Le shitstorm n’est pas toujours là où on l’attend. Au moment où cette vidéo du sympathique Billy a été mise en ligne, connaissant l’appétit des réseaux sociaux pour ce genre de créature, ce sont au contraire les LGBT qui ont tiré à boulets rouges sur des tradis ou des mascus qui n’avaient encore rien dit.
La légendaire tolérance gay
Le compte @75secondes en diffusant cette vidéo savait pertinemment qu'un torrent de haine serait écrit sur ce jeune garçon
Un ado heureux rend haineux ici— Jean-Jacques (@JJ91_78_24) July 10, 2026
Honnêtement, avec tout le respect qu’on doit à cette jeune personne, donc pas encore finie, on ne parlerait pas d’un « ado heureux » comme l’écrit Jean-Jacques, dont l’icone représente le drapeau LGBT.
Il est évident que Billy souffre d’un problème d’identité, et l’affichage de son ambiguïté ne change rien à cette perte de repères. On ne devient pas une fille parce qu’on ne se sent pas garçon : on bascule dans un no man’s land mental (on n’a pas dit gouffre) d’incertitude, d’angoisse, de questionnement. On peut magnifier, exalter, cracher cette souffrance à la face des autres – les hétéros, ces salauds –, ça ne change pas le problème fondamental : qui suis-je ? Où suis-je ? Papa et maman qui l’aiment c’est une chose ; l’ordre social, moins affectueux, en est une autre.
Pour montrer la fameuse tolérance gay, un certain Cory Le Guen, qui se présente comme ancien journaliste, écrit ceci :
« Vous savez parfaitement ce que vous faites. En publiant la vidéo d’un jeune homme qui vit simplement sa vie, vous savez aussi très bien quel public vous mobilisez et quel type de harcèlement vous allez déclencher.
Bande de merde. »
« Qui vit simplement sa vie », c’est à voir. De plus, Billy cherche la caméra, on allait dire les ennuis. Et là, soudain, sans rien faire, les mascus deviennent des « merde », peut-être même des assassins en puissance, puisque hétérosexuel égale homophobe, sur la base de la fameuse équation fondamentale : goy égale antisémite. Cependant, et c’est le risque des RS quand on sort un truc douteux sur un élan du cœur, un petit malin a retrouvé ça :
Ca ne change rien à la merde que tu es.
— Cory Le Guen (@coryleguen) July 9, 2026
La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre...
Pour en revenir à Billy, à qui l’on souhaite tout le bonheur du monde, surtout avec de tels parents, ce qui est certainement possible en physique quantique, la vie, même en fils de protégé, médiatisé, admiré, ne va pas être simple. La souffrance intérieure ne disparaît pas comme par magie par le succès, l’argent et, peut-être, le sexe.
Longtemps protégé de l’exposition médiatique, Billy Blanchard semble aujourd’hui prendre goût aux apparitions publiques. Au sortir du défilé, plusieurs personnes sont venues lui demander des photos. Une attention qu’il a accueillie avec naturel, prenant le temps d’échanger avec elles.
Son passage n’a d’ailleurs pas échappé à Arielle Dombasle. La chanteuse et actrice, qui est aussi sa marraine, a rapidement réagi sous une vidéo publiée sur Instagram par le créateur de contenus Sofiane Alarcon sur fond sonore de Suddlenly I see de KT Tunstall. « Je suis fière de mon petit Billy si cool, si charmant, si unique ». (Madame Figaro)
Un conseil, Billy : fais attention à tata








