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Shanghai : gigaoctets et fantômes de soie

Il pleut sur Shanghai. Évidemment.

 

Cette ville devrait être interdite de soleil. Le jour l’abîme. Shanghai n’est jamais aussi belle que la nuit, quand les tours de Pudong s’allument et que les néons coulent sur l’asphalte mouillé. On ne sait plus très bien alors si l’on patauge dans une rue chinoise ou dans une fulgurance de Ridley Scott. Shanghai préfère l’intensité au confort.

 

C’est une ville Art déco avec un cerveau déjà branché sur la 6G. Une faille temporelle. Un hybride qui porte une robe qipao en soie sous une veste cyberpunk.

Le qipao raconte d’ailleurs toute l’histoire. Ses racines plongent dans la Chine mandchoue de la dynastie Qing, mais sa silhouette moderne s’est inventée ici, dans le Shanghai des années 1920 et 1930, quand la ville a absorbé les influences occidentales pour métamorphoser une robe traditionnelle ample en une ligne plus ajustée, urbaine, élégante, cinématographique. Le haipai qipao : Shanghai cousue sur mesure.

Ici, la tradition ne disparaît pas. Elle s’auto-update.

Dans les rues branchées de Shanghai, le qipao réapparaît parfois avec des sneakers. Maquillage coréen, codes manga, accessoires sortis des mondes 2D : le résultat ressemble à une héroïne d’animé qui aurait traversé un film de Wong Kar-wai pour atterrir sous les lumières froides d’un centre commercial de Xintiandi. Dans le grand remix asiatique, Shanghai digère.

 

Synthèse coloniale – futuriste : des fantômes branchés sur secteur

Ce qui frappe d’abord au cœur de cette multitude (Shanghai c’est près de 25 millions d’habitants), c’est le silence : un type éternue et tu l’entends de l’autre rive du Huangpu. La raison ? Les voitures électriques chinoises qui ont euthanasié les marques européennes. Elles ont anesthésié la ville. La Chine a coupé le son et le futur roule sans logo familier pour le visiteur occidental.

Le choc le plus violent : personne ne te regarde.
Nous sommes devenus banals et inexistants. Pendant longtemps, l’Occidental en Chine représentait quelque chose. Au moins une curiosité. Mais aussi une fenêtre. Et surtout une puissance.

À Shanghai aujourd’hui, il est à peine un passant.

Un basculement a eu lieu. Le centre du monde ne demande plus notre avis.

L’Europe survit pourtant.
Mais elle est devenue une ambiance. Quelques kilomètres de platanes dans l’ancienne concession française – une étrange nationale 7 provençale téléportée en Chine –, des façades coloniales, des sacs de luxe français sous vitrine et des panneaux JCDecaux.
Un vieux continent transformé en décor premium au milieu d’une des plus puissantes machines urbaines de la planète.

Et puis il y a ces endroits où Shanghai devient complètement folle.

Comme la villa Moller.

Au milieu des immeubles et de la mécanique parfaitement huilée de la mégapole surgit un château sorti d’un conte nordique. Des tourelles. Des briques brunes. Des flèches. Un morceau d’Écosse médiévale qui a glissé dans une faille temporelle chinoise…

Son propriétaire, Eric Moller, armateur suédois devenu sujet britannique et figure du vieux Shanghai des années folles, lance sa construction en 1927. Le château sera terminé en 1936.

La villa Moller résume l’étrangeté de la ville : un tycoon européen, une architecture gothique scandinave, une Chine républicaine fascinée par l’Occident, puis un XXIe siècle chinois qui récupère tout cela comme une pièce de son musée vivant.

Ailleurs, ce bâtiment serait une anomalie.

Shanghai ne détruit pas les fantômes. Elle les branche sur le courant.

 

Un nouveau centre de gravité ?

Les chiffres donnent le vertige.

Shanghai, c’est un PIB qui place la ville parmi les monstres économiques mondiaux.

Le premier port de conteneurs de la planète.

Une machine commerciale qui pulse jour et nuit.

Mais les statistiques ne disent pas l’essentiel.

Elles ne racontent pas cette sensation d’être dans une ville qui connaît déjà la prochaine étape.

L’Europe débat, Shanghai construit.

 

Sous la pluie, la nuit

La nuit, la ville révèle son vrai visage.

J’ai vu des oiseliers, des villas coloniales perdues dans l’ombre, des gratte-ciel éclairés comme des cathédrales numériques.

Puis j’ai fini dans une ruelle sombre devant une assiette de dumplings, au milieu des locaux, loin des rooftops et des touristes.

C’est là que la ville dit la vérité.

Dans la vapeur d’un petit restaurant, devant une cuisine ouverte, dans le bruit des baguettes et les grands slurps quand tu aspires le bouillon brûlant des xiaolongbao.

Au sud de People’s Square, Huanghe Road est un théâtre populaire de la faim. Chez Jia Jia, les raviolis mythiques disparaissent vite. Il faut arriver tôt. Shanghai ne vous attend pas.

Plus loin, devant le Park Hotel, monument Art déco construit en 1934, changement brutal de décor : un homme en pousse-pousse propose son catalogue : Escorts. montres « de luxe ».

L’humanité analogique résiste sous les gratte-ciel : dans le futur cyberpunk, quelqu’un essaiera toujours de vous vendre une Rolex douteuse.

Au-dessus du Bund, les clubs regardent la ville briller.

Le Bar Rouge, temple des nuits shanghaïennes, observe Pudong comme une carte mère géante posée au bord du fleuve.

En bas, la Chine ancienne vend encore des oiseaux.

En haut, les algorithmes commandent les lumières.

Entre les deux : Shanghai.

Une ville où les fantômes portent du qipao.

Une ville où le futur arrive sans faire de bruit.

Littéralement.

Thodinor

 

Conférence à Hong Kong – La France et les Français à l’étranger

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26 commentaires

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  • #3622612
    Le 26 juin à 13:20 par Sedetiam

    Ils se trouvent de jolis petits canons habillés en qipao...

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  • #3622618
    Le 26 juin à 13:57 par Arthur

    Ce qui est décrit là, cela a un nom : un cauchemar ! Avec ses inévitables têtes roses de dégénérés, dégénérés qui arpentent depuis un moment les rues de nos villes.
    Une "modernité" dont rien de bon ne peut sortir si ce n’est des illusions, encore et encore toujours plus d’illusions.
    Comment peut-on s’émerveiller de cela ? Une certaine contamination de l’âme, de l’esprit ne peut qu’expliquer cela. On admire ce dans quoi l’on se reconnaît...

     

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    • #3622672
      Le 26 juin à 18:41 par Caroline Foutresque

      Pour bien se rendre compte de qui sont les dégénérés :
      "La scène LGBTQ+ de Shanghai est l’une des plus visibles d’Asie, même si elle fait face à des pressions politiques croissantes. L’Ancienne Concession Française (districts Jing’an et Xuhui) constitue la zone gay informelle, avec des bars de style occidental le long de Donghu Road et Julu Road. Le Crew Bar et le Panda Bar sont des espaces LGBTQ+ dédiés qui ont historiquement opéré ouvertement. Depuis la suspension de ShanghaiPRIDE en 2020, les événements queer informels se poursuivent dans des espaces privés et via des rencontres organisées sur WeChat".

      Vive la république et vice la France !

    • #3623017
      Le 28 juin à 12:01 par Knokke

      j’aie encore mieux le Shanghai chaotique des années 1990-1995, avec ces vieux quartiers délabrés, mais réellement chinois, ses mafieux vulgaires et gueulards escortés de leurs nuages de putes et de gardes du corps la main sur la crosse du flingue sous le veston, qui investissaient les hotels pour étrangers pour y faire ripaille, les barres d’ immeubles "HLM" typiques de la chine communiste (quasiment les mêmes que dans la Russie Soviétique).

      Tout sauf ce globiboulga sino-mondialiste sans âme et ayant perdu son histoire, qui se cherche sans trouver, une nouvelle culture à base de Mac Donald, de Mangas, d’Hollywood et d’infantilisme généralisé de la génération de l’enfant unique pourri-gâté qui se prend pour la 8e merveille du monde. En 2010-2020, c’est quasi impossible de trouver de la vraie cuisine chinoise traditionelle, celle des bouis-bouis de 20 ans avant ; il n’y a presque plus que les restos de luxe ou les chinois enmènent leurs clients étrangers, les échoppes traditionelles ont été remplacées par les mac Do, les Subway, les KFC et toutes les autres merdes de la mal-bouffe américaine.

      Dans le style gratte-ciel à l’américaine, plutôt Hong-Kong, que Shanghai ou Shenzhen.

  • #3622630
    Le 26 juin à 15:18 par Bisimilaye

    N’ai lu que les 4 premiers commentaires : on analyse, on critique, on jauge....confirmant ce que j’étais venu dire.....
    .... à savoir que les blancs ne sont que 7% de la population mondiale, les "français" 10% de ces 7% soit 0,7 %, et nous la ramenons.

    Le coq est bien cet animal qui chante les pieds dans le fumier !

    Le chinois ne juge pas il bosse et commerce.

     

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    • #3622679
      Le 26 juin à 19:04 par le moine vengeur défroqué

      Oui,après ils viennent en France nous acheter des Vuitton,des Chanel,du luxe,admirer notre culture,nos monuments,acheter des vignobles,des aéroports,des forêts,goûter à notre gastronomie,écouter la Marseillaise,et aussi beaucoup nous copier en douce dans l’aviation,le ferroviaire,le savoir faire...
      Le coq est effectivement sur beaucoup de nos édifices le symbole du panache,de la vaillance,de l’indépendance,du lever du jour et du souvenir que notre pays fut le premier en Occident à reconnaître la Chine de Mao...bref tout ce qu’aiment les chinois..tas de fumier ou pas.

    • #3622728
      Le 27 juin à 01:46 par Tribulation d’un NS en Chine...

      Le chinois ne juge pas il bosse et commerce.

      Faux. Les chinois jugent sur des critères très concrets :

      - l’épaisseur de votre (vos) comptes en banque, le pourcentage d’or dans la carcasse de votre montre et vos qualifications "actives".

      Les chinois sont aptes pour du NS (néo-NS qu’ils pratiquent déjà...) car ils basent le "jugement" sur la méritocratie et la race. Le racisme chinois est très raffiné, chose plaisante.

      L’auteur de ce texte est émerveillé par l’exotisme et c’est normal. J’ai connu ça à l’âge de 20, ensuite, le réel vous rattrape, vous apprenez que les autres vous respectent seulement si vous respectez votre propre race.

      Les touristes français sont à l’image de ce que leurs pays est devenu, une honte ou, au mieux, une curiosité deplaisante.

  • #3622638
    Le 26 juin à 15:51 par Bref

    Et surtout une ville sans islamo racailles et sans juges gauchistes qui les valident... Presque une Distopie en Gauchistan.

     

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    • #3622936
      Le 28 juin à 03:27 par Banania Sweet & Sour LOL

      Voir les vidéos ou l’influencer afro-amew’icain “speed” (speedy ? Whatever) se fait offrir un bouquet de bananes par des Djeunes Chinois très sympathiques.

      - Des bains de foules de toute beauté !

  • #3622673
    Le 26 juin à 18:42 par baronsamedi

    J’ai beaucoup apprécié le style écrit, jolie langue, ça fait plaisir.

    Ne connaissant pas cette ville, ça ne me donnera pas envie de la visiter toutefois, 25 millions d’habitants, ça doit grouiller même si la superficie doit être énorme mais depuis que je me suis retiré dans une campagne encore préservée de "diversité enrichissante", je ne supporte plus les atmosphères urbaines.

    Je me posais une question cependant, est-ce que cette ville va bientôt avoir sa dose d’enrichissement culturel car visiblement c’est assez calme dans l’ensemble, je pense que eux aussi ont bien le droit à des hordes de sauvages sous-développés, comme nous en accueillons sans nous demander notre avis depuis 50 ans !

    Ce n’est pas que je veuille partager notre vibrante "nouvelle culture" ( à l’image de la nouvelle France du vieux franc-mac), mais peut-être apprécieraient-ils quelques bons restos type "master poulet" ou "tasty crousty", et peut-être que les shangaïaises finalement, s’enthousiasmeraient pour quelques poutres de Bamako bien vaillantes, histoire de s’encanailler quelque peu dans cette atmosphère à la Blade Runner ?

    Je plaisante, bien entendu !

    Bonne soirée à tous.

     

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    • #3622721
      Le 27 juin à 01:04 par Paul

      Oui ben c’est la suite logique des événements pour eux. Nous aussi on était tranquilles chez nous, jusque dans les années 70.
      Avec le développement du pays vient la prospérité. Et avec la prospérité vient le comfort matériel et toutes les dégénérescences qu’on connaît.
      Et aussi, l’immigration de gens qui veulent profiter du comfort matériel, et de gens qui veulent tout foutre en l’air (soros et compagnie).
      Ils ont construit leur société sur le même modèle économique que chez nous, à base de vénération du matérialisme et de l’enrichissement personnel sans fin. Même causes -> mêmes conséquences. Ils devraient ressembler à l’occident dans peu de temps.

  • #3622731
    Le 27 juin à 02:10 par Laetitia

    Joli texte, mais cela ne me fait pas du tout rêver ces endroits ultra bétonnés et grouillants d’humains à perruques roses...
    Restent 2 ou 3 belles baraques anciennes et quelques vendeurs d’oiseaux en cage, c’est super...

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  • #3622737
    Le 27 juin à 04:09 par gaulois

    Il n’y a pas que le boulot dans la vie, il y a aussi la glande, le niveau Baudelaire, et ça, ils n’y sont pas encore, croyez-moi.

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  • #3622755
    Le 27 juin à 06:52 par Chuchemimb

    La Chine représente le futur. Et comme le futur qu’on nous prépare ne fait pas rêver...Je passe mon tour et reste un plouc de franchouillard réfractaire dans ma cambrousse où on est pas les uns sur les autres.

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  • #3622865
    Le 27 juin à 17:54 par Thebluehorse

    Les « bienfaits matériels « de la colonisation en Chine, masquaient l’expropriation, la misère et la domination :
    « Les bienfaits ne font pas toujours ce que tu penses ;
    D’une main odieuse ils tiennent lieu d’offenses. »
    Corneille. 

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  • #3622924
    Le 27 juin à 21:49 par Edi long legs

    Je suis allé 2x en Chine ces 12 derniers mois. C’est impossible pour un occidental qui n’y est pas allé de comprendre a quel point ce pays nous surpasse de plus de 20 ans. Eux ils montent alors que nous nous effondrons.Toutes les voitures sont électriques avec un niveau de technologie qui explose nos casseroles européennes. La sécurité est magnifique. Les lobotomisés européennes diront alerte à la dictature des caméras. Mais en fait, il s’agit que d’une projection de nos peurs, si notre gouvernement avait une telle technologie de surveillance de masse. La différence avec la Chine c’est que le peuple bénéficie de cet outil. On se ballade a n’importe quelle heure sans le moindre risque d’agression. Pas besoin de cadenasser son vélo. Autre dinguerie, j’avais oublié mon sac posé au sol au milieu d’une avenue bondée genre Champs Elysées, contenant la caméra DJI et collier acheté dans un Mall genre vaisseau spatial. J’étais tellement émerveillé par les lumières, l’ambiance futuriste incroyable et un spectacle de danse traditionnelle auquel j’ai été invité à participer. Après 20 minutes d ivresse, j’ai été rappelé à la réalité. Ou est mon sac que j’avais posé au sol. Je suis revenu sur mes pas. Le sac était au même endroit. Dinguerie absolue. Un policier à 30 mètres m’a vu reprendre le sac et a fait un bref geste de la tête. Merci la Chine . Vous êtes les meilleurs.
    La campagne est extraordinairement belle. Pas un déchet. Tout est harmonisé et préservé. Les trains vont à 400km\h, tout sur viaduc, traversent les montagnes avec des milliers de tunnels, dans un confort total. Les ignards jaloux gloussent. La Chine avance a grands pas mais discrètement. Nos médias nous cachent ces informations sous peiné de déclencher une révolution si la population française venait à savoir qu’une telle sophistication était possible. On est foutu. Mais heureusement, les chinois ne sont pas des colons agressifs et imperialistes comme notre histoire occidentale. Allez voir par vous même. Toute critique pavlovienne sans avoir vu de ses propres yeux vous bercera dans une vieille illusion d’une arrogance moyenâgeuse. Bravo la Chine qui de plus revient de loin. C’est un exemple pour notre monde !

     

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    • #3623026
      Le 28 juin à 12:43 par Knokke

      Pour comprendre la Chine, il faut y avoir vécu et travaillé au moins plusieurs mois avec des Chinois. Sinon, en tant que touriste, vous n’aurez vu que ce que les chinois veulent faire voir aux laowai : le métro, les gratte ciels, les néons...bref, tout ce qui est flambant neuf et qui selon eux vous fera palir de jalousie), vous vous serrez laissés hypotisés par les néons, les malls style "vaisseaux spatiaux de star trek" et le bling-bling, et serez passé totalement à côté de la vraie Chine, qui est beaucoup moins rose :
      Les Chinois (en règle générale) se haïssent entre eux, mais restent unis car ils haïssent encore plus tout ce qui n’est pas chinois. Leur racisme se cache (parfois difficilement) derrière la sempiternelle politesse et le sourire pour ne pas perdre la face. Mais si vous parlez un peu Chinois et que vous compreniez ce qu’ils disent en vous faisant de petits signes amicaux de la main avec de grand sourires, ou quand ils vous demande de faire un selfie avec eux, vous seriez étonnés. Un européen, pour eux, ce n’est qu’un singe poilu arriéré mental. Je ne vous laisse deviner ce qu’il pensent d’un africain (pour eux, ce n’est pas la même espèce, ils pensent qu’il est impossible que naisse un métis Afro-Asiatique, ça serait comme croiser un cheval et un tigre.)
      En dehors des hotels de luxe pour occidentaux, les immeubles d’habitations (même récents) sont envahis de cafards et de punaises de lit et sont d’une saleté repoussante ; les parcs et les jardins sont jonchés de détritus car le chinois jette tout par terre, c’est aux larbins des classes sociales inférieures que revient le privilège de nettoyer la merde derrière "l’élite".
      Quand a tout ce qui est mobilier public, si ça n’est pas solidement fixé au sol, c’est immédiatement volé. Les gens vont pêcher dans les bassins à poisson rouge dans les jardins publics, s’y baigent quand il fait chaud comme ferait la racaille chez nous dans les bassins à Versailles, ils ceuillent les fleurs des massifs comme si c’était chez un fleuriste en libre service.
      Au travail par compte, ils seront plus respectueux car vous êtes un collègue et pas seulement un touriste "diable étranger" (à cause des règles strictes du savoir vivre et de la politesse, allié au risque de perdre la face en cas de conflit)
      Vus decouvrriez aussi en habitant dans un immeuble chinois, les joies du voisinage avec des (nombreux) pervers narcissiques, ainsi que les scènes de ménage constantes.