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Élites nationales, culture globale : le cas français

La culture globale n’est ni une catastrophe naturelle ni une fatalité techno-digitale. C’est une construction politique. Et parler de construction politique, c’est parler du rôle des élites nationales. Car l’ironie est que ce sont les États qui ont organisé leur propre contournement.

 

Remontons à la source.

En 1899, le secrétaire d’État américain John Hay formule la doctrine dite de la porte ouverte. À l’époque, il s’agit de la porte de la Chine. Mais le principe est simple : ouvrir les marchés partout où les États-Unis peuvent exercer une domination économique.

On sort alors tout juste de la guerre hispano-américaine. Les États-Unis viennent de mettre la main sur les Philippines, Porto Rico, Guam. L’Empire commence d’emblée sur la base d’un impérialisme hégémonique : pas question de partager ou de s’arranger avec les impérialismes concurrents. Il faut ouvrir le monde. Et une fois ouvert… il s’organise autour du centre de gravité américain.

Depuis lors, et cela allant crescendo avec sa puissance économique et militaire, l’Amérique s’est acharnée à fabriquer une classe dirigeante atlantiste. Dès le début : Carnegie Endowment for International Peace en 1910, Rockefeller Foundation en 1913 (finance notamment la London School of Economics, plusieurs instituts allemands de sciences sociales et des programmes universitaires en France), CFR créé conjointement avec Chatham House en GB en 1920, etc.

Puis, dans l’Europe en ruine de 1945, le rêve d’un écosystème d’élites interconnectées se réalise : Plan Marshall et OCDE, OTAN, Bilderberg puis Commission trilatérale, Davos, etc.

Une élite politique, économique, culturelle, formée dans les mêmes réseaux, parlant la même langue idéologique, et intégrée dans un système dominé par Washington. On en voit les effets aujourd’hui encore : les achats massifs d’armes américaines en Europe – les F-35 danois par exemple en dépit du Groenland – ou la docilité d’une Allemagne qui a sacrifié ses liens énergétiques avec la Russie au prix d’une désindustrialisation accélérée.

Mais ce mécanisme s’observe aussi dans la culture.

 

1946, une date charnière pour la France

La France a besoin d’argent. Elle signe les accords Blum-Byrnes avec les États-Unis. Accords léonins dits de prêt-bail : achats forcés de camelote américaine, notamment les surplus de guerre, avec de l’argent américain dont les conditions de remboursement seront révisables à volonté par le président américain. Annie Lacroix-Riz a révélé, preuves à l’appui, les différentes couches de ce millefeuille infamant d’articles plus ou moins avouables et d’alinéas secrets.

Le volet le plus documenté de cet « accord financier » est un basculement culturel. La France ouvre son marché au cinéma américain. Sans aucune réciprocité puisqu’à l’époque les salles américaines appartiennent aux majors. Au nom de la liberté du commerce (cf la porte ouverte) les salles françaises ne peuvent réserver que quatre semaines sur treize aux films nationaux, laissant le reste à la concurrence libre – c’est-à-dire à la concurrence hollywoodienne exclusivement.

C’est une inondation de films en backlog (stock de films américains produits pendant la Seconde Guerre mondiale) et de navets invendus. Et c’est un séisme culturel et la France réagit au traumatisme par la création du Centre national du cinéma, le CNC, organisme qui deviendra le cœur de ce que l’on appellera par la suite l’exception culturelle française. Mais on le sait depuis Gramsci : les élites dominées finissent par adopter « spontanément » les idées du centre de pouvoir. C’est toute la dialectique des rapports entre les élites nationales françaises et le nouvel hégémon américain.

Le CNC est un acteur massif distribuant en 2024 plus de 700 millions d’euros d’aides, soutenant 309 films. Le budget moyen par film dépassant 5 millions d’euros. Le solde est financé par les chaînes de télévision, les producteurs privés ou sous-forme de coproduction internationales.

Un rapport de la commission des finances du Sénat décrit le CNC comme un « État dans l’État », en soulignant qu’il définit la taxe, l’établit, la recouvre et réaffecte son produit, avec une tutelle du ministère de la Culture jugée « toute relative ». Autrement dit : l’argent circule dans un circuit fermé avec ses gagnants récurrents. Le cœur radioactif du dispositif : l’avance sur recettes et la composition de ses commissions. C’est là que naissent les soupçons récurrents. Le CNC enrichit-il les amis du pouvoir ?

Quoi qu’il en soit, dans un secteur à la sociologie fermée, l’entre-soi ne manque pas de produire des résultats de clan : carrières croisées et définition du « mérite » qui se valide entre pairs.

Enfin, l’indépendance par rapport au succès public n’est pas une impression puisque l’aide publique couvre une fraction massive du budget : un film peut exister et faire vivre durablement les mêmes producteurs, les mêmes réseaux, parfois les mêmes têtes d’affiche, sans que le verdict des entrées n’entre en ligne de compte.

Parce qu’il est aux mains des « professionnels de la profession » comme disait Godard, cet outil censé défendre le cinéma d’auteur et la souveraineté culturelle sert à adapter la production nationale aux standards du marché global et à ses poncifs globalistes : inclusivité, migrations, genrisme, wokisme.

Blum-Byrnes a installé l’idée que l’ouverture culturelle pouvait être exigée sous contrainte économique ; et le CNC, né comme antidote, est aujourd’hui accusé, jusque dans des travaux parlementaires, de servir de circuit de confort pour des insiders.

Lorsque les films financés par les systèmes publics ne rencontrent plus leur public, tandis que les productions américaines continuent de dominer les écrans et les catalogues, la question de l’efficacité du modèle culturel national se pose naturellement.

 

Délégitimation de l’État

Dans les années 1980, une révolution idéologique venue du monde anglo-saxon se diffuse en Europe. Ronald Reagan déclare : « Le gouvernement n’est pas la solution, il est le problème. » Margaret Thatcher ajoute : « Il n’y a pas de société, seulement des individus. » Message simple : l’État est archaïque. Le marché est moderne.

Mais ce marché n’est pas neutre. Il est mondial, et son centre de gravité est américain. Résultat : les cultures nationales apparaissent suspectes, provinciales, dépassées. Elles sont volontiers désacralisées par ceux-là même qui ont la charge de les protéger.

 

Managerialisation de la culture

Depuis les années 1990, les institutions culturelles européennes adoptent les méthodes du New Public Management, importées des réformes de Thatcher et Reagan. Les théâtres publics doivent prouver leur efficacité sociale.

En France, la Comédie-Française, le théâtre de l’Odéon ou encore le Théâtre national de Strasbourg fonctionnent désormais avec des organigrammes qui ressemblent à ceux d’un groupe industriel : directions administratives, responsables de production, services de communication, cellules mécénat, stratégies de développement. L’artiste qui prend la tête de ces maisons doit remplir des tableurs Excel, produire des KPI (Key Performance Indicator).

On sous-estime l’importance symbolique du tableur Excel ; dans une vie antérieure, j’avais un collègue qui affichait à toute occasion sa passion pour ce programme aride et ignoble. Je pensais simplement : il est fou ; j’y vois maintenant autre chose : une déclaration d’allégeance au système et aux valeurs globalistes ! Car le tableur est la langue du management global. L’art devient un produit mesurable : taux de fréquentation, diversification des publics, impact social.

De nouveaux métiers d’administration normative (commissaires politiques ?) de la culture apparaissent : médiateurs culturels, responsables des publics, etc. Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large de l’État culturel. Depuis les années 1990, les institutions publiques fonctionnent avec des contrats d’objectifs, des indicateurs de fréquentation, des programmes d’éducation artistique à documenter, des rapports d’activité à produire.

Hauts fonctionnaires, managers culturels, producteurs, administrateurs circulent entre Paris, Berlin, Londres, New York. Ils accumulent réseaux, prestige, capital symbolique. Et pendant ce temps, l’État qu’ils déclarent dépassé continue… à financer le système qui les fait vivre.

Taxes. Subventions. Commission. La culture globale ne s’impose pas contre les États. Elle s’est construite avec eux.

Les accords Blum-Byrnes ont ouvert la brèche. Le CNC l’a financée. Les élites l’ont organisée.
La question n’est donc pas « sommes-nous envahis culturellement ? », mais « qui, chez nous, a ouvert la porte ? »

Thodinor

 

Thodinor contre l’Oncle Sam

 
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17 commentaires

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  • #3599375
    Le 12 mars à 18:02 par Figaro68

    Quand on voit la merde progressiste que produit le CNC il faut immédiatement remplacer toute l’équipe dirigeante !

    Rachida Dati démissionnaire cumule décidément les échecs dans tous les domaines. Et c’est elle que les Parisiens voudraient voir à la tête de la ville-lumière ?

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  • #3599455
    Le 12 mars à 22:54 par Palm Beach Post : "Cult !"

    pas du tout d’accord avec cette vision apocalyptique

    au contraire, aujourd’hui, d’excellentes éditions vidéo sont disponibles
    qui restaurent les trésors du passé

    et concernant les films actuels qui sortent,
    il y a toujours de très bonnes choses

    parce qu’il y a toujours une clientèle, et des passionnés

    ceci n’est pas un message d’espoir "fleur bleue"
    - va voir Civil War

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  • #3599456
    Le 12 mars à 23:00 par ANONYME

    1946, une date charnière pour la France

    La période de 1940-1944 est souvent qualifiée d’«  âge d’or  » du cinéma français.

    Les films produits ont été perçus comme une forme de divertissement pur qui permettait aux spectateurs de fuir la réalité sombre de l’Occupation. 

    Sous la tutelle d’Alfred Greven et de la Continental, les réalisateurs français disposaient d’une «  bulle de liberté surveillée  » qui, malgré la censure, a permis une production soutenue et de qualité.

    Les réalisateurs restés en France, sous le régime de Vichy et l’occupation allemande, comme Autant‑Lara, ont ainsi contribué à la naissance d’une école française d’auteur qui a continué à influencer le cinéma après la Libération. 

    Son travail pendant l’Occupation a jeté les bases d’une approche plus personnelle et artistique du cinéma, positionnant Autant‑Lara comme un pilier de la qualité française des années 1940‑1950.

     

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    • #3599562
      Le 13 mars à 10:57 par ANONYME

      l’occupation allemande

      Saint-Loup, nom de plume de Marc Augier, à qui un journaliste avait demandé : quelle est votre occupation préférée ? avait répondu : l’occupation allemande...

  • #3599544

    Excellent résumé !

    En dépit des diverses organismes mis en place par l’état français de l’époque, marquant le début de l’envahissement de la sous-culture de masse yankee, visant à protéger et soutenir la production culturelle française, la puissance du bulldozer a été d’une redoutable efficacité.

    Qui aujourd’hui ne porte pas des "jean’s", des teeshirts estampillés de marques américaines, des casquettes souvent grotesques floquées de sigles idoines ? Qui ne truffe pas son langage de termes anglo-américains souvent mal employés ? Qui n’est pas impressionné par les scénarii de ciné américain bourrés de violence, de sang, de mafieux et d’effets spéciaux qui vous explosent le cerveau ?

    En réalité, peu de gens échappe à ce lessivage qui s’apparente notoirement au traitement que reçoit McDowell dans "Orange mécaniqué". Nous avons les yeux, pour le coup, "grands ouverts" devant le torrent d’images proprement sidérantes qui envahissent tous les écrans du Grand Divertissement Global.

    Mieux que n’importe quel discours, l’arrosage permanent par des films et des séries interminables est l’arme la plus efficace pour tuer une culture singulière locale. Des tas de petits collabos furent introduits ou nommés à des postes décisionnels clefs dans tous les organismes du genre CNC pour faire "du bon boulot".

    Tant que les masses n’auront repris leurs esprits et compris que l’intégralité du système économico-politique est une véritable mafia avec ses méthodes ad hoc, nous continuerons à sombrer jusqu’à n’être plus qu’une masse univoque. C’est en tout cas l’objectif et tous les hommes-relais de cette saloperie continuent à œuvrer à ce funeste projet.

    Je veux bien croire que la France à déjà subi moult attaques par le passé et qu’elle s’en est toujours relevée, mais l’on ne peut pas non plus nier qu’aujourd’hui les armes employées par nos destructeurs sont placées profondément dans les structures et les esprits de chaque pays dit "de l’alliance".

    Les cérémonies type "césars" et "molières" sont en elles-mêmes la métonymie d’une maladie grave qui détruit toutes les diversités culturelles du monde et qui avance sous le masque d’un divertisseur souriant...

     

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    • #3599552
      Le 13 mars à 10:13 par menfin

      la culture n’est-elle pas la colonne vertébrale d’une nation ?
      taquin, kubrick intitula son dernier film : "les yeux largement fermés".....

    • #3599575
      Le 13 mars à 11:41 par Rectificateur

      La "culture", au mains de la gauche, n’est pas la colonne d’une nation.

      La France n’a pas de colonne, elle est pourtant très cultivée. Non, la colonne, c’est la religion.

      Pas de religion, pas de colonne : simple, élégant...véridique. l’exemple français constituant preuve. Le reste n’est que bavardages .

    • #3599625
      Le 13 mars à 15:28 par menfin

      dans le sens oriental, & longtemps catholique, où il n’y a (d’interêt à l’) art (la culture) que sacré.....

  • #3599555
    Le 13 mars à 10:21 par menfin

    j’ai ouï dire que le poste pour la "culture" us en france (films d’assassinats, domination & bien matériels),
    était le plus important du plan marshall,
    bien loin devant le poste pour l’agriculture (tracteurs, chimiques ?).....
    la culture étant la colonne vertébrale d’une nation, loin devant l’agri.....

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  • #3599579
    Le 13 mars à 12:05 par Tomtom

    Au vu du mal absolu qu’ils nous ont fait, AS a raison, il ne va pas falloir oublier que nous sommes chrétiens,mais bon......

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  • #3599615
    Le 13 mars à 14:40 par le moine vengeur défroqué

    Les films américains...désolé..mis à part quelques uns ,les films européens sont nettement meilleurs:sénarii qui tiennent la route,dialogues plus intelligents...
    Mais pas que:j’achète des revues :
    - revues de stratégies militaires:pro-ukrainiennes à tous les coups,mensonges,dénigrements,propagande,articles foireux que même un non militaire pourrait contredire ;
    - revues historiques:quelqu’elles soient,notre Histoire est subtilement dénigrée:rien n’est jamais bon,même nos victoires...Le sentiment national systématiquement inexistant...
    Devinez qui les chapeautent ?
    Quant’à ce qu’est devenu le cinéma français...une aspiration des subventions avec un résultat foireux,forcément...

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  • #3599626
    Le 13 mars à 15:34 par menfin

    la culture us amena aussi zorro, puis beaucoup d’autres.....
    le thème des héros est antique, et sa réception ô combien facile en terres chrétiennes.....
    de plus en plus cessant de vouloir vivre en héros, ne serait-ce que du quotidien,
    puisque la culture us disait que les héros viendraient d’eux-mêmes,
    de moins en moins hautement inspirés, les hommes se sont assis dans leur canapé flambant neuf.....
    effet collatéral, la démocratie bien comprise se meurt.....
    nietzsche : "la naissance de la tragédie",
    où comment la tragédie grecque, religieuse par essence, une fois intellectualisée,
    sans participation du publique, sombra, entraînant avec elle la démocratie grecque.....

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  • #3599707
    Le 13 mars à 22:14 par Lérins

    Pour donner un exemple concret : nous sommes extrêmement déçus par "La vieille dame du quai de Conti"...le conformisme le plus plat, l’à-plat-ventrisme sur tous les sujets culturels, de la part de ces "Habits Verts" que l’on aurait attendus frondeurs, et portant l’estocade aux pouvoirs en place.

    Chacun de ces petits Messieurs (et dames, puisqu’il y en a depuis que Jean d’Ormesson avait fait campagne pour cette dame belge à la voix rauque, Marguerite Yourcenar, un esprit brillant mais un faux-cul de première classe, je parle de Jean d’O.) a fait son petit parcours de premier-de-la-classe, pour se hisser enfin sur l’un des sièges des grands Anciens, et il ne l’ouvre plus que pour le béni-oui-oui.

    Bien sûr quelques exceptions notables, Jacques Laurent, Michel Déon, et quelques autres !

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  • #3600061
    Le 15 mars à 12:15 par Incognito

    En droit constitutionnel, l’Etat s’analyse comme le siège du pouvoir. Or, l’Etat, c’est le peuple. Le peuple est donc souverain car chaque citoyen détient une parcelle de ce pouvoir. Un peuple doté de la culture inspirée par la lecture de ses grands écrivains, philosophes, poètes, issus de la grande tradition française, aurait dû rejeter le modèle culturel américain. A l’aune des programmes,des séries, des jeux et des émissions de télé-réalité, l’homme moderne s’est désubstantialisé pour s’aligner sur la sous-culture US jusqu’à devenir un homo- economicus interchangeable guidé par son seul intérêt matériel. Quant au gouvernement, il doit veiller à la satisfaction des intérêts du peuple souverain et s’interdire tout transfert de souveraineté. Sans colonne vertébrale, fluctuant au gré de constructions intellectuelles fumeuses en complet décalage avec la recherche de la prospérité économique, le régime républicain est en réalité un monstre froid dont l’action vise à préempter la valeur ajoutée pour abaisser le niveau de vie et réduire les naissances dans une perspective d’éradication du peuple souche par le multiculturalisme et le métissage inter ethnique. Dans ce régime inféodé à une hiérarchie occulte de culture étrangère ( B’nai B’rith), les partis politiques investissent l’appareil d’Etat et les gouvernements utilisent les pouvoirs attachés à ses organes pour implémenter des actions vouées au service d’intérêts supranationaux en lien avec les « Big Three » de l’économie circulaire ( Blackrock, Vanguard, State Street) qui constituent le bras armé de la HFI dont l’objectif est de s’accaparer la richesse nationale en détruisant les protections économiques, et les défenses naturelles, culturelles, et identitaires des peuples souverains.En fait, la culture dominante et l’économie s’interpénètrent dans le cadre d’un programme rationaliste de destruction de la nation. La perte des avantages compétitifs d’une économie est un facteur de paupérisation d’une nation qui vise, via des attaques coordonnées de fonds vautours spécialisés dans la vente à découvert des actions des entreprises nationales, à transférer des pans entiers de la richesse du peuple à des intérêts privés. C’est cette culture fondamentale de la maximalisation du profit qui dépossède l’Etat de ses participations au capital des entreprises publiques ou cotées, spoliant ainsi le peuple de sa souveraineté économique résiduelle.

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