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L'actualité en bref
Août 2010Source : gaullisme.fr
L’idée d’un impôt européen n’est plus taboue à Bruxelles. Alors que les États cherchent à tailler dans leurs dépenses publiques pour passer le cap de la crise, la Commission planche sur différentes pistes pour augmenter les recettes fiscales – dont celle d’une taxe directe.
« De nombreux pays veulent voir leur contribution allégée. Cela ouvre directement la voie à une réflexion sur des sources de revenus propres, qui ne soient pas exigibles par les ministres des Finances », a assuré lundi le commissaire au Budget, Janusz Lewandowski, dans une interview au Financial Times Deutschland. Selon son porte-parole, des propositions « chiffrées et précises » sont en voie de finalisation, pour être présentées le 21 ou le 28 septembre.
En lançant son ballon d’essai, M. Lewandowski a assuré que se doter d’une fiscalité propre n’était qu’une piste parmi d’autres. Plusieurs idées sont à l’étude, comme celle d’une taxe sur les transactions financières, d’une taxe sur les droits d’émission de CO2, ou encore d’un impôt sur le transport aérien.
Nécessaire, la remise à plat du système est aussi délicate. En effet, les nouvelles sources de financements devront être « politiquement acceptables, techniquement faisables et financièrement intéressantes », souligne-t-on de source proche de la Commission.
La taxe bancaire ou carbone pose un autre problème : politiquement acceptable pour les citoyens plus enclins à faire payer les banques ou à dépenser pour un avenir plus vert, mais techniquement complexe à mettre en place.
Rien n’a encore été décidé, souligne-t-on à Bruxelles. D’autant qu’« il y a aussi une autre façon d’aborder les choses, par la réduction des dépenses ». La politique agricole, qui absorbe 45% des dépenses, ou les fonds de cohésion risquent d’être les premiers à se retrouver dans la ligne de mire.