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L'actualité en bref
Février 2010
La France compte plus de huit millions de personnes pauvres. Même si ce niveau est stable depuis dix ans, la situation des plus vulnérables s’est "dégradée" et risque de s’aggraver avec la crise, selon le sixième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES).
Le taux de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (c’est-à-dire moins de 60 % du revenu médian, soit 908 euros par mois) n’a guère évolué, passant de 13,6 % à 13,4 % de la population entre 1998 et 2007, ce qui représente plus de huit millions de personnes en 2007 (plus d’une personne sur huit), selon ce rapport, présenté jeudi.
Dégradation
En revanche, la proportion de la population subsistant avec 40 % du revenu médian (soit 602 euros) a augmenté de 2,1 % en 2002 à 3,1 % en 2007. Ils étaient 1,8 million dans ce cas il y a trois ans. "Parmi les personnes pauvres, la situation des plus démunies s’est donc sensiblement dégradée", s’alarme l’ONPES dans le compte rendu de son rapport.
De plus, "la dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d’irréversibilité du chômage et de la pauvreté", s’est inquiétée Agnès de Fleurieu, présidente de l’ONPES. Celle-ci présentait le rapport aux côtés du secrétaire d’Etat chargé du logement, Benoist Apparu, et du haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch.
Phénomène déjà souligné dans le précédent rapport il y a deux ans, la pauvreté touche également les personnes employées. Les travailleurs pauvres étaient 1,9 million en 2007, soit 6,7 % des salariés. En 2005, ils étaient déjà 1,7 millions (7 % des travailleurs).