Pourtant, Caroline n’est pas la plus méchante des intervieweuses, elle est liée au pouvoir par son compagnon Laurent Solly, ex-numéro 2 de TF1 et actuel dirigeant de Facebook France (et un peu d’Europe). N’empêche, Macron arrive à se planter devant elle, mentant mal, cultivant des mystères débiles, comme un enfant.
C’est un fait, personne n’a regardé cette opération de rafistolage d’image, pour un président largué à l’international entre les grandes puissances. Il ressemble en cela à BHL qui veut apparaître sur tous les terrains des conflits entre Occident et Orient. Ce sont des comédiens de théâtre. Certes, ils ont du pouvoir, mais leur impopularité, pour rester polis, donne une idée de leur éloignement des intérêts du peuple, de l’intérêt général.
Philippot à 3’54 : la rumeur de dissolution
Macron laisse planer le doute sur 2027, genre y aura peut-être pas d’élection, je vous prépare une surprise. Il a laissé fuiter l’idée d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée, histoire, si aucune majorité ne s’y dessine, de rester aux commandes au-delà de mai 2027, même si aucune date des deux tours n’est posée. On sent que le pouvoir profond ne veut pas le lâcher, à lui de trouver le moyen de rester, ou de revenir en 2032. Ah, s’il pouvait y avoir la guerre contre la Russie avant, il pourrait imposer son nouveau régime, cette manip constitutionnelle entre l’état d’urgence (dont on n’est jamais sortis) et l’état de siège, qui lui conférerait tous les pouvoirs.
On le voit, tout va se jouer en Ukraine, sur la ligne de front, et le retrait américain n’y est pas encore total. Trump veut abandonner l’Ukraine aux armées française, allemande et britannique, pour se concentrer sur la Chine, qui est en train de travailler sur des scénarios d’invasion de Taïwan. Sauf que, et c’est Le Figaro qui l’écrit justement, l’exemple foireux de l’opération Tyson Fury (blague) en Iran fait réfléchir l’armée populaire sur la méthode.
La réouverture promise d’Ormuz est une bonne nouvelle pour l’usine du monde, dont près de la moitié des approvisionnements pétroliers proviennent du golfe Persique, tout comme la survie du régime des mollahs est un soulagement. La guerre israélo-américaine lui a cependant offert un répit tactique et des enseignements stratégiques précieux. « Ceux qui veulent un jour se confronter aux États-Unis pourront apprendre beaucoup de l’Iran », euphémise Li Nexiong, professeur à l’université de sciences politiques et de droit de Shanghaï.
Ce premier bilan contrasté constitue un avertissement pour l’armée populaire de libération (APL), dont le haut commandement est décimé par les purges implacables orchestrées par le président Xi Jinping, avec Taïwan en ligne de mire. Il devrait encourager la Chine à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l’île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée, jugent les analystes.
La défense en hérisson des nationalistes chinois issus du Guomindang n’est pas facile à percer, et l’exemple iranien montre que des missiles bien disposés peuvent tenir en respect une armada.
Une France dépecée vivante
Macron ne pourra se maintenir au pouvoir que dans le chaos, qu’il soit intérieur (dissolution, mouvements de rue anti-RN sous le patronage de Mélenchon) ou extérieur (engagement direct dans le conflit ukrainien)... Ou les deux !
Cependant, si provoquer le chaos est chose facile, le contrôler l’est moins : Sarkozy a joué avec le feu des banlieues en octobre 2005, et il a failli s’y brûler. Il sera élu 18 mois plus tard, mais la France y perdra une bonne partie de sa souveraineté.
Macron est dans la ligne sarkozienne, de ce point de vue. La France est dépiautée petit à petit, et en dix ans Macron lui a retiré deux organes essentiels : l’industrie, puis l’agriculture. De la même façon que l’euthanasie a permis de prélever des organes sur une jeune fille vivante...


et
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