@Anonyme, Si tout le monde remet en cause le socle chrétien de la civilisation occidentale à l’aune de sa nostalgie d’un âge d’or antique ou de son adhésion à une autre religion, on aboutit à une réécriture de l’histoire.
Dans la mesure où le dogme chrétien a donné naissance à :
une liturgie qui rassemble des fidèles de la société civile dans des communions, processions, célébrations, pélerinages
une musique sacrée (chants grégoriens, chants du vendredi saint en latin, opéras)
des constructions monumentales (églises, cathédrales, l’abbatiale Saint-Austremoine est un édifice de style roman dans le du Puy-de-Dôme),
un faste architectural (châteaux de la Loire, Versailles) en l’honneur d’une royauté de droit divin
une peinture sacrée (scènes de nativité, d’adoration, de crucifixion, de lapidation)
des représailles génocidaires de l’appareil d’État pour mater les insurrections de chrétiens contre-révolutionnaires (200 000 Vendéens massacrés),
l’art gothique (cathédrale de Sens, abbaye de Saint-Denis)
Parce qu’elle a redessiné, à la gloire de Dieu, la topographie des villages avec l’église pour nexus centripète, créé desréseaux de solidarité (Scouts, Croix Rouge, Compagnons du Devoir, Emmaüs, Restos du Cœur), influé sur la vie politique (Talleyrand était homme d’église), philosophique (René Descartes a produit le Discours de la méthode sous l’impulsion de sa foi catholique), et même scientifique (l’inventeur de la calculatrice Blaise Pascal était janséniste), la chrétienté se trouve indubitablement au fondement de la civilisation occidentale.
Ceux qui ont lu attentivement Platon et Aristote ne manqueront pas de voir en eux des pré-chrétiens.