France Cul est fière de se déclarer partenaire d’un film, que disons-nous, d’une œuvre qui marquera le cinéma. Il s’agit d’une histoire d’amour, mais un peu spéciale. On écoute le pitch, on mate la bande-annonce et on passe à l’analyse.
Adam est un homme bon. De ceux qui prennent soin des autres sans bruit, qui parlent aux chiens comme à des confidents et qui regardent l’avenir avec une inquiétude sourde. Propriétaire d’un chenil, il vit entouré de vies qu’il protège, tout en étant rongé par une éco-anxiété omniprésente, symptôme d’un monde à bout de souffle.
Super. Maintenant on écoute le héros – ou l’antihéros – résumer la problématique :
« Les températures globales augmentent sans arrêt, ça provoque toutes sortes de catastrophes naturelles ! »
Vous allez nous dire, oh, encore un film débile d’un connard gauchiste (choisissez un mot, pas deux, par pitié) facile à démolir. Pour une fois, pas du tout. On vient de comprendre : le woke est un méga prank, une imposture situationniste mondiale, un coup de génie. Les gauchistes sont tombés dans le panneau, les droitistes aussi : les premiers applaudissent l’effondrement de la raison, les seconds hurlent contre la perte de sens, seuls les situ, situés au troisième degré (au balcon, pendant que ça s’écharpe en bas), s’amusent.
On résume : le premier degré, c’est le gauchisme ; le deuxième, le droitisme ; et le troisième, le situationnisme. Ceux qui n’ont pas suivi l’actu culturelle des années 50 peuvent se refaire avec une PUF qui nous livre une clé de compréhension, une sorte d’ hommage à Mohamed Ridal :
« Parmi les pratiques qui sont passées à la postérité, il y a en premier lieu le détournement... »
Pas sûr que les femmes qui rêvent d’amour valident l’homme fragile et déconstruit qui fait pipi au lit parce que la température risque d’augmenter d’un degré sur les sites du Monde et de Libération dans 150 ans.
En fait, il s’agit d’art contemporain, seulement accessible à quelques individus supérieurs (en conscience, pas racialement). Et comme pour l’art contemporain, on rigole trois secondes sur le mode « qu’est-ce qu’ils sont cons », et après, on passe à autre chose. C’est cruel, mais dans la nature humaine.
Pour ce qui concerne le vide-salle baptisé Amour apocalypse, nous vous offrons, pour récompenser votre fidélité, un second extrait de la fiche promo de France Cucul.
Entre Adam et Tina, une relation se tisse à distance, portée par les mots, l’écoute et le besoin vital de réconfort. Amour apocalypse raconte cette rencontre fragile, née dans l’ordinaire et traversée par les angoisses contemporaines. Un film délicat et profondément humain, où l’intime devient un refuge face à l’effondrement annoncé.
L’effondrement annoncé du film ou du climat ?


et
!








