Zohran Mamdani
Zohran Mamdani, maire de New York depuis le 1er janvier 2026, n’a pas participé au défilé pro-israélien annuel « Israel Day on Fifth » le 31 mai dernier sur la Cinquième Avenue, rompant pour la première fois depuis la création de l’événement en 1964 avec la tradition observée par tous ses prédécesseurs.
Le cortège a réuni la gouverneure Kathy Hochul, le sénateur Chuck Schumer, la procureure générale Letitia James, les anciens maires Michael Bloomberg et Eric Adams ainsi qu’une délégation israélienne conduite par le président de la Knesset Amir Ohana. Des marionnettes gonflables géantes à l’effigie de Zohran Mamdani et de son épouse ont été portées au milieu du défilé, brandissant les drapeaux américain et israélien.
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« Redevenir juif »
Invité sur France Culture le 27 mai 2026, le philosophe et éditeur belge Michel Feher était venu présenter son nouveau livre, Redevenir juif :
« Les Juifs diasporiques, comme moi, qui sont révulsés par la politique israélienne… Je crois que l’erreur que beaucoup commettent, erreur stratégique en tout cas, c’est de constamment argumenter sur le fait qu’une critique du sionisme, voire anti-sioniste, ce n’est pas la même chose que l’antisémitisme. Quand on fait ça, on se met dans une position défensive. Il me semble important, et en tout cas c’est l’objet de mon livre, de montrer qu’il y a une dimension antisémite dans le sionisme lui-même. Le sionisme, dès le départ, est un mouvement qui est fondé sur la détestation de la judaïté diasporique. Et ce n’est pas une provocation de dire ça, ce n’est pas une invention. Ce que j’ai dit, ce sont des banalités. Si vous lisez Herzl, si vous lisez Ben Gourion, si vous lisez Jabotinsky, si vous lisez David Gordon, vous verrez cette détestation. David Ben Gourion qui explique que les juifs diasporiques, c’est une communauté de déracinés cosmopolites, et il ajoute : “c’est la pire engeance qu’on puisse imaginer”. David Gordon, le fondateur du mouvement kibboutz mais aussi du premier parti socialiste en Palestine mandataire, explique que les juifs sont des parasites. Précisément, si mon livre s’appelle Redevenir juif, le juif que j’invite à redevenir, c’est celui qui habitait les cauchemars des antisémites de la fin du XIXe et du XXe siècle. C’est-à-dire que précisément il s’agit de revendiquer d’habiter tout ce qu’ils détestaient. Parce qu’il me semble que ce qui est le plus urgent aujourd’hui, c’est de raviver l’antifascisme. Et que pour raviver l’antifascisme, ce n’est pas une mauvaise manière que d’essayer d’incarner et de soutenir tout ce que les fascistes détestent. Donc je pense que le “redevenir juif”, en l’occurrence diasporique, c’est précisément ça. »
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Ariel Wizman
Ariel Wizman, né le 19 mai 1962 à Casablanca et arrivé en France en 1970, a publié le 26 mai 2026 dans Le Figaro une tribune dans laquelle il déclare ne plus se reconnaître dans Radio Nova après les polémiques suscitées par les chroniques de Pierre-Emmanuel Barré : « Nous avions un patron gauchiste, Jean-François Bizot, dont les amis pouvaient être chirurgiens, situationnistes, rappeurs, hippies, cathos fervents ou athées radicaux. Et tous mangeaient dans la même assiette. Sauf Dieudonné, que Bizot virait à coups de pompe. […] Ils ne peuvent pas comprendre... Je crois qu’on appelait ça être “libertaires”. […] Je ne suis plus un “humoriste de Radio Nova”, cette radio avant-gardiste, dénicheuse de talents. Pas politique, juste sympa. Je l’ai échappé belle, à quelques décennies près. […] En huis clos, riant l’un pour l’autre, appuyés par un parti, une idéologie, comme au bon vieux temps des purges, ils vivent d’applaudimètre et de sous-entendus, tous au service d’un aspirant “banquier anarchiste” ».
Ancien journaliste à Actuel sous Jean-François Bizot, fondateur de Nova en 1981 et créateur d’Actuel en 1970, Ariel Wizman a co-animé de 1993 à 1997 avec Édouard Baer l’émission La Grosse Boule sur Radio Nova, format d’improvisation totale qui a révolutionné les matinales radiophoniques. Parti de Canal+ en 2017, il acquiert en 2020, en compagnie de ses associés Nicolas Rey et Jonathan Siboni, la franchise de la marque de produits « discounts » chinoise Miniso pour la France avant de la revendre cinq ans plus tard à la société mère de Miniso, s’offrant ainsi, selon ses propres mots, « la liberté de vivre comme je l’entends désormais ».


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