Egalité et Réconciliation
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Une cabane sur le toit du monde

C’est sûr que si Slice nous envoie une jolie brunette pour visiter les locaux d’E&R, on se fera un plaisir de lui faire faire le tour du propriétaire. En attendant, elle est tombée sur un écolo pur jus, que les droitistes appelleraient baba cool ou gauchiste à dreads, mais on attend les masculinistes en haut du rocher, l’hiver, par moins 20.

« Première autonomie, c’est l’eau, la terre, l’air, le soleil, le feu, c’est les éléments, c’est tout »

 

L’autonomie

 
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23 commentaires

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  • #3572864
    Le 2 novembre 2025 à 16:50 par lometego

    C’est bien, mais tous ces gens la sont sans enfants
    Le role premier d’un organisme vivant c’est de se reproduire.
    Ce sont eux les hybrides F1.

     

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    • #3573207
      Le Novembre 2025 à 14:41 par Alcibiade Didascaux

      Dans notre merveilleuse démocratie, ne pas mettre ses enfants à l’école est désormais interdit. De là à dire que c’est pour enrayer un mouvement de retour à la terre, voir à la vie sauvage beaucoup plus important qu’on ne le croit...

  • #3572866
    Le 2 novembre 2025 à 17:34 par Lazeby

    L’autonomie absolue est nécessairement un choix de vie et pourquoi pas, mais elle ne saurait être une politique, celle-ci visant à organiser la vie sociale en commun malgré l’exigence d’autonomie propre à chacun.
    Il me semble que de l’autonomie revendiquée en impératif absolu au " there is no society" de Margaret Thatcher il n’y a pas loin et cela donne politiquement au mieux les libertariens, soit des gens parmi d’autres qui courront éternellement après leur rêve de Robinson dans un monde de Robinson.
    Les personnes en question dans ce film me paraissent n’être en fait qu’une manifestation particulière ou un avatar de l’hyperindividualisme occidental contemporain. Elles ont cessé de courir pour les autres pour mieux se chercher elles-mêmes, grand bien leur fasse mais cela ne regarde qu’elles.
    Il reste bien sûr possible de saluer l’exploit individuel de vivre ainsi, avec l’avantage que cela ne coûte qu’à leur endroit (tant qu’ils ne se cassent pas une jambe ou une vertèbre) à la différence de tant d’autres exploits célébrés dans nos temples et nos arènes au mépris de ceux qui n’ont que le choix de survivre.
    Le couplet désormais convenu par l’auteur sur le masculinisme me ferait plutôt sourire, moi qui ai connu les fermes communautaires ardéchoises des années soixante-dix. On y trouvait déjà des féministes pures et dures à la tâche mais relationnellement à fuir. J’ai donc fui (en vain, je le reconnais, elles étaient déjà partout).

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  • #3572899
    Le 3 novembre 2025 à 02:11 par Sedetiam

    « Elle est bonne...
    - C’est là que t’habites ? »

    Bon, ne jetons pas la pierre, mais quand même : l’autonomie - et je prends cette réflexion tout autant pour ma pomme - est limitée à l’habitat, l’eau et la bouffe ; pour la bombe, l’hosto et la maison poulaga, c’est toujours la France qui paye.
    De plus, faire accroire que l’on est coupé du monde et n’avoir de cesse de reprendre la coquille actuelle, dans la bouche de tout le monde, pour tout et n’importe quoi, à savoir la locution « du coup », alors que rien ne survient brusquement est, pour le coup, inattendue, lorsque l’on se fait Bernard, l’hermite. Mais surtout des plus agaçante. Par conséquent, je n’ai pas regardé jusqu’au bout et je resterai sur ma faim, quant à savoir si quelques étagères supportent de la littérature.

    Question subsidiaire : les gus sous les tentes dressées sous les lignes de métro parisien, matelas en carton, sont-ils en autonomie ? Nan, je déconne...

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  • #3572905
    Le 3 novembre 2025 à 03:49 par Atem

    Ce serait déjà bien de se rendre compte des connaissances en autonomie réunies par cet homme, appliquées avec courage et réalisme. Le mec vit en accord avec ses idées, critique ET agit. Il pollue moins que vous et moi, est complice de moins de torture animale, entretient des espèces végétales menacées... Rien que pour ça il force le respect. La critique est possible, mais sur son terrain certains devraient être plus humbles.

     

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    • #3572949
      Le Novembre 2025 à 08:40 par Lovyves

      Je suis né sur "le terrain", dans la paysannerie de la fin des années 1940.
      C’était bien, aux beaux jours, tant que l’on est jeune.
      Car pour les vieux, de 70 ans environ, l’hiver, c’était souvent le dernier.

    • #3573013
      Le Novembre 2025 à 13:52 par Sedetiam

      Tout à fait d’accord avec vous pour ce qui concerne le personnage : c’est l’angle du reportage qui pose problème, devenant définition de l’autonomie : ce qui est un tantinet fallacieux.
      Milieu du XIXème, Thoreau, la tête de lard désobéissante, a écrit « Walden ou la Vie dans les bois », présentant aussi à une autonomie et à un détachement de la société. Tout cela fut très symbolique et philosophique, car il ne s’agissait pas plus que d’un terrain prêté par un pote et mentor, à quelques encablures de la ville où il était fourré de manière hebdomadaire, l’axe « naturel » du livre, consistant à sublimer l’étang au bord duquel il avait construit sa petite cabane.
      La logistique du monde moderne continuant de l’alimenter, par certains côtés.
      C’est sur ce biais que s’établit la critique, tant chacun sait (ou devrait savoir) que la forêt est infranchissable si vous n’êtes pas d’abord forgeron...
      Voire, tailleur de pierres. Au triple sens de s’en faire des outils, de bâtir, comme d’exploiter un filon minier.
      Nul contemporain de la loi d’ohm ne redevient Homo Habilis en un claquement de doigt. Ce genre d’émission devrait être suivi par un documentaire au cœur d’un stage d’aguerrissement à la vie en forêt équatoriale : pour autant achalandé et encadré. Avec la même belette pour documentaliste.
      « Tiens, v’là ta chambre. » Un sac de courses Lideul contenant une bâche, cinq bouts de corde et un hamac...

      Autre point supplémentaire valant digression en synchronicité de l’actualité : ce n’est pas le tout de coloniser une terre, faut-il savoir la conserver.

    • #3573178
      Le Novembre 2025 à 11:44 par Alençon

      re Lovyves ,
      "Car pour les vieux, de 70 ans environ, l’hiver, c’était souvent le dernier."

      tu exagères , en tout cas ce n’ est pas ce que j’ ai constaté.. bon an mal an , la génération des boomers né au pays (les campagnes) n’ a pas vécu plus vieux que leur parents 76/80 pour les hommes , 80et + pour les femmes.. La grande différence entre ces générations , outre les guerres et risques professionnels , a été la prise en charge médical et son financement , qui a donné aussi cette culture de l’ abus des soins remboursés qui caractérise les boomers , femmes en particulier .

  • #3573006
    Le 3 novembre 2025 à 13:27 par film

    C’est bien joili tout ça, mais il manque une histoire d’amour.
    Un drame.
    Des vieux, des enfants.
    Ce qui fait la vie quoi.
    La vie de berger sans village, c’est bien insuffisant.
    Comme un village sans église d’ailleurs.
    Sans petit café-bar-épicerie, sans boulangerie.
    Au village, tout le monde est un peu issu de même souche, mais les caractères et les idées s’opposent. De vieilles histoires tissent la trame des relations.
    On s’aime, on se hait, on se croise, on se détourne, on se serre la pogne, on se calcule, on s’entr’épouse.
    On se sourit, on n’en pense pas moins.
    On chante, on danse, on souffre, on oublie, on n’oublie pas.
    La vie, quoi.
    Chez Baba-écolo pendant le repas en commun, la communion existe certes, mais dans le culte de la salade et du dentifrice à l’argile.
    Un peu de passion mettrait du piment. Ah ces saines jeunes femmes aux joues roses.
    Ces gentils bêcheurs de compost.
    Faites-nous rêver.
    De l’amûûûr que diable. De la guerre, des méchants, de la foi, du panache.

     

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    • #3573055
      Le Novembre 2025 à 22:56 par SOCRADE

      c’est tombé au montage :

      "Et pour le sexe tu fait comment ?"
      "ben pareil je suis en autonomie..."

    • #3573206
      Le Novembre 2025 à 14:41 par extatiebaba

      Drôle et juste :)

    • #3573489
      Le Novembre 2025 à 23:00 par serge

      Son action est certes insuffisante car le système dégueulasse dans lequel nous sommes est si bien implanté, si efficace, qu’il a réussit à tout verrouiller. A faire des hommes réellement en adéquation avec les idées anti systèmes des ermites considérés comme des "bêtes de foire" par des aliénés. Quitte à être un berger sans village, il est au moins émancipé comme si peu d’entre nous de ce système de merde. Il a la force d’être un berger, nous avons la faiblesse de ne pas essayer d’habiter le village.
      Si il y a quelqu’un à blâmer ce n’est certainement pas lui.

  • #3573007
    Le 3 novembre 2025 à 13:29 par cftc

    il est très bien ce jeune homme...en tout cas il ne répète pas le même discours éculé, donc sans vie de la génération "nouvelle" et plus "ancienne"...et en supplément il a le Courage de ses opinions (le Courage est la qualité humaine la moins partagée...et la plus bénéfique pour ceux qui osent ...)

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  • #3573018
    Le 3 novembre 2025 à 14:27 par bardamu

    Comme dit Frédérik Mey dans une chanson -mais les vagues du temps mon polies à mes semblables comme un caillou contre l’autre au fond du torrent.

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  • #3573248
    Le 4 novembre 2025 à 17:34 par STORM500

    ouai c’est bien si il se sent bien c’est le principal.
    c’est sûr que t’es un peu coupé du monde alors que le propre de l’homme c’est de vivre en société, mais bon d’après ce qu’il montre il essaye de s’échapper au maximum du monde moderne a sa manière en choisissant le moindre mal et c’est honorable.

    après c’est comme tout, une vidéo, un montage , des photos ou des articles de journaux ça donne pas une idée complète de tous les apects de sa vie.
    Moi j’ai vu des baba cool discrets, qui n’avaient l’air de rien et étaient en fait des rentiers ou héritiers de petites fortunes, qui fait qu’a tout moment ils pouvaient en avoir marre et revenir en ville plus ou moins complètement a la vie moderne sans soucis matériel, et pour certains c’est cette sécurité financière qui les mettait cool justement.

    Maintenant je vais prendre un autre exemple qui n’a rien avoir avec Thibault, j’ai vu une vidéo récemment sur telegram d’un jeune français entrepreneur qui vivait en Indonésie, disant que tout était mieux, qu’il était tout le temps stimulé avec d’autres entrepreneurs, qu’il paye une assurance santé internationale qui lui couvre tous les risques a 180/euros par mois bien plus avantageux que la sécu et les mutuelles en France etc...et tout un tas d’avantages selon lui.

    on voit une vidéo courte, mais le gars il dira pas face caméra combien de fois par an il revient en France parce que son pays lui manque et quand il en a ras le cul de l’Indonésie, il te dira pas si il est issu d’une riche famille ce qui expliquerai sa "réussite" et réduirai son mérite, il te dira pas plein de trucs...

    Donc ouai belle vidéo, beau cadre, tant mieux pour lui et ça le regarde.
    Maintenant c’est clair, pas mal isolé, reclu, pas d’enfants etc...
    et on connait pas tous les aspects de sa vie

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  • #3573251
    Le 4 novembre 2025 à 18:04 par Morticia

    Donc le mec ne touche pas le RSA puisqu’il a "quitté la société" ??!!

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  • #3573274
    Le 4 novembre 2025 à 20:38 par Hic Rhodus

    Ils réinventent l’eau chaude, quoi.
    Des îlots individuels en survie, dont le système peut très bien s’accommoder. La décroissance c’est rien d’autre que la séquence crisique d’un capitalisme en surproduction. Et nul enfant ici, ça pollue et on est « trop nombreux »… Bill Gates se frotte les mains.
    Quid de la sécurité sociale, des retraites, ou de la socialisation du travail qui seule permet de faire la puce du smartphone, le ballon et échangeurs, la tuyauterie en cuivre pour acheminer la flotte … (parce que par - 10 on va pas se baigner sous la cascade, et on aspire en effet à une cabine de douche…)

    Avant d’invoquer les énergies cosmiques, faut d’abord se faire une petite idée de l’énergie colossale du travail accumulé, ici, ou aujourd’hui un peu plus loin en Chine….dans absolument toutes les interfaces vitales qui les séparent irrémédiablement de « dame nature », à commencer par la semelle de leurs baskets.
    Robinsonnades, comme disait le vieux Karl.

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