Il est bon d’écouter tous les points de vue sur la situation actuelle au Proche-Orient. Cossette a été le grand bonhomme des années 2016-2020, lorsque Trump a tout cassé. Il a disparu progressivement après l’élection, il est vrai très contestable, de Biden.
Puis il est revenu, après une traversée du désert, toujours avec ses principes QAnon, pour délivrer des analyses complexes sur le dossier israélo-iranien. En tout cas plus complexes que celles de William Reymond. Quant aux analystes de la presse mainstream française, on préfère ne pas en parler.
Il s’élève contre « les interprétations incisives », on comprendra binaires, entre Trump l’israéliste et Trump le crétin. La vérité est entre les deux, et peut même osciller au gré des coups, entendre coups de poker, du POTUS qui incarne aujourd’hui le game changer de la géopolitique mondiale. Qu’on le veuille ou pas !
Les gauchistes, depuis l’opération Epic Fury, se frottent les mains : Trump, cet âne, ce Custer, est piégé en Iran, il a trouvé son Viêt Nam. Les droitistes doutent, d’ailleurs, les identitaires chez nous ne l’aiment pas, trop illisible, le vieux. Entre les deux, il y a ceux qui essayent de distinguer un schéma derrière la fumée, l’écran, et parfois, l’écran de cinéma.
Parce que cette guerre, à l’mage de celle de 2025, mélange réalité et cinéma, et théâtre, celui des déclarations. C’est pour cela qu’elle est aussi difficile à lire. S’en tenir aux faits, entend-on ici et là, pour ne pas tomber dans les pièges, d’accord : mais quels faits ? Les faits sont-ils vraiment réels ? Doit-on croire les images ? Qui gère les images de la guerre ? Et l’on retombe sur le 11 Septembre...
Nous ne tombons pas dans le piège premier de dire que Trump s’est trompé, ou qu’il est manipulé par Netanyahou, parce que des signes contraires existent. Inversement, on ne peut pas dire que Trump est blanc comme neige puisqu’Israël a attaqué, encore une fois, et avec des moyens et un appui américains. La question est : quel jeu joue le président US, et quel est le but de ce jeu. Est-ce affaiblir l’Iran, ou, possiblement, affaiblir Israël ?
Parce que le grand public américain, et particulièrement la base MAGA, lui en veut pour cette entrée en guerre (voir la chaîne Fuentes-Owens-Carlson, capable aussi de théâtraliser), et en veut aussi au lobby juif américain pour avoir tordu le bras de Donald, comme Kalifat l’a fait avec Macron, un jour... C’est peut-être la toile de fond, un calcul profond et risqué pour changer l’empathie de camp, avec l’histoire des 165 petites filles assassinées, qui a touché le peuple américain, hollywoodisé à l’extrême depuis un siècle. On ne touche pas aux petites filles ! Surtout en pleine affaire Epstein.
Tous les fils se touchent, et une image nous a marqués, c’est celle du cartable rose de la petite Iranienne symbole, qui a fait l’objet d’un court-métrage (sur X !) dans lequel on la voit aller vers son destin funeste, au moment où un pilote (qu’on devine américain) prépare son missile sous l’aile du F-35, missile qui va pulvériser l’école...
Soudain, ont rejailli les images du film d’un certain Spielberg, le roi de l’émotionnel, avec sa mignonne petite fille en manteau rouge dans un film en noir et blanc (noir pour les nazis, blanc pour les juifs), une fillette raflée par les nazis (on vous laisse transposer) qui disparaît ensuite dans la nuit. On retrouve plus tard le manteau rouge par terre, ce qui signifie qu’elle est partie en fumée.
Si ça ce n’est pas croiser le réel avec le cinéma, une narration pour grand public empathique, on ne sait pas ce que c’est.
Iran just released a video showing two parallel stories :
A girl getting ready to go to school, and a U.S. soldier getting ready to bomb the school she attends.
Brutal. https://t.co/Ykmv1vm0O8
— China in English (@New_tres) March 10, 2026
Alors, quelle est la proportion de cinéma dans cette affaire ? Les Iraniens ont-ils dealé quelque chose avec Trump, et sur le dos de qui, sinon des Israéliens, qui ont maintenant une image déplorable, irréparable ? Mais alors, les destructions, sont-elles réelles ? Il y a bien des morts, dont le guide suprême, et son fils, l’héritier, le dauphin, maintenant blessé aux jambes... Et tous ces dignitaires assassinés par les Israéliens, qui ont inflitré pas mal de hauts gradés ? Les Israéliens ont-ils nettoyé le terrain pour un regime change en faveur de l’Amérique ?
Y aurait-il une guerre réelle, celle entre Iraniens et Israéliens, et une forme de cinéma entre Iraniens et Américains ? Pour duper qui ? Les foules occidentales ou les faucons de Tel-Aviv ? D’ailleurs, on les sent plus prompts à attaquer le Sud-Liban derrière le Hezbollah que les installations balistiques iraniennes... qui sont censées avoir été pulvérisées par 2 000 frappes, alors que les missiles tombent toujours, et de manière massive sur Israël. Si l’on en croit les Iraniens.
« Les bases ne sont pas nécessaires, l’objectif c’est un retrait américain de la région, et donc les Iraniens peuvent tirer autant de missiles qu’ils veulent sur les bases, les bases ne sont pas une ressource stratégique pour les États-Unis, ils comptent quitter la région pour se concentrer sur l’hémisphère occidental. »
Cossette est amoureux de Trump, cela se voit. Être amoureux rend parfois aveugle, mais aussi extralucide. Il y a les deux. On voit le monde à travers l’autre, ses aspects sombres, et ses aspects lumineux.


et
!








