Brigitte est partie à peine quelques mois après Claudia. Le vide laissé est béant parce qu’il ne nous reste plus rien pour fantasmer dans cette France en décrépitude.
Brigitte, c’était la France, avec ses défauts (ce n’était pas une sainte) mais la beauté et le caractère incarné. Alors que de nos jours on ne vénère que la laideur et le conformisme sans couilles.
Elle a laissé tomber le cinéma rapidement, sentant sans doute qu’il était de moins en moins français. Elle a eu du flair. Progressivement, le talent a été grand-remplacé à coup de subventions et le cinéma dit français aujourd’hui, c’est des pseudo-comédies avec Jonathan Cohen, le mec qu’on voit partout sans comprendre ce qu’il fait là. Il n’a même pas le charisme d’un figurant d’une série pour boomeuse de France TV, genre Louis la Brocante. Pierre Niney et ses 33 kg serait le digne héritier de Belmondo et Depardieu car les deux sont considérés comme morts et enterrés. Et puis il y a Tomer Sisley qui a débarqué sur le grand écran après son échec en tant qu’humoriste alors qu’il a démontré un certain talent uniquement pour le plagiat (et la traduction). On se pose la même question qu’avec le Jonathan, mais il ne faut surtout pas insister parce qu’on tombe vite dans le complotisme. On sait où ça mène.
Brigitte est partie et la voilà récupérée par les féministes comme première égérie de ce mouvement bourgeois cancéreux en phase terminale. Mais Brigitte était tout le contraire d’une militante féministe. Déjà, elle était belle. En plus, elle était hétéro et exaltait sa féminité à son paroxysme. Au point que tous les ados des années 60 se sont paluchés sur ses formes généreuses, et pas qu’une fois. Je ne connais aucun bonhomme normalement constitué qui se soit branlé sur une féministe (vivante). Quand tu vois les gueules déconstruites d’Angot et Rousseau, la seule envie qui te vient est de tirer la chasse. Et même plusieurs fois pour être certain qu’aucun petit morceau d’étron continue de flotter histoire de te rappeler qu’il existe à cause de toi et d’un moment de faiblesse où tu as fait les choses à moitié.
BB ne faisait rien à moitié. Elle acceptait de vieillir sans chirurgie et assumait d’avoir plus de couilles que la plupart des hommes. Après avoir connu ce que la France offrait de mieux (de Gabin à Delon dans le cinéma et de Gainsbourg à Roubaix dans la musique), elle avait abandonné le pourrissement du showbiz pour l’innocence des animaux. Sans jamais tomber dans l’écologisme urbain qui nous saoule toute la journée à coup de réchauffement climatique et qui veut nous taxer sur l’oxygène que l’on respire et le CO2 que l’on rejette. Elle aimait bien Jean-Marie et conchiait les Macron. Raison de plus pour qu’on l’aime pour toujours.


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