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Xavier Moreau – Ze la menace !, Crise des carburants, Bunker Poncins

Bulletin d’information n°296

Au sommaire de ce deux cent quatre-vingt-seizième bulletin :

00:00 – Géopolitique profonde
• Soutenez Stratpol
• 1966 : Voyage du général de Gaulle en URSS

02:31– Économie :
• Voyager à Moscou
• Prix du pétrole
• Crise des carburants
• Bloomberg : record russe
• 3,2 milliards d’euros pour Zelensky

09:16 – Politico-diplomatique :
• Accord Téhéran-Washington
• Trump apprend les bonnes manières
• Starmer démissionne
• « Esprit d’Anchorage »
• Ligne rouge et nucléaire
• Aigle blanc vs Bandera

20:05 – Armement :
• F-35, le cercueil volant

21:39 – Empire du mensonge :
Le Point nous fait rire
• Bunker diplomatique : Étienne de Poncins

24:58 – Considérations militaires générales
• CEMAT : Jacques Langlade de Montgros
• Service militaire inclusif
• Zelensky menace
• Évacuation à Tchernigov

33:00 – Carte des opérations militaires

 

 

Géopolitique profonde, la revue,
à découvrir en cliquant sur la couverture du numéro de juin :

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11 commentaires

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  • #3622641

    Pas d’affolement, pourquoi la Bourse chute malgré un faible endettement ?
    La politique du gant retourné.
    La logique, un État stratège et actionnaire majoritaire : Comme en Chine, l’État russe reprend la main sur les "leviers de commande" de l’économie. Les grandes entreprises énergétiques (Gazprom, Rosneft) et bancaires (Sberbank, VTB) sont sous contrôle étatique direct ou indirect. La Bourse n’est plus un marché libre, mais un outil de financement des priorités nationales, exactement comme les bourses de Shanghai et Shenzhen sont calibrées pour financer les "industries stratégiques" chinoises.
    la Bourse n’est pas qu’un outil financier, c’est aussi un enjeu de souveraineté.
    L’idée que les capitaux étrangers sont une menace pour la souveraineté est un vieux leitmotiv en Russie, particulièrement depuis les années 1990, où l’arrivée massive de capitaux occidentaux était perçue comme une forme de néocolonialisme économique.
    Le marché Russe ne refléte plus la réalité économique. Mais c’est justement ce que recherche le pouvoir : ne plus laisser les cours de Bourse être un indicateur de la confiance étrangère, et donc un levier de pression politique. Un marché décorrélé des flux mondiaux est un marché moins vulnérable aux "attaques spéculatives".
    Le contrôle de l’épargne nationale. En absorbant l’épargne des citoyens via des obligations d’État à taux élevé, l’État russe transforme sa dette intérieure en un outil de cohésion sociale et de financement de la guerre, sans avoir à dépendre des bons vouloirs des prêteurs internationaux.
    ce que l’Occident appelle "l’effondrement de la Bourse russe" est perçu par Moscou comme la preuve que sa stratégie de résilience fonctionne. Le marché est devenu un instrument aux ordres de l’État, un outil de financement intérieur plutôt qu’une vitrine ouverte sur le monde.
    Pour financer ses besoins, l’État emprunte à des taux exorbitants (autour de 16%). Cela pompe l’argent des banques et des citoyens, qui auraient pu investir dans des entreprises privées. In fine, l’État se renforce, mais le secteur privé souffre. Ce n’est plus une économie de marché, mais une économie d’État.
    Un peu ce qui se passait dans les grandes largeurs pendant la période Gaullienne.

     

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    • L’effondrement de la bourse de Moscou date d’octobre 2021, avant même le début de la guerre, le MOEX était à plus de 4000 points, il est tombé à moins de 2000 en octobre 2022. Après un rebond jusqu’en avril 2024 qui l’a mené 3400 points, c’est depuis la chute continue, 2300 points aujourd’hui, le niveau de janvier 2018. Ce qu’il faut mesurer, c’est la baisse d’octobre 2021 à aujourd’hui, de 4000 points à 2300 points.

      L’inflation est toujours galopante en Russie, les taux d’intérêts tous les secteurs de l’industrie hors complexe militaro-industriel sont en récession, le déficit budgétaire se creuse malgré la hausse de la TVA, la pénurie de carburants impacte l’activité économique et contribue aussi à l’inflation, et la bourse continue de dévisser parce que les investisseurs ont perdu confiance... pour oser écrire que "l’effondrement de la Bourse russe" est perçu par Moscou comme la preuve que sa stratégie de résilience fonctionne , il faut vivre dans une prison mentale, une camisole de déni.

      En avril Poutine avait publiquement réagi aux mauvais chiffres du premier trimestre 2026 où l’économie russe était entrée en récession, il avait dit que la situation était préoccupante et il demandait à ses ministres de trouver des solutions... Tu es probablement le seul à croire que Poutine est stupide au point de se réjouir des graves problèmes impactant aujourd’hui l’économie russe.

    • Bravo pour cette analyse, il fallait y penser.

      Je vous rejoins sur la transformation radicale de l’économie russe.

      Je me rappelle l’époque il y a 15 ans où la Russie faisait partie des économies émergentes avec les débouchés spéculatifs en bourse qui accompagnait ces perspectives. Tout cela a disparu...

      Le capitalisme privé se transforme en ce moment : c’est l’État qui fixe les orientations de la stratégie économique et les entreprise qui déterminent les modalités d’application.

      La géopolitique actuelle met en exergue le grand retour de l’État dans l’économie.

      Comme à l’époque du Grand Charles !

    • #3622752

      Vous avez choisi de qualifier mon analyse de ’prison mentale’. Moi, je vous renvoie la question : si un système de guerre produit exactement ce pour quoi il est conçu – la guerre – est-ce que c’est un dysfonctionnement ?

  • Cela n’est pas demain qu’on partira en guerre contre la Russie , pas d’armement , pas plus de guerriers et en plus Lavrov se plaint que la France et le royaume unis envoient des bonhommes en cachette de leurs peuples pour discuter avec les Russes à Moscou .

     

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    • #3622863

      Les Russes ont quelques longueurs d’avance sur le plan opérationnel.
      L’impératif d’interopérabilité : Pour qu’une armée européenne se batte ensemble, il faut des munitions, des radios et des moteurs de char qui parlent la même langue. Cela impose des normes techniques uniques (comme le standard OTAN STANAG). Mais qui fixe ces normes ? Si la France impose son calibre pour canon de 120 mm, l’Allemagne doit adapter ses usines (coût énorme). Pour compenser, l’Allemagne exige que le standard intègre des pièces produites chez elle. La norme devient un champ de bataille industriel.

      La dictature de l’export : Pour amortir le coût pharaonique d’une ligne de développement (un nouveau char coûte 5 à 10 milliards €), chaque pays a besoin de vendre à l’export (Inde, Qatar, etc.). Or, un client hors UE veut souvent des dérogations techniques et des choix politiques. Résultat : un pays va « trahir » le standard européen pour signer un contrat à l’export, brisant l’effet de masse commun. Donc il faut encore quelques temps, avant le casse pipe général.

  • #3622747

    Scott Ritter revient de Russie et livre des témoignages bouleversants sur cette guerre sanglante : les pertes sont effroyables des deux côté et S . Ritter admet que les pertes russes sont bien , bien plus importantes que l ’idée qu ’il s ’ en faisait sans parler des pertes ukrainiennes . Les néo cons us ont planifié cette hécatombe , cet autre génocide mais de slaves , de russes ; ils excitent maintenant leurs succursales en Europe et quand le peuple ukrainien sera vidé de sang , des slaves de l ’ ouest : polonais , des germains seront lancés dans l ’ horreur sans nulle pitié . X Moreau dit que la dissuasion nucléaire empêche pour l ’heure l ’Otan de frapper depuis son territoire directement la Russie ; sans doute mais l ’immense Ukraine dont ils tiennent toujours 75 % peu ou prou leur offre une base d ’attaque suffisante avec l ’impunité en prime . La Russie avance mais devant un mur de drones et Scott Ritter avoue que les drones ukrainiens de l ’Otan sont très perfectionnés et d’ une efficacité redoutable . En outre la combativité des ukrainiens est toujours remarquable . Dès lors si on peut penser que cette guerre finira , on s ’interroge sur ses développements a venir . La Russie a enfin mis de côté la fiction du retrait us et ; les pertes russes sont trop importantes pour que Moscou brade le sacrifices de centaines de milliers de russes . A mesure que l ’armée ukrainienne reculera , l ’excitation occidentale croîtra avec des noms de villes qui rendent l "occident des mondialistes "électriques : Kharkov , Odessa ! ces villes seraient même tombées que cette guerre ne finirait pas . Il faudrait prendre Kiev et toute la rive droite du fleuve Dniepr du nord au sud . L ’Ukraine est si vaste . L ’occident se prépare à un tel scenario pour empêcher ce cauchemar par tous moyens . La Russie dispose aussi de tous moyens . . . et elle joue sa souveraineté , sa survie . Comme pour l ’Iran négociation , accord , sonne comme reddition ; pour l ’occident l ’Ukraine peut aussi être une défaite de trop . . . la dissuasion nucléaire finira t elle par imposer une limite ultime . Si la réponse dernière devait être donnée par le seul état major néo - con du mondialisme on aurait lieu d ’être inquiets : ils sont intelligents , on ne peut plus perfides et le sens de l ’humanité n ’est pas chose qui les embarrasse .

     

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    • #3622798

      @vivanovarussia

      Exactement. Cette guerre fratricide horrible voulu par l’empire satanique, a vu de nombreux morts côté Russes et Ukrainiens depuis plus de 4ans maintenant malgré l’erreur des prévisions de nombreux experts.

      Les missiles ou drones occidentaux fournis a l’Ukraine continuent de frapper chaque semaine voir chaque jour le territoire Russe avec des victimes, quel qu’en soit l’avancée Russe qui n’a toujours pas pris Kiev. Et ce n’est pas seulement de la propagande Ukrainienne il y a une réalité.

      Avec maintenant les restrictions de carburants instaurés en Russie.
      Sans une intervention decisive de la partie Russe du style missiles kinjals, orehsniks et autres sur le complexe militaro-industriel de l’OTAN, on ne voit pas comment tout ça pourrait finir

      Et de toute façon même si zelensky était tué ou arrêté l’union européenne entrerait en guerre directement.
      C’est ça qui amène a dire certains commentateurs dont Chevrier en France que la guerre nucléaire avec la Russie est inévitable et il semble cohérent.

      Faut que les gens arrêtent d’essayer de croire qu’un macron puisse raisonner comme nous.
      Il doit déjà avoir des bunkers anti atomiques de prêts. Préférant sacrifier l’humanité plutôt que sa vie et d’aller en prison ou d’être exécuté.

    • Oui et les responsables européens ne sont " certes " pas prêts à mourir sous un feux nucléaire ; mais je les sais tellement fous que je n’en mène pas large avec mon affirmation . Néanmoins je trouve plus probable que comme trump avec l’Iran qui signe un protocole accordant l’essentiel aux demandes iraniennes et bien que les européens suivront cet exemple et feront ce que demande la Russie pour mettre fin à ce conflit qu’ils savent perdu . ce sera probablement la surprise de la fin de l’été . Rendez donc est pris fin aout ou début septembre .

  • #3622757

    Vous semblez vouloir dire : ’L’économie russe est en crise, donc la stratégie de Poutine quelque part serait un échec.’
    Moi je dis : ’L’économie russe est en guerre, donc sa performance est mesurée à l’aune de la guerre – et à cette aune, elle tient.’
    Ce n’est pas un déni. C’est un changement de référentiel. Vous jugez une économie de paix. Je juge une économie de guerre. Nous ne parlons pas de la même chose.
    Si demain la France est en guerre totale, et que le CAC 40 s’effondre, l’inflation explose et le secteur privé entre en récession, direz-vous que la France est en ’échec’ ? Ou direz-vous qu’elle est en ’résilience’ ?
    La réponse dépend de ce que vous attendez d’un pays en guerre. Et c’est là que nos valeurs divergent." Une production de dividendes ou de canons "les deux mon Général," sauf que les deux sont incompatibles.

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  • La déclaration récente de l’Allemagne d’envisager le retour du service militaire corrobore l’analyse que Xavier Moreau fait de l’échec du volontariat à servir les armées en Allemagne.

    La génération actuelle des Allemands ne veut plus entendre parler en rien de ce tout ce qui touche à l’Armée outre Rhin.

    Elle peut remercier la Communauté à laquelle tout le monde pense pour avoir culpabilisé 3 générations d’Allemands après la Seconde Guerre mondiale.

    Pour les Allemands, c’est simple, tout ce qui touche à la défense de l’Allemagne porte un nom : l’Amérique.

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