Il y a eu Manu la Tremblote, puis Patrick Liste Noire, il y aura Emmanuel Péril Scolaire, sous-entendu Grégoire, ou Péril Scolaire Grégoire, soit PSG, mais ça peut prêter à confusion. Il est des affaires qui vous collent à la peau, et qui ne vous lâchent jamais.
Bien sûr, les gens qui alimentent ce genre de compagnonnage ou cet amalgame sont des méchants, mais toujours moins que les salopards qui ont violé des enfants, avec la bénédiction d’une mairie qui a mis une décennie à réagir, alors que les faits remontent à 2015. L’ascenseur de la justice semble bloqué à Paris, la ville de Delanoë puis Hidalgo, grands amis des LGBT, mais cela peut être une énième coïncidence.
Question : au bout de combien de coïncidences peut-on parler d’une politique ?
Aujourd’hui, le lobby (LGBT) qui règne à Paris, la main sur le cœur, déclare qu’il met le paquet (qui n’a pas été mis en 2015, quand les viols sur enfants étaient visiblement autorisés) sur cette affaire, qui dérange la caste plus politiquement que moralement. Heureusement, les élections sont passées, et les Parisiens ont pris pour six longues années de lobby LGBT dans la face, pour rester polis.
Le journal antisocialiste mais qui l’est quand même un peu Le Figaro a évoqué le sparadrap de Péril Scolaire Grégoire ce 18 juin 2026. On apprend que l’affaire pédocriminelle l’a « épuisé ». Il souffre, donc.
Lundi prochain, Emmanuel Grégoire fêtera ses trois premiers mois à la mairie de Paris. Deux adjectifs lui suffisent pour qualifier ses premiers pas dans les fonctions de premier édile qu’il a tant convoitées : « heureux » d’abord, « épuisé » ensuite. Les journées à rallonge de la campagne municipale n’ont pas raccourci, tant s’en faut. « Je travaille quatorze heures par jour », confie-t-il dans un sourire. Sur son bureau trône un dossier si lourd qu’il écrase tous les autres : « Un tiers de mon temps est dédié au scandale du périscolaire », déclare le socialiste, qui assume cette priorité absolue.
On peut imaginer que l’enquête sénatoriale, cette chambre de bons pères de familles qui digère en permanence son alcool et son gigot, saura endormir doucement le scandale, à la façon d’un boa. L’étouffement est une spécialité de la justice et de la politique françaises, une alliance de copains qui n’ont pas intérêt à faire de vagues. Comme l’école avec les cas de profs pédophiles, les rectorats préférant les muter plutôt que les envoyer devant la justice.
Pour dire la gêne de PSG et les limites de sa convention citoyenne sur l’affaire du périscolaire, devenue la priorité (selon lui) de son mandat, voyez qui a été nommé à la tête de la MIE, la mission d’information et d’évaluation. Encore un machin qui fera écran entre les Français, surtout les parents !, et la vérité. Les Belges ont connu ça avec l’affaire Dutroux il y a trente ans.
Outre la détresse des enfants victimes et de leurs parents, le nouvel exécutif parisien se retrouve confronté à la pression médiatique et au feu nourri des oppositions. Le Conseil de Paris, réuni jusqu’à ce jeudi, en a témoigné. À de nombreuses reprises, le maire a été nommément visé pour les défaillances constatées depuis de nombreuses années. Emmanuel Grégoire a finalement consenti à la création d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) réclamée de longue date par l’opposition de droite, qui devrait en assurer la présidence. Dans le même temps, il a nommé à la tête des affaires scolaires Catherine Baratti-Elbaz, maire socialiste du XIIe arrondissement entre 2014 et 2020, suscitant l’indignation de la droite. L’arrondissement est effectivement l’un des plus touchés par les violences.
Cette méthode a un nom : donner au pyromane les habits du pompier. Cela permet de bien circonvenir l’incendie... médiatique. Droite et gauche, réunies dans un antigrégorisme de circonstance, cognent sur le supplicié. Chikirou prend la tête de la meute.
« J’accuse le maire de procrastination. Sans pression populaire et politique, il ne cherche qu’à diluer sa propre responsabilité. Il pense que ce n’est qu’un mauvais moment à passer », fustige cette proche de Jean-Luc Mélenchon, « extrêmement déçue », qui porte des accusations graves : « Tout le monde savait et Emmanuel Grégoire veut faire perdurer l’omerta. Il n’a pas bien compris ce qu’il se passe. Son seul objectif est d’évacuer le dossier. » (Le Figaro)
On a diffusé ici la réponse de Tanguy (RN) après le tweet menaçant de PSG qui voulait faire taire toute critique et surtout toute mise en cause personnelle, un bel exemple de courage politique. Suite à cela, le maire PS A effectivement attaqué le député mariniste.
Le maire de Paris prévient qu’il est prêt à emprunter la voie judiciaire en cas de mise en cause personnelle. Il a déjà porté plainte contre Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national, qui a mis « directement en cause la responsabilité d’Emmanuel Grégoire et de tous les élus parisiens, socialistes et de gauche qui étaient aux responsabilités à l’époque et qui le sont encore » dans une interview sur Europe 1. Pas de quoi faire frémir Sophia Chikirou, très remontée : « Attaque-moi en justice, Emmanuel. Jamais de la vie tu nous feras taire. »
On le voit, le remède est pire que le mal. PSG a emprunté une voie difficile en free solo, où les occasions de chute sont nombreuses. S’il reconnaît des « dysfonctionnements », tiens, comme dans le dossier Lyhanna, mais au grand jamais de « dissimulation », ce qui est risible, puisque les plaintes ont été étouffées pendant dix longues années, PSG n’a plus de marge de manœuvre : son mandat va être un enfer. Moins que celui des enfants agressés, vous nous direz. Imaginez les dégâts que les pédocriminels infiltrés dans ce milieu ont pu faire en dix ans...
« Pour l’instant, nous constatons énormément de dysfonctionnements, mais jamais aucune dissimulation de la part de qui que ce soit. Si cela arrivait, nous effectuerions immédiatement un signalement à la justice. » (PSG)
Emmanuel va-t-il signaler PSG à la justice ? On peut rêver. Dans cette affaire, le maire est dans un étau : d’un côté les parents des enfants agressés sexuellement, de l’autre les animateurs du périscolaire, majoritairement innocents, qui pètent les plombs contre un « climat de suspicion généralisé ».... généré par tous les machins administratifs mis en place, sous la pression (parce que sinon, rien) par PSG.











