Cette campagne de bombardement massive qui tue des civils iraniens ne va pas dans le sens d’un changement de régime, explique Mersheimer, mais d’un renforcement du lien entre le peuple et le régime, qui a pu être délité à un moment donné. L’attaque et les massacres israélo-américains sont contreproductifs, dans la droite ligne du Viêt Nam, de l’Irak et de l’Afghanistan.
Une guerre prolongée se retournerait contre les Américains
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Les Israéliens se consolent en notant que les Iraniens tirent de moins en moins de missiles, ce qui confirme une guerre d’attrition rapide, mais du côté de Tel-Aviv, la défense anti-aérienne (on dira anti-iranienne) est elle aussi exsangue.
Les trois belligérants payeront cher ce conflit, en vies humaines, d’abord, en poids économique ensuite, puisque l’Occident est déjà touché par ce que Le Figaro du 6 mars se refusait d’appeler un choc pétrolier. Le 10 mars, il titrait sur la possibilité d’un choc pétrolier à l’égal de 1975...
« C’est probablement l’une des plus fortes hausses du baril de Brent sur un laps de temps aussi court, voire même la plus forte. On verra à la fin de la journée où nous en sommes. S’il n’y a pas de signe de désescalade, il ne serait pas surprenant que cette hausse record se poursuive, tant qu’aucun signal ne montre que l’approvisionnement mondial n’est pas durablement menacé. » (Ruben Nizard, de la Coface)
Du côté américain, c’est-à-dire de la paire Hegseth-Trump, on est confiants, on se félicite des morts iraniennes. Mais le cynisme n’est pas la victoire, à la fois matérielle et morale.
Sur LCI, Gallagher Fenwick pointe l'impréparation abyssale de l'administration Trump face au piège iranien. Le même gouvernement qui menaçait d'annexer le Groenland avec arrogance supplie aujourd'hui ses alliés de venir le sauver d'un désastre économique !
L'argumentaire… pic.twitter.com/xuYGBwV1P0
— Ryo (@iamlouay) March 15, 2026
Hegseth, qui est de plus en plus sur un siège éjectable, voit les ennuis surgir de partout.
« Tuer tous les musulmans » et harceler les gogo danseuses bourré
Qui est le ministre de la Guerre, Pete Hegseth ?
De l'aveu même de sa propre mère, un agresseur sexuel qui fréquentait les clubs de strip-tease en état d'ivresse et harcelait les femmes. pic.twitter.com/QEUY1MDQ9w
— Benoit Martin (@benoitm_mtl) March 15, 2026
Du côté de Trump, malgré les explications de Cossette – tout est sous contrôle, il s’agit globalement d’un spectacle avec une issue trumpienne – les choses ne s’arrangent pas.
Si Trump a pu un temps jouer avec les faux conflits et contrôler le Grand Jeu, là, il est en plein déraillement moral. Ce qui va souvent de pair avec un déraillement stratégique.
#Iran - La diplomatie iranienne a plusieurs siècles d'avance sur celle de l'administration Trump. Ils ne jouent pas dans la même cour.
Trump : « Je leur ai dit : pourquoi avoir coulé le bateau iranien ? Ils m'ont répondu : parce que c'est plus drôle ! »
Le ministre iranien : « … pic.twitter.com/78RWe0z8UB— Dr Qube (@ai_qube_fr) March 15, 2026
On rappelle que Mearsheimer est le coauteur du fameux livre sur la politique extérieure américaine contrôlée par Israël. Avec le clown Hegseth contrôlé par Coleman, on est en plein dedans.
Chez nous, ce n’est pas mieux, parce qu’on tombe de plus haut, c’est-à-dire des années de Gaulle, avec une politique extérieure relativement indépendante et souveraine. La soumission ne se cache plus, aujourd’hui : la honte bue, on trouve ce vin pourtant piquant somme toute bon. Gouleyant, même. De l’habitude au goût, il n’y a qu’un pas, disait le poète.
TF1 a supprimé un tweet et s'est excusée pour avoir écrit « régime israélien » mdr la première chaîne de France à genoux en moins de 24h pour un mot, un seul mot, utilisé quotidiennement pour la Russie, l'Iran, la Corée du Nord, la Chine, la Syrie, sans que personne n'ait jamais… pic.twitter.com/ADuzPFrn0Q
— Mehdi (e/λ) (@BetterCallMedhi) March 15, 2026
On a pris l’exemple du vin, on aurait pu prendre celui d’un autre liquide, assez riche en nutriments, mais ne tombons pas dans la vulgarité, ou son mot savant, l’hegsethisme.


et
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