En 1933, date de l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler, L’Allemagne compte 560 000 juifs. Quinze ans plus tard, ils ne sont plus que 37 000. Beaucoup sont morts en Pologne, beaucoup sont partis en Amérique ou en Israël. Aujourd’hui, la communauté juive allemande s’est reconstituée, elle se monte à 240 000 personnes, dont 100 000 très communautaires. Ces chiffres sont évidemment très contestés, grossis ou dégrossis selon les intérêts du moment, intérêts sionistes ou antisionistes.
En toute décontraction dans un entre soi sans prépuce étoilé , un juif explique que les dirigeants israeliens envisagent la possibilité de bombarder quelques capitales europeenes si l’antisemitisme continue....
— Luc-Ferdinand.Saline (@L_F_Saline) June 26, 2026
Alors que la communauté se refaisait une place au soleil, avec des gouvernements allemands successifs inféodés à Israël, jusqu’à donner des sous-marins d’attaque nucléaires aux malades mentaux de Tel-Aviv, qui menacent maintenant les capitales des pays jugés antisémites (le monde entier non juif est antisémite, par définition) [1], voici que le renouveau nationaliste allemand, donc antisémite !, les pousse à émigrer en Israël.
C’est Le Figaro qui a recueilli « l’inquiétude » de la communauté juive allemande, donnée inquantifiable autant qu’invérifiable, les représentants de la commu se disant toujours inquiets, afin de serrer la vis des populations hôtes. Il a suffi d’un incident pour déclencher une espèce de déportation volontaire. Si l’on en croit le Judenrat, pardon, le Zentralrat der Juden (le Conseil central des juifs, le CRIF d’outre-Rhin).
« Sorry, there are no jews allowed in our hotel » (« Désolés, les Juifs ne sont pas autorisés dans notre hôtel »). Telle est la réponse reçue par un client israélien, sur la plateforme Booking, de la part de l’établissement bavarois « Zum Hirschen » dans lequel il souhaitait réserver une chambre. Rendu public début juin sur les réseaux sociaux et dans les médias allemands, cet incident a suscité l’indignation. « Sommes-nous de retour dans les années 1930 ? », s’est notamment insurgée sur X Talya Lador-Fresher, consule générale d’Israël pour le sud de l’Allemagne et ancienne ambassadrice en Autriche.
A y est, fallait que quelqu’un se dévoue pour un point Godwin années 30. Alors que les Israéliens sont plongés dans trois ou quatre guerres doublées d’un génocide, et maintenant on ne parle plus de 78 000 morts mais d’un multiple de 78 000, la presse veut nous faire pleurer avec l’inquiétude de la commu germanique. Il est pourtant peu probable que les Allemands rouvrent les camps en Pologne, pour y fourrer les 240 000 inquiets. Il faut être malhonnête ou couillon pour le croire. Mais cela suffit à renverser la charge de la culpabilité, et c’est bien l’objet de cette pseudo-information pendant que les Israéliens massacrent partout autour d’eux.
Là-dessus, l’Intérieur fédéral a évidemment sorti des stats supersoniques des actes antisem, avec des chiffres là encore totalement invérifiables puisque fournis par la commu elle-même. On ne change pas une équipe qui gagne... Bon, c’est vrai qu’« un commerçant a affiché un panneau “Les Juifs sont interdits d’entrée ici” dans sa boutique de Flensburg (Schleswig-Holstein) », écrit Le Figaro. Le malheureux a pris six mois avec sursis, ce qui va peut-être encourager des collègues.
On a eu un autre petit problème avec cet article, puisqu’il table sur une commu de 125 000 juifs, alors qu’on trouve le double sur Google. C’est là où l’on comprend que ces données sont élastiques, et dans les deux sens, quand ça arrange la commu. Pour le 7 Octobre, les autorités israéliennes ont parlé de 1 200 morts, mais il s’avère qu’il y avait des gars du Hamas dedans (on n’a pas dit combattants, sinon c’est prison direct). En plus, les autorités n’ont pas fait le détail entre les balles du Hamas et les grosses balles des hélicos, qui vous coupent un homme en deux. Sans oublier les tirs de chars Merkava, qui ont déglingué des baraques entières de colons, qui étaient pris en otage à l’intérieur par des comba… des gars du Hamas.
« Il existe des régions d’Allemagne où, en tant que Juif, on peut encore aujourd’hui vivre sans être importuné. Mais dans d’autres, certains préfèrent cacher leur confession. »
Voilà, c’était un petit tour en Allemagne pour comprendre l’élasticité du concept de communauté juive. En France, par exemple, on nous fait croire que la commu de 500 000 juifs se dépeuple de jour en jour, qu’ils partent tous là-bas, où c’est le bonheur. C’est évidemment du pipeau. Sachant qu’il y a 400 000 juifs rien qu’à Paris, pour ceux qui se déclarent juifs, donc en oubliant les cachés, les marranes et les changements de noms, on ne doit pas être loin du million sur la France. Le nombre est devenu une arme politique. L’autre disait que la quantité devenait qualité...
Il y a une forme de cynisme chez Jean-Luc Mélenchon, qui considère qu'il pourrait attirer les voix de ceux qu'il pense sensibles à l'antisémitisme, en tenant des propos de plus en plus critiquables.
Aujourd'hui, nos compatriotes juifs sont en danger avec la montée de… pic.twitter.com/MA7Z9gpsS5
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) June 24, 2026
« La rupture politique de Marine Le Pen (@MLP_officiel) avec son père, elle se fait sur la question juive. Ce n’est pas pour aujourd’hui essayer de charrier ou de recycler des gens qui auraient ce type d’inclinaison » : @sebchenu @RNational_off #ForumRadioJ @RadioJFrance pic.twitter.com/WnpBpGqRE8
— Haziza Frédéric (@frhaz) June 28, 2026
Là où il y a une réalité, et cela devrait donner à réfléchir aux CRIF d’ici et de là-bas, c’est que les juifs ont sur le dos l’extrême droite (qui n’est pas complètement marinisée ou bardellisée), l’extrême gauche depuis le 8 Octobre, et les islamistes, du moins les musulmans depuis 1948. C’est vrai que ça fait du monde, mais il faut alors se poser la question : pourquoi tout le monde contre eux ? Et là on en revient aux années 20, et au génocide des Palestiniens...
🇫🇷🇮🇱🇵🇸🏛️ LUNAIRE — Marseille – Conseil municipal tendu : Fabienne Bendayan (opposition, ex-CRIF) dénonce la chute de subvention à son association (10 000 à 1 000 €), réorientée vers une association palestinienne.
Benoît Payan évoque les millions déjà versés à la communauté…
— Focus (@FocusMedia_Fr) June 27, 2026
Il y a un mois, France 24 nous racontait que l’Allemagne
était une destination de choix pour les juifs qui quittaient Israël...


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