#3597427

Pour être optimiste, j’irais jusqu’à 5 ou 6% qui ne s’en foutent pas, de gauche ou de droite. Ce qui n’est pas rien mais bien insuffisant, sinon nous n’en serions pas à ce niveau de délabrement. Ali Khamenei a été assassiné avec toute sa famille et même ses petits enfants, d’où je peine à croire qu’il ne les aurait pas fait mettre à l’abri s’il avait prévu ce crime. Les israëliens n’ont donc aucune morale : des assassins sans foi ni Loi autre que leur horrible Ancien Testament. Un peuple cruel, fanatique, génocidaire que Voltaire avait bien compris et dénoncé.

Merci pour ce bel hommage. Si j’étais croyant je prierais pour lui, sa famille, et le peule iranien, mais le coeur y est, c’est tout comme.

Le 4 mars à 17:07 par francky
#3597428

Ah bon comment le savez vous ?

Le 4 mars à 17:28 par H. K. Daghlian
#3597436

Soyons sérieux, 99,9999999 % de la population française se contrefiche du sort du gouvernement iranien.

Te rends tu compte qu’a partir de la sixième décimale, tu parles de moins d’un dixième d’une personne ? C’est qui le spermatozoïde exceptionnel qui se préoccupe du destin de l’Iran ?

Le 5 mars à 17:01 par FREDERIQUE
#3597717

@ Atchoum Baby

 ??!!

Et donc, il vous aura échappé qu’il y a quelques millions de musulmans vivant en France, qu’un certain nombre d’entre eux viennent sur ce site, et que ce texte est fait de compassion envers eux ...

Il vous aura sans doute aussi échappé que l’assassinat délibéré d’un dignitaire religieux en plein Ramadan, c’est comme assassiner le pape pendant la semaine de Noël !

Quant à votre kyrielle de 9 derrière la virgule, son ridicule vous aura, là encore, échappé, décidément... ;-)

Le 6 mars à 09:42 par Eric
#3597837

Après celle du choix de ton pseudo, t’as encore raté une occasion d’être sérieux comme tu recommandes pourtant de l’être. Par ailleurs, quand bien même tu aurais comptablement raison (ce qui n’est déjà pas le cas), ce ne serait pas un argument qualitatif pour autant. Bref, commentaire nul et non avenu.

Le 6 mars à 09:59 par Eric
#3597838

« Te rends tu compte qu’a partir de la sixième décimale, tu parles de moins d’un dixième d’une personne ? C’est qui le spermatozoïde exceptionnel qui se préoccupe du destin de l’Iran ? » Excellent ! Il faut mieux en rire en effet, même si le sujet ne s’y prête pas du tout. On aura compris que c’est le genre de commentaire archétypal dont le but n’est autre que se pousser du col sans frais. Manière de dire « Je fais partie d’une élite cognitive microscopique qui a tout compris quand les autres ne sont dans leur écrasante majorité que d’insignes crétins ». De là à se dispenser de réfléchir avant de commenter il n’y a qu’un pas, la preuve !

Le 4 mars à 15:02 par Bise de la Mer
#3597402

Mes condoléances les plus sincères s’élèvent vers vous, comme une prière fraternelle. Votre peine est la nôtre, car nul cœur ne demeure isolé dans l’épreuve. En ce temps où Carême et Ramadan s’entrelacent, nous marchons ensemble sur le chemin du jeûne et de la foi. Chrétiens (catholiques traditionnalistes et orthodoxes) et Musulmans (chiites & sunites), unis dans la lumière, nous résistons aux ombres qui cherchent à nous diviser. Que la paix soit notre arme, que l’espérance soit notre victoire.

Amen.

Le 4 mars à 15:26 par Saül de Tarse
#3597410

J’éprouve un profond respect pour feu l’ayatollah Ali khamenei, vieux sage opposé à l’usage de l’arme atomique pouvant entraîner la destruction de toute l’humanité.

Tandis que je ressens le plus profond mépris pour ses assassins et celui de toute sa famille, que sont l’escroc notoire Mileikowski alias Netanyahu et la baudruche Trump, dont le seul courage apparent repose sur la servilité de leurs généraux et autres militaires assez stupides pour aller défendre des intérêts qui ne les concernent ni de près ni de loin, aussi bien eux que leur famille.

Cela, au risque de mettre une fois encore toute l’humanité en péril, pour satisfaire l’ego de la minorité de fous criminels qui manipulent les affidés de la secte sioniste et les utilisent, pour pérenniser sa domination et son pouvoir, à leur détriment.

Il y a un peu plus de 2000 ans, le sanhédrin a eut une réaction similaire avec les petits juifs qui se sont mis à suivre Jésus de Nazareth désertant les synagogues, ne payant plus l’obole, et n’écoutant plus les prêtres dudit sanhédrin.

L’histoire se répète, mais aujourd’hui il n’y a plus de Jésus de Nazareth à liquider, en faisant porter le chapeau à Ponce Pilate.

Le 4 mars à 15:52 par s12
#3597418

Vu aujourdhui sur publique senat la commission des affaires étrangères sur le conflit en Iran Intervention magistral de pierre razoux sur la ligne ER de manière detourné, vraiment une brillante analyse du conflit vraiment très intéréssante a voir surprenant que l’on invite ce genre de personnage sur une chaine publique .

Le 4 mars à 17:41 par Suat
#3597441

En Iran, il y a égalité en matière de résistance et de sacrifice. Le peuple, la bureaucratie civile et militaire et les politiciens souffrent des mêmes difficultés et meurent en nombre égal.

Le 5 mars à 23:22 par Nadia
#3597788

Oui c’est exact et on le voit. En 2025, Bagheri, Hajizadeh et Salami ont été tués, Shmakani blessé. Remplacés par Mousavi ou Pakpour qui ont été tués, de même que Shmakani cette fois. Le guide Ali Khamenei lui même a été tué. En Iran, comme chez les Palestiniens, les chefs meurent avec leur peuple. Nous ne sommes plus capables de consentir des sacrifices moindres, c’est pourquoi nous demeurons les esclaves de l’élite Espteino-Rothschildienne. Ça me dégoute de le dire mais ce ne sont pas nos élites par hasard...

Le 4 mars à 17:45 par C’est signé
#3597443

Ce mémorial de la shoah n’est rien d’autre qu’une verrue implantée au cœur de Berlin, la ville où le Führer a tiré sa révérence. C’est une humiliation finale pour la nation allemande. Je crois me rappeler que cet écrivain français courageux, aujourd’hui exilé en Russie, avait mentionné que cet endroit nauséabond, à la tombée de la nuit, était le point de rencontre des pédérastes pour se livrer à leurs vices.

Au passage, je tenais à dire que ce texte est vraiment magnifique, félicitations à son auteur.

Le 5 mars à 00:12 par Knokke
#3597526

Apparemment, il se passe aussi parfois des choses, tard le soir, au Mémorial des Martyrs de la Déportation sur l’Ile Saint-Louis, qu’un Tapiro ne renieraient pas.

Le 5 mars à 18:13 par C’est signé
#3597732

Je viens de consulter Google Maps et ce "truc" (un ensemble de stèles ordonnées, évoquant des tombes, s’étendant sur une aire approximativement équivalente à celle d’un terrain de foot.) a été édifié à 125 mètres de l’emplacement du Führerbunker. Il est quasiment en face de l’endroit où Hitler a vécu ses derniers instants aux côtés d’Eva Braun. J’étais conscient que ce "mémorial" représentait une forme de punition, comme une malédiction matérialisée par ces pierres, visant le peuple allemand et constituant une insulte personnelle à l’encontre d’Adolf Hitler. Cette tribu, très ancrée dans la superstition, souhaite ainsi "hanter" le lieu où Hitler a choisi de mourir et où il a été incinéré. C’est comme s’ils disaient à Hitler : "Notre sépulture repose sur la tienne, nous maudissons le lieu où ton âme a quitté ton corps." Ce comportement est véritablement dégoûtant et illustre bien la rancœur présente au sein de ce prétendu peuple de bien. Ne nous trompons pas, tous les mémoriaux de la Shoah bâtis dans les nations goyim, à l’image de ceux en France, servent le même objectif.

Le 4 mars à 19:10 par ProtégeonslaPalestine
#3597456

- J’aime la douloureuse poésie de ce texte sur le lien charnel, symbiotique, consubstantiel entre le vrai dirigeant et sa terre.

- Un authentique commandeur est avant tout un être qui fait corps avec son pays. Je crains que la mort de Khameneï ne soit plus dangereuse pour Israël que sa vie : en se laissant mourir, l’homme aura prouvé posthumément, que changement d’homme il y aura... dans la permanence d’un régime immobile.

- Le changement de régime ne saurait venir de l’extérieur, comme on dialyse et transfuse un corps : il doit préexister des dynamiques internes de rejet massif, de désolidarisation du peuple, et une mutation organique des mentalités pour qu’ait lieu un changement de régime.

Le 5 mars à 14:02 par aetius
#3597658

M. Khamenei savait qu’il était fait et que sa page allait être bientôt tournée d’une manière ou d’une autre (86 ans). Il faut être réaliste, l’Iran n’a aucun moyen de se défendre efficacement, tout comme elle n’a pas les moyens de protéger la Palestine. Miser peut être sur la guerre d’usure… (et encore….). Se méfier des changements survenus en Syrie dernièrement, les US peuvent mobiliser des combattants au sol et les amener à la frontière. Les US maintiennent leur armée opérationnelle, prouvent la faiblesse ou même la non-existence des BRICS. Franchement j’espère que le peuple Iranien (qui sont des blancs orientaux) sera un maximum préservé des peines et des douleurs. Etc….

Le 7 mars à 07:17 par Nadia
#3598016

Vous vous doutez qu’ils seront préservés, en tant que blancs, de la haine talmudique. Bien sûr ! On voit comment ils nous préservent en Europe. Dès les premiers jours, 170 enfants iraniens tués en une fois, la volonté de préservation crève les yeux.

Le 8 mars à 17:42 par aetius
#3598328

@Nadia J’espère qu’ils seront préservés autant que faire se peut, en tant que peuple innocent et porteur d’un génie qui à façonné un noble pan de l’humanité. Quant à cette école malheureusement il se pourrait qu’il y ait eu plus de victimes de cette bavure et c’est un vrai drame.

Le 4 mars à 19:12 par koussikoussa
#3597457

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. » Juste après ce verset de Matthieu , il ajoute que sa venue divisera même les familles lorsqu’on devra choisir de le suivre.

L’Iran ne tombera pas. Votre guide spirituel n’a pas été vaincu : il s’est élevé dans la dignité du sacrifice suprême, là où l’honneur consume la peur et purifie la mémoire des peuples.

Selon la tradition religieuse islamique, la première chose créée par Dieu en l’homme est l’intelligence. C’est pourquoi le croyant fait honneur à Dieu lorsqu’il raisonne, lorsqu’il utilise son intelligence. La foi invite le croyant à raisonner.

Car un peuple qui pense ne s’agenouille pas. Un peuple qui comprend ne se soumet pas. Et un peuple qui se souvient que l’intelligence est un don divin ne tombe jamais : il se transforme, il endure, il se relève.

Le 4 mars à 19:56 par À l’ affût
#3597465

Superbe article.Merci pour ce bel hommage, Pensées chaleureuses et fraternelles au peuple iranien.

Le 4 mars à 20:15 par Leopard
#3597468

Mort en héros,

Assassiné par des lâches.

Le 4 mars à 21:13 par le glauque
#3597489

Le Netan s’est barré en Allemagne(!) quand son pays entre en guerre. Cà veut tout dire. N’avait-il pas fait celà déjà lors de la guerre des 12 jours ? A vérifier... Par contre Israël va devenir un tout petit pays pour s’y planquer car les iraniens vont sans doute tout faire maintenant pour le "pister".. J’entrevois déjà la Une des journaux,des TV... Les liesses par ailleurs dans le monde...

Le 4 mars à 23:08 par Exodus
#3597515

Quelle ironie ! Un juif qui se sauve de Palestine pour se réfugier en Allemagne !

L’histoire est espiègle, une alyah à l’envers. Ça me rappelle la citation d’un juif allemand :

« L’histoire se répète toujours deux fois. La première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce »

Le 5 mars à 09:40 par ProtégeonslaPalestine
#3597617

Ce n’est pas de l’ironie mais du cynisme au plus haut degré : l’extrême droitiste israélien fait de l’Allemagne une terre d’asile, tout en laissant ses compatriotes dans le bourbier que sa fièvre de destruction a créé.

Rituel d’humiliation pour tous : c’est la marque de satan qui ne distingue ni entre le bien et le mal, ni entre les siens et les autres, la destruction n’étant même plus un moyen de parachever le fantasme du grand Israël - attendu qu’il n’est rien de grand sans sécurité pour ses habitants - mais une fin en soi qui arrache une contorsion de plaisir jubilatoire à qui est né pour servir le mal absolu.

L’extrême droitiste a fait mobiliser 100 000 réservistes, toute la jeunesse israélienne, pendant que son fils à lui se prélasse en Floride. Luciférien.

Le 4 mars à 21:41 par Dylan
#3597498

Bravo pour cet excellent article ! Votre magnifique analyse et cet hommage à ce guide religieux témoignent d’une Belle plume, pleine de bon sens, rare, lucide et élégante. Ça nous change agréablement des torchons insipides des journaux mainstream.

Le 4 mars à 22:05 par Saturnin Pompier
#3597505

C’est les larmes aux yeux que j’ai lu ce très bel hommage au martyr l´Ayatollah Seyyed Ali Khamenei (que la paix divine soit sur son âme). Je n’attendais pas moins de Ferdinand le Béréen. Qu’il en soit remercié.

Le 5 mars à 05:33 par Fernand Le Béréen
#3597559

Merci beaucoup Saturnin Pompier pour votre message je suis heureux que mon article vous ai plu et touché, J’ai fait de mon mieux pour rendre hommage à une homme qui a dédié sa vie à la grandeur et l’indépendance de son pays, dans des circonstances difficiles et exigeantes, qui en auraient découragé plus d’un. Je tiens à partager une vidéo faite par un iman chiite francophone qui m’a personnellement beaucoup touché et que j’aurai joint à mon article si je l’avait découverte plus tôt.

https://www.youtube.com/shorts/5-RiYN_5eMQ

j’ai été particulièrement impressionné par la réaction d’Ali Khamenei lors de son élection comme guide Suprême par le Conseil des Sages. Il l’a tout d’abord refusé le poste car il se considérait indigne de la fonction. C’est seulement devant l’insistance de ces pairs qu’il a finalement accepté. Je vous laisse découvrir cette scène particulièrement émouvante et qui en dit long sur l’humilité de cet homme.

La aussi, quel contraste par rapport a nos dirigeants occidentaux, capables des pires bassesses et des plus ignobles compromissions pour un poste de carpette et de paillasson politique.

Le 5 mars à 22:12 par Carbone
#3597777

Consultez la chaîne du Cheikh Jamel Tahiri sur YouTube si vous voulez voir la scène émouvante de l’élection de Khamenei dont parle Fernand ainsi que tout un tas d’explications sur l’Iran, les ayatollah et le chiisme.

Le 4 mars à 23:22 par Surnom
#3597518

Merci pour cet article très éclairant. Étant musulman, je viens de recevoir de feu Ali Khamenei une leçon de ce qu’est le vrai jihad. Une force du sacrifice de soi pour les siens, pour le juste et surtout pour l’humanité ( si elle est encore là)

Le 5 mars à 19:36 par Rectificateur
#3597751

Oh, la leçon est universelle, musulmans, chrétiens, athées : le respect est total, l’admiration est sans bornes. Une démonstration de foi incroyable.

Ne pas oublier non plus ceux qui sont resté auprès de lui, sachant parfaitement ce qui les attendait, faut le faire !

Le 5 mars à 01:13 par Ethan Arya Mogh
#3597532

C’est la première fois que mon cœur brisé, après le martyre de notre grand leader, trouve un certain apaisement en lisant un article non iranien. Il existe encore, en dehors de mon pays, l’Iran, des hommes justes et des êtres libres qui ont compris que cette guerre est véritablement une guerre de fin des temps, et que des personnes apparaissent pour comprendre comment nous, le peuple iranien, sommes massacrés injustement, comment notre leader est assassiné injustement, comment nos commandants sont tués injustement, comment nos scientifiques sont massacrés aux côtés de leurs enfants et de leurs familles, et comment ces grands hommes sont victimes d’accusations et de calomnies infondées. Je vous suis extrêmement reconnaissant, et surtout à l’auteur de cet article. Que Dieu vous protège tous, que vous ayez une foi religieuse ou que vous croyiez à la vérité et à la justice au fond de votre cœur et de votre esprit.❤️ ????

Le 5 mars à 21:08 par Saturnin Pompier
#3597771

Aujourd’hui, tous les hommes de bonne volonté, les cœurs bien placés, sont à vos côtés et souffrent avec vous. Après nos frères palestiniens, libanais, syriens et tant d’autres, notre cœur saigne aujourd’hui pour nos frères iraniens. Nous sommes terrassés par tant d’injustice et de méchanceté, nous sommes au bord du désespoir en assistant à une telle iniquité qui semble triompher sans relâche. Nous ne savons plus où diriger nos prières quand nous voyons que rien ne semble arrêter les agents de l’ignominie, les serviteurs de Satan, que le mal avance et que nos questions restent sans réponse audible.

Et pourtant… même dans cette nuit très sombre, votre message nous touche au plus profond. Il nous rappelle que la conscience de la justice n’est pas morte, qu’elle respire encore chez des êtres libres, en dehors des frontières et des propagandes, par dessus les circonstances de race et de religion. Vous avez raison : il existe encore des hommes et des femmes, ici et là, qui refusent de fermer les yeux sur le martyre de votre grand leader, sur l’assassinat de vos commandants, de vos scientifiques, sur les familles brisées, sur les calomnies ignobles qui tentent de salir la mémoire des vôtres. Ces voix, même minoritaires, sont précieuses ; elles sont comme des braises qui refusent de s’éteindre.

Nous vous serrons dans nos bras, vous et tous ceux qui, en Iran, portent ce deuil immense et cette dignité blessée. Nous ne pouvons pas tout arrêter par nos seules paroles et les larmes de notre âme accablée, mais nous pouvons refuser l’oubli, rejeter l’indifférence, combattre le mensonge, refuser que l’on vous fasse porter seuls ce poids écrasant.

Que Dieu – ou la Vérité et la Justice que vous invoquez si justement – vous garde, vous fortifie, et permette qu’un jour, même lointain, la lumière perce à nouveau sur votre pays et sur tous les peuples qui souffrent de la même barbarie. Car l’histoire, malgré ses horreurs, a déjà montré que les tyrans les plus arrogants finissent par tomber, et que les peuples qui résistent dans la droiture ne sont jamais définitivement vaincus.

Le 5 mars à 23:12 par Nadia
#3597785

Que Dieu vous protège.

Le 6 mars à 16:37 par Époque folle folle folle
#3597917

Oui soyons lucides mais optimistes. Le réveil arrive... Merci pour ce très bel article, qui aide à ouvrir les yeux

Le 5 mars à 04:17 par Un réemigré
#3597549

Le Seigneur jugera.

Le 5 mars à 08:03 par cousin
#3597590

Le fils de Ali Khameini a pris la place de son père , il a été élu " grand Guide " . Mojtaba Khameini .

Le 6 mars à 10:26 par paramesh
#3597844

ne dites pas de bétises, vérifiez d’abord la source. officiellement le vote n’a pas encore commencé. l’info provient d’un site d’opposition et relayé par les israeliens . et si vous êtes sages je suis sûr que vous aurez même une confirmation par Trump et l’UE par contre Mahmoud Ahmadinejad, lui, est bien vivant, il a été filmé dans la rue hier

Le 5 mars à 23:11 par Femme
#3597783

"Jusqu’où sommes-nous prêts à défendre ce que nous tenons pour le Bien ?" Merci beaucoup de poser cette question fondamentale. C’est sans doute la plus importante pour tout un chacun. Parce-qu’une fois dans le tumulte, l’arme la plus redoutable qu’il soit sera toujours la foi, au-delà de la conviction. C’est elle qui reste quand il n’y a plus rien. C’est elle qui arrête la peur, qui permet de se surpasser et qui fait triompher de ce monde tout être humain confondu. C’est ce que nous a montré Ali Khamenei. C’est ce que nous montre Alain Soral, parce-que la foi rentre toujours plus dans son cœur, poussée par sa raison, son intuition, son intelligence, sa morale... Et d’ailleurs, en proclamant que "Jésus ne peut pas vouloir Gaza", il se place forcément sur le chemin de la Vérité, celui qui permet la vision du cœur. Il ne peut que s’élever, contrairement à Netanyahou, qui avec sa foi au service du Mal s’engouffre. La période que nous vivons est extraordinaire parce-que si nous sommes témoins de la plus grande laideur de l’Homme, nous pouvons également le contempler dans sa plus grande beauté. Le paroxysme n’est pas encore terminé... Alors on se réfugie auprès de Dieu, c’est le meilleur des protecteurs et c’est le Juste.

Le 6 mars à 05:55 par Kal
#3597808

Trump déclare qu’il n’enverra pas de troupes au sol.

Le régime des mollahs a de beaux jours devant lui.

Le terrorisme islamique en Occident va remplacer la guerre terrestre.

La partie ne fait que commencer !

Le 6 mars à 06:50 par Alex
#3597814

On peut se poser la question : Jusqu’où les peuples vont-ils descendre ?

À la mi-octobre, les médias iraniens ont rapporté qu’environ 35 % des décès enregistrés en Iran étaient dus à la malnutrition.

Selon les estimations du ministère de la Santé, au moins 10 000 personnes meurent chaque année d’une carence en acides gras oméga-3, environ 10 000 d’une consommation insuffisante de fruits et légumes, et 25 000 autres d’un manque de céréales complètes et de pain dans leur alimentation.

Entre 50 % et 70 % de la population iranienne souffre également d’une carence en vitamine D, une crise qui entraîne directement un affaiblissement du système immunitaire et une augmentation des maladies osseuses.....

La Perse a connu la famine en 1917, puis en 1942. Pour affaiblir un peuple, avec les épidémies qui se joignent à la famine.