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Mearsheimer résume la stratégie US : « Gagner toutes les batailles, et perdre la guerre »

Cette campagne de bombardement massive qui tue des civils iraniens ne va pas dans le sens d’un changement de régime, explique Mersheimer, mais d’un renforcement du lien entre le peuple et le régime, qui a pu être délité à un moment donné. L’attaque et les massacres israélo-américains sont contreproductifs, dans la droite ligne du Viêt Nam, de l’Irak et de l’Afghanistan.

Une guerre prolongée se retournerait contre les Américains

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Les Israéliens se consolent en notant que les Iraniens tirent de moins en moins de missiles, ce qui confirme une guerre d’attrition rapide, mais du côté de Tel-Aviv, la défense anti-aérienne (on dira anti-iranienne) est elle aussi exsangue.

Les trois belligérants payeront cher ce conflit, en vies humaines, d’abord, en poids économique ensuite, puisque l’Occident est déjà touché par ce que Le Figaro du 6 mars se refusait d’appeler un choc pétrolier. Le 10 mars, il titrait sur la possibilité d’un choc pétrolier à l’égal de 1975...

« C’est probablement l’une des plus fortes hausses du baril de Brent sur un laps de temps aussi court, voire même la plus forte. On verra à la fin de la journée où nous en sommes. S’il n’y a pas de signe de désescalade, il ne serait pas surprenant que cette hausse record se poursuive, tant qu’aucun signal ne montre que l’approvisionnement mondial n’est pas durablement menacé. » (Ruben Nizard, de la Coface)

Du côté américain, c’est-à-dire de la paire Hegseth-Trump, on est confiants, on se félicite des morts iraniennes. Mais le cynisme n’est pas la victoire, à la fois matérielle et morale.

 

 

Hegseth, qui est de plus en plus sur un siège éjectable, voit les ennuis surgir de partout.

« Tuer tous les musulmans » et harceler les gogo danseuses bourré

 

Du côté de Trump, malgré les explications de Cossette – tout est sous contrôle, il s’agit globalement d’un spectacle avec une issue trumpienne – les choses ne s’arrangent pas.

Si Trump a pu un temps jouer avec les faux conflits et contrôler le Grand Jeu, là, il est en plein déraillement moral. Ce qui va souvent de pair avec un déraillement stratégique.

 

 

On rappelle que Mearsheimer est le coauteur du fameux livre sur la politique extérieure américaine contrôlée par Israël. Avec le clown Hegseth contrôlé par Coleman, on est en plein dedans.

Chez nous, ce n’est pas mieux, parce qu’on tombe de plus haut, c’est-à-dire des années de Gaulle, avec une politique extérieure relativement indépendante et souveraine. La soumission ne se cache plus, aujourd’hui : la honte bue, on trouve ce vin pourtant piquant somme toute bon. Gouleyant, même. De l’habitude au goût, il n’y a qu’un pas, disait le poète.

 

 

On a pris l’exemple du vin, on aurait pu prendre celui d’un autre liquide, assez riche en nutriments, mais ne tombons pas dans la vulgarité, ou son mot savant, l’hegsethisme.

Après la guerre préventive, la guerre imprévue contre l’Iran

 
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17 commentaires

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  • Du côté américain, c’est-à-dire de la paire Hegseth-Trump, on est confiants, on se félicite des morts iraniennes.

     
    Cette guerre déclenchée par les États-Unis et israël contre la République islamique d’Iran a été présentée comme une opération visant à libérer la population iranienne du régime autoritaire des mollahs, alors qu’elle a aggravé la répression interne et a exacerbé les souffrances de la population....

     

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    • Discours typique issu de la propagande occidentale
      La seule souffrance des Iraniens vient de ce que leur font subir tous les alliés des états unis depuis le siècle dernier, cette guerre n’est que l’apogée de cette infamie et d’ailleurs les seules populations opprimées par leurs pouvoirs sont les populations occidentales. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.
      Attention à ne pas tomber de votre nuage, la terre en bas n’est pas ce qu’on vous raconte.

    • @ Daghlian

      La seule souffrance des Iraniens vient de ce que leur font subir tous les alliés des états unis depuis le siècle dernier...

      C’est exactement ce qui est dénoncé : ils bombardent et tuent des Iraniens "pour leur bien"...

  • Tous ceux qui suivent les déclarations de Trump disent au mieux qu’il panique, au pire qu’il a perdu la raison. J’ai même entendu des expressions comme : Un poulet sans tête.
    Poutine l’a envoyé balader. Il a menacé les européens qui s’en lavent les mains. Maintenant, il espère que Xi fasse quelque chose et le menace de reporter le sommet sur les droits de douane.
    Il ne sait plus que faire à part menacer tout le monde.

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  • Comme certains commentateurs disent, les américains ont perdu des millions de dollars pour remplacer des talibans par des talibans et sont en train de perdre des milliards pour avoir remplacé Khamenei par Khamenei.

    Leur seul talent historique est de foutre les pays les uns contre les autres et venir à la fin du match jouer les arbitres et emporter les marchés, ça ressemble étonnamment à la métaphore du petit coq. Après la guerre tout le monde en a marre et est prêt à faire toutes les concessions et c’est là qu’ils interviennent, l’océan atlantique étant une barrière naturelle qui les protège des conséquences de la merde qu’ils sèment.

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  • Ce sont les mêmes crétins d’experts et de journaleux qui en 2022 nous vendaient que le peuple Afghan était majoritairement épris d’occident avec une envie enracinée dans la jeunesse du modèle libéral. Résultat 20.000 talibans ont pris en quelques mois le pouvoir reçu en vainqueur dans le majorité des provinces et liquéfié une armée de 200 000 collabos surarmés. Le pire est que en dehors des lecteurs de ER 80% de multi vaccinés continuent à croire leur connerie enfin cette proportion décroit tout de même à en croire certains résultats dans nos villes...

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  • L’Iran et le régime des mollahs... L’oxydant et le régime des mollards : l’OTAN et ses réseaux glaviot, l’Europe et ses régimes de crachats sur le peuple, les États Désunis et leur graillon gaga jaune et orange, is rat hell et son régime de glaires verreuses,...
    Nous sommes décidément tous au régime !

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  • Ce n’est pas un régime mais une sinécure, pourquoi ce voiler la face. Nous sommes sous faux drapeau, nous devons comprendre l’imposture de ces z’elite hors sol et cmmunitariste. L’intelligence ne résonne pas forcément avec magouille, mensonge et détournement. C’est pas une IA mais une II, voir une III comme les feux arrières des nouvelles Peugeot ? Quel agressivité, d’où Jésus...

     

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  • "La guerre avec l’Iran n’est pas ce que vous pensezL’Iran n’est pas un État paria insolvable. L’Iran est la principale source de liquidités non couvertes pour le système bancaire parallèle (shadow banking). Londres est le hub ; Téhéran est la batterie offshore. Les crédits énergétiques du CGRI (IRGC) ne sont pas vendus, ils sont échangés contre des crédits vostro dans des banques omanaises de taille moyenne. Ces crédits sont regroupés en obligations synthétiques adossées à des collatéraux. Ils arrivent sur les desks de repo de Londres en tant que collatéral de haute qualité pour garantir des prêts à court terme. Sans cet afflux 24 h/24 de papier adossé à de l’énergie « sombre », les ratios de levier de la City de Londres s’effondrent. La guerre de 2026 contre l’Iran repose sur deux factions de l’élite mondiale qui s’affrontent. Leur combat est passé des salles de conseil à des événements cinétiques, ce que l’on peut aussi observer à travers d’autres « accidents » apparemment sans lien, sous la forme de crashes de transports privés et de failles de sécurité chez les dirigeants mondiaux.

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  • .Faction A :
    Les banquiers centraux de la vieille argent, ils visent à maintenir la boucle Iran ouverte à tout prix. Ils savent que le ratio dette/PIB occidental est terminal. Ils utilisent le commerce parallèle pour supprimer l’inflation domestique et empêcher le marché des repos de se gripper. Pour eux, un accord nucléaire n’est qu’un patch légal pour faire continuer à couler le « détergent ».
    Faction B :
    Les néo-féodaux de la Silicon Valley, ils visent l’escalade cinétique et un changement de régime. Ils veulent forcer un défaut global et un « Great Reset » pour faire passer tout le monde sur un registre entièrement tracé par CBDC. Ils attaquent la boucle Iran parce qu’elle n’est pas tracée et donne à la vieille monnaie un moyen de survivre sans leur technologie. Il n’y a pas de blocus, c’est un monopole. Les sanctions ne sont pas des murs, ce sont des péages. Elles créent une taxe de conformité qui garantit que seuls les 5 plus grandes banques peuvent gérer le volume.Saisir la banque centrale d’Iran, c’est avant tout supprimer les dernières réserves d’or hors réseau. Si la boucle Iran se brise, Londres subira une décote de liquidité de 30 % en moins de 48 heures, ce que l’on pourra voir via un décalage dans le ratio or/pétrole. L’escalade impliquera probablement la coupure de câbles sous-marins.Le système est en train de cannibaliser sa propre infrastructure pour rester en

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  • L’incompétence et la toxicité de Trump sont providentielles dans le contexte de la guerre actuelle, qui n’aurait pu survenir au pire moment pour Israël : en effet le monde entier est en train de lâcher non seulement Israël mais aussi les USA, les seuls qui pourraient réellement leur venir en aide. Cela à cause de Trump précisément.

    La Chine et l’Inde peuvent profiter de la situation et éviter le désastre économique et financier à venir (l’Iran les laisse passer le détroit bloqué).

    On est face à la possibilité réelle d’un nouveau "monde multipolaire", dont rêvaient justement les détracteurs de l’hégémonie économique, industrielle et militaire anglo-américaine.

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  • Merci pour ce très bon résumé vidéo d’une interview de John Mearsheimer rappelant notamment les stratégies désastreuses des États-Unis d’Amérique du nord au Vietnam et en Afghanistan.

    Chaque jour où l’Iran répond aux frappes (le 20e jour à l’heure où j’écris, je crois) affaiblit ses ennemis sur le plan financier, politique, communicationnel, social - les deux parties le savent.
    Je m’attends dans les semaines qui viennent à des surprises, calculées, mal évaluées ou désespérées des deux côtés.

    Pas besoin de commenter plus : rendez-vous dans une semaine au moins.

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