Il y a trente ans, très exactement, l’équipe nationale des Pays-Bas se déchirait sur une ligne Noirs-Blancs. Nous étions en juin 1996, en plein Euro organisé par la perfide Angleterre.
Les Oranje de l’époque comportent cinq joueurs noirs, tous issus de la grande équipe de l’Ajax qui vient d’aligner deux finales de Ligue des champions (qui ne s’appelait pas encore comme ça), une de gagnée contre l’AC Milan en 95, l’autre perdue contre la Juve en 96. C’est dire si l’ossature est puissante. Les blacks de l’équipe sont : Reiziger, Rijkaard, Seedorf, Davids et Kluivert.
Tous les clubs européens, dont les grands d’Italie, se jetteront sur cette génération dorée et plumeront l’Ajax, qui devra renaître de ses cendres, comme l’AJ Auxerre, toutes proportions gardées.
Davids, le meneur des black panthers, s’engueule avec le sélectionneur Guus Hiddink à cause d’une vague histoire de « trou du cul » et finit par se faire jeter, un peu à la manière d’Anelka en 2010 à Knysna. Sauf que Nico, lui, n’y était pour rien. Bref, Edgar fait son Thuram, l’équipe explose et se fait éliminer par les Français en quarts de finale. Fin de la révolte des esclaves.
Trente ans plus tard, il n’y a plus de querelle, l’ossature des Oranje est toujours noire, colonisation du Surinam oblige, le pays en sandwich entre le Guyana et la Guyane française. Les Pays-Bas explosent la Suède 5 à 1, et redeviennent une équipe qui fait peur. On a choisi le résumé de M6 avec le couple vedette de la chaîne privée, les très inclusifs Ophélie & Smaïl.
C’est marrant, l’équipe est noire et les supporters blancs. On entend déjà Finky grommeler dans son coin « black-black-black ». Mais les Hollandais s’en foutent, avec cette armada, ils ont de quoi aller en demies sans problème.
Comme pour la France, on peut parler d’une équipe africaine. Alors le débat d’une équipe africaine qui peut gagner la Coupe du monde, et quand, est clôt : la France l’a gagnée en 98 mais surtout en 2018, étant alors en majorité noire.
Inversement, dans l’équipe du Brésil 2026, on ne trouve qu’un vrai Noir à 100 %, Vinicius, les autres étant largement métissés. Sans tomber dans les stats raciales, ou racistes, les équipes se sont mondialisées, et les Allemands peuvent dire merci à leur nouveau Bomber der Nation (le surnom de Gerd Müller en 1974) qui n’a pas un nom très germanique : Deniz Undav, un Kurde !
L'Allemagne renverse la Côte d'Ivoire dans les derniers instants !
Kessié a créé la sensation... mais Undav est sorti du banc pour s'offrir un doublé !
La Nationalmannschaft est qualifiée pour les 16èmes ! pic.twitter.com/f1AefTamaq— beIN SPORTS (@beinsports_FR) June 20, 2026
Pour l’instant, au vu de ce premier tour, pas encore terminé, quatre équipe se détachent : deux équipes africaines (OK, le Surinam c’est pas l’Afrique, mais les esclaves venaient d’Afrique), les Pays-Bas et la France ; deux pays nazis métissés, l’Allemagne (le nazisme ne meurt jamais, il évolue) et l’Argentine.
Derrière, en outsider, l’Espagne, qui peut se réveiller ; le Portugal, s’il se débarrasse de Ronaldo, qui joue uniquement contre Messi. En vérité, la seule équipe véritablement africaine qui peut tout casser, c’est le Maroc. On va essayer d’annuler la sélection de Bouaddi pour le faire revenir chez les Bleus. Les bons rapports de Macron avec le Roi peuvent faire le reste.
On donne bien des milliards à une ordure camée qui détruit son peuple, on peut lâcher un milliard au Maroc pour récupérer Bouaddi. On sait pas qui a géré ce dossier à la FFF mais des têtes doivent tomber. Comme quoi, parfois, l’immigration a du bon.
Non, on ne parlera pas du Brésil qui fait honte à la grande équipe de 1970.









