Les russes n’ont pas besoin des français pour les races à viande, pour l’industrie laitière, encore moins pour les céréales.
La Russie est déjà une grande exportatrice de céréales qui est la base de l’agro-industrie.
Des serres agricoles pour faire du kiwi sont aussi déjà construites ; projet russes/chinois...
La viticulture est déjà bien installée...
==> Donc le français qui arrive là bas doit en effet faire comme en France ; c’est à dire un projet où il maitrise tout de la production - transformation - vente d’un produit que les russes ne connaissent pas ou qu’ils connaissent mais ne savent pas bien faire.
Autre obstacle, non des moindres, c’est le prix des terres en zone "chaude" de Krasnodar - Anapa par exemple. Un ha se vend facilement 10 000 €/ha !
Ces régions sud à côté du Caucase ou sud de Voronej sont déjà des greniers à tournesol, des vergers de cerisiers / pommiers /noyers / pêchers etc etc
La pistache est testée en Crimée.
La Russie de 2025 n’est plus celle de 95 ou 2000. L’entrepreneur individuel y est roi.
Contrairement à ce que j’ai lu sur le fil de comm, il y a confusion entre individualisme, égocentrisme.
Notre agriculture si innovante s’est bâtie sur l’individualisme. Le gars avec 5-10 ha a par exemple la bonne idée de produire de la bonne volaille et d’aller vendre directement aux bons volaillers et de vendre lui même à Bordeaux.
Un autre fera des truffes, un troisième produira des herbes aromatiques sur un terrain pauvre caillouteux...
Même en Russie, 1 ha d’une serre horticole c’est 200-300 K€... En France c’est le double !
Le climat, poids de la neige, rien n’est simple. Avoir un projet bien ficelé et le dos solide me semble indispensable.
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