On ne peut pas mettre de côté l’idée que Trump provoque, sciemment, en déstabilisant l’Iran, un tsunami économique en Asie. Car l’Iran est un fournisseur essentiel de l’Inde, de la Chine et du Pakistan, trois géants dans le viseur de l’Amérique. Mais ce tsunami peut aussi toucher les côtes américaines...
Même si Modi a l’air de s’être aligné, il n’est pas con au point de devenir un vassal de l’Amérique. Le Premier ministre indien est un nationaliste pur jus et la puissance montante de l’Inde lui permet d’échapper en partie au chantage américain, à savoir ami ou ennemi, soumis ou détruit.
La double rupture d’Ormuz et du pétrole frappe les économies citées de plein fouet : le transport aérien est en berne, l’agriculture aussi avec le manque d’engrais, le tourisme dans le Golfe n’en parlons pas, et cela va jusqu’aux semi-conducteurs de Taïwan, par ricochets. Trump a déclenché un tsunami en Asie, et c’est peut-être l’explication de ce qui paraît au premier regard incompréhensible en Iran.
Trump frappe l’Asie au cœur, et l’Asie est le moteur de la croissance mondiale. Trump joue avec un ralentissement de la croissance mondiale, ce qui implique une autonomie économique renforcée pour l’Amérique, pourtant dépendante de l’Asie. Le jeu est donc dangereux, et le calcul n’est pas qu’économique : la récession qui vient va se doubler d’une agitation sociale, mettant les pouvoirs en place en instabilité. Et l’économie n’aime pas l’instabilité.
Le blocage du détroit d’Ormuz, provoqué par les Américains puisque c’est la seule arme laissée aux Iraniens, est une bombe atomique mondiale. Le niveau du trafic aérien, ce symptôme de la bonne santé des échanges internationaux, risque de revenir cinquante ans en arrière. Les stocks de matières premières qui ont besoin de gaz ou de pétrole s’épuisent, des industries sont déjà à l’arrêt. On ne peut s’empêcher de penser au ralentissement industriel allemand dû à la destruction d’un gazoduc russe vital.
Naturellement, ce ralentissement asiatique va toucher les États-Unis, et Trump le sait. Rien que la chute de la production de polyester ou de nylon, ce polyamide dérivé du pétrole, qui entre donc dans la fabrication des textiles, va impacter Walmart, le premier employeur américain qui vend de la fringue (entre autres) partout sur le continent. Walmart, c’est deux millions de salariés dans 6 000 supermarchés et hypermarchés. Même topo pour l’hélium, qui est produit par la liquéfaction du gaz naturel, et qui entre dans la fabrication des semi-conducteurs. Et là, tenez-vous bien, et c’est le New York Times qui l’écrit :
Les prix de l’hélium, un sous-produit gazeux utilisé pour les semi-conducteurs, ont grimpé en flèche. Jeudi, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company, le plus grand producteur mondial de puces haut de gamme, a déclaré disposer de suffisamment d’hélium pour éviter un impact à court terme. Mais une pénurie prolongée pourrait contraindre les fabricants de puces à s’approvisionner ailleurs, comme en Russie, ou à réduire leur production, ce qui affecterait tous les secteurs, de l’électronique à l’automobile.
La Russie encore gagnante ! Ça, c’est le scénario catastrophe au cas où le conflit américano-iranien s’éterniserait. C’est le moment de rappeler l’agenda intérieur américain : 11 juin, début de la Coupe du monde – avec l’Iran ! – et 3 novembre, élections de mi-mandat. Pour l’instant, le choc au Proche-Orient n’a pas encore secoué la France, mais déjà, notre gouvernement annonce quatre à six milliards d’économies pour juguler la crise qui vient, et qui viendra quand même.
"Le problème du Premier ministre est de donner aux marchés, qui nous tiennent à portée de fusil vu l’état de l’endettement, le sentiment que, même si l’on entre en campagne présidentielle, le budget sera à peu près tenu". Alain Minc invité de @Caroline_Roux dans #cdanslair. pic.twitter.com/U5J1InMWpV
— C dans l'air (@Cdanslair) April 21, 2026
Cela n’a pas empêché la Macronie d’empocher des milliards grâce à un prix des carburants dépassant l’entendement, au détriment des automobilistes et des entreprises qui ont besoin de pétrole. Là-dessus, l’inflation repart (elle n’avait pas vraiment disparu, malgré les mensonges de l’INSEE), au moment où les Français croyaient pouvoir souffler un peu.
L’onde de choc n’en est qu’à ses débuts, et notre économie, sans oublier notre filet social, a été durement affaiblie par une décennie d’ultralibéralisme macronien. Le choc n’en sera que plus grand. Il se peut même que Macron se barre avant la catastrophe. Pour l’instant, lui et sa charmante compagne ont le regard rivé sur le Delaware, où une procédure contre Candace Owens les attend. Ils doivent fournir les preuves que Brigitte est bien une femme. « Elle est résolue à le faire », a déclaré notre président en 2025.
« Il est extrêmement pénible de penser que vous devez vous soumettre à ce genre de procédure pour présenter ce type de preuves. C’est un processus auquel elle devra se soumettre de manière très publique. Mais elle est prête à le faire. Elle est fermement résolue à faire tout ce qu’il faut pour rétablir la vérité. »
La moitié des effectifs de la police parisienne réquisitionnée pour encadrer ce énième pitoyable sketch.
Devinette du jour, lequel des deux chausse le plus grand ??? 🤔🤔🤔 pic.twitter.com/yyBqOA7CGj— Eric Massaud 🍹🍹+🍹(booster) (@EricMassaud) April 19, 2026
Dommage d’avoir attendu jusque-là et d’avoir laissé la rumeur enfler, non ?


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