Dans la chronique de PEB sur Radio Nova, flics et gendarmes en prennent pour leur grade. Si le propos est exagéré, notamment en ce qui concerne les viols et les meurtres commis par les forces de l’ordre, il reste un immense malaise depuis la répression des Gilets jaunes, qui a sali l’image de la France, et de ses dirigeants.
La parenthèse enchantée de l’assaut au Bataclan est oubliée. Il est loin le temps où les gauchistes (un peu bobos) applaudissaient les sauveurs des quinze otages scotchés dans un couloir à l’étage de la salle de concert, abattant deux terroristes sans faire de blessé chez les « civils ».
Depuis, la vie d’un régime de plus en plus répressif a repris ses droits. La police française a viré à la milice de régime, un régime rejeté par 90 % des Français. Les grands flics devraient se poser des questions.
Il est quand même pas mal ce gars là. Pas sûr qu’il vive vieux s’il ressort en manif mais en attendant chapeau. https://t.co/YNcrnuN8Yd
— Bruno Gaccio (@GaccioB) November 10, 2025
PEB parle des enregistrements des gendarmes (réalisés par eux-mêmes avec la caméra au corps) qui ont réprimé la manifestation anti-mégabassines de Sainte-Soline. Si les ecowarriors (il y avait des black blocs dans le tas) ne sont pas des anges, les 3 000 FDO étaient là pour faire mal, pas pour assurer la sécurité de la manifestation.
Les révélation de @Mediapart et @libe sur les méthodes de la gendarmerie à Ste-Soline permettent d'établir clairement que la violence, le risque assumé de mutiler et même de tuer, la jouissance devant les blessures infligées, étaient bel et bien du côté des forces de l'ordre.
1/2 https://t.co/6uR4p0cxWn— Les Soulèvements de la terre (@lessoulevements) November 5, 2025
Ces vidéos montrent aussi des dizaines de commentaires particulièrement déplacés et d’insultes visant les manifestants, traités de « fils de pute », d’« enculés », de « pue-la-pisse ». Des gendarmes se vantent d’avoir touché des manifestants « en pleine tête » ou « dans les couilles », se réjouissent de « leur faire mal » et vont jusqu’à dire qu’il faudrait « les tuer ». (Mediapart)
Lors de ce rassemblement du 25 mars 2023, même des manifestants pacifiques ont été visés par les tirs tendus de LBD. Les FDO ont fait du tir au pigeon, et pas de détail. Il s’agissait vraiment de faire un carton, de faire peur, comme pour les Gilets jaunes, que les manifestants ne reviennent pas. Un comportement inqualifiable couvert par des autorités qui ont donné cet ordre.
La sécurité des biens avant celle des personnes
Dans l’article de Mediapart, il y a des morceaux de choix, qui confirment la volonté de faire mal :
« Pourquoi ne pas avoir laissé les manifestants accéder symboliquement à la bassine comme ils l’ont demandé ? », ont demandé les enquêteurs de l’IGGN à la préfète, pour qui une telle option était exclue : « Ils ont reconnu que ce ne serait pas que symbolique. […] Il m’appartenait d’assurer la sécurité des biens. […] Leur volonté était aussi de s’en prendre aux forces de l’ordre. »
L’éternelle histoire de la poule et de l’œuf, sauf que la poule, en l’occurrence, était armée et voulait en découdre. Le régime de Macron, au-delà de toutes ses décisions catastrophiques, aura été celui de l’éborgnage et de la mutilation. Un avant-goût, là encore, de révolution...


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