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Marie-Caroline de Bourbon-Siciles et Victor Hugo contre le juif Deutz

Si avec cet article on ne rafle pas tous les royalistes de la place (mais pas de la république, plutôt des Pyramides, autour de la statue de Jeanne), c’est à désespérer de l’efficacité du marketing clientéliste de niche !

 

Figurez-vous qu’un certain Francis Goumain de La Jeune Nation (ça c’est de l’aristo ou on ne s’y connaît pas) nous a innocemment et par inadvertance envoyé le poème écrit par Victor Hugo en 1832 sur la duchesse Marie Caroline, qui a été balancée par le juif Simon Deutz. C’est comme ça qu’on disait avant, il faut se replacer dans le contexte, il y a deux siècles, n’est-ce pas ?

Vous savez tous que la France est le pays des révolutions et des contre-révolutions, d’ailleurs il y en a une nouvelle qui vient. En 1830, nous avons une révolution sociale qui accouche d’une monarchie constitutionnelle : Charles X est évincé après trois jours de combats de rue à Paris (là où ça se passe) par les sbires de Louis-Philippe Ier. Une fois n’est pas coutume, on confie à Francky le soin de raconter ces trois jours de fête.

 

 

Hier, sur TikTok, on a pris la température du volcan français et on a remarqué que les comptes révolutionnaires avaient poussé comme du chiendent. Sur un de ces live, très Gilet jaune dans l’âme, on – eux, pas nous, hein ! – a logé 300 lieux de pouvoir et « on » a décidé de les prendre sans avertir, comme la fois précédente en 2018-2019, les autorités. Franchement, ça sent la sédition, là.

En 1830, Paris vit donc sa deuxième révolution, et en 1832, une certaine Marie-Caroline de Bourbon-Siciles commence à agiter le bocage. Ce sera le début et la fin des insurrections vendéennes et chouannes en France. Wikipédia nous explique sa motivation :

À son baptême, elle reçoit les prénoms de ses grands-parents paternels et de sa grand-mère maternelle Marie Caroline Ferdinande Louise. La reine Marie-Caroline, grand-mère de la princesse, est la sœur de la défunte reine de France Marie-Antoinette. Elle voue une haine tenace à la Révolution française.

Pour dire la complexité structurelle de la cour européenne de l’époque, pas exempte de contradictions entre monarchie et république, voici un tout petit extrait de son arbre :

La princesse reçoit une éducation assez libre, bercée par les chansons populaires en patois italien, et pratique notamment la peinture. Tandis que sa tante Marie-Amélie de Bourbon-Siciles épouse en 1809 le duc d’Orléans Louis-Philippe Ier en exil, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, double cousine de la princesse, épouse en 1810 Napoléon Ier au grand dam de leur grand-mère, la reine Marie-Caroline (qui meurt en Autriche en 1814).

L’Empire étant démembré en 1816, Marie Caroline se pointe en France après son exil familial. Elle épouse rapidement le fils de Charles X, qui mourra dans un attentat en 1820. Elle est férue de mode et de peinture, mais n’oublie pas la politique : après la révolution de 1830, à nouveau en exil cette fois avec Charles X, c’est elle qui s’en prend à louis-Philippe Ier en voulant placer son propre fils sur le trône. Elle mène carrément une nouvelle insurrection :

Le 26 avril 1832, elle embarque avec plusieurs partisans sur un bateau à vapeur acheté pour la circonstance, le Carlo Alberto et débarque à côté de Marseille dans la nuit du 28 au 29 avril. Mais au lieu de deux mille fidèles annoncés, elle ne parvient à mobiliser que soixante hommes. Échouant ainsi à prendre le contrôle de la mairie de Marseille, elle décide de partir directement pour la Vendée. En Vendée, elle tente de rallier la population à sa cause et de susciter une insurrection. La mobilisation locale est assez faible, et l’opération échoue rapidement.

C’est alors, à nouveau en cavale en Vendée, qu’elle se fait balancer par le traître Simon Deutz, qui a touché 500 000 francs de l’époque par le ministre charognard Adolphe Thiers. Non madame Yadan, nous n’y sommes pour rien : nous ne faisons que relater l’histoire et Israël n’existait pas encore !

 

 

Soutenue spirituellement par Chateaubriand et Victor Hugo, c’est ce dernier qui lui dédiera ce poème, euh, assez violent, dirons-nous. En plus c’est Francis Goumain qui nous l’a envoyé. Non, on n’est pas des balances, on cite juste nos sources ! La charge a été placée dans les Chants du crépuscule, sorti en 1836 : la charge a pour titre À l’homme qui a livré une femme.

Ô honte ! ce n’est pas seulement cette femme,
Sacrée alors pour tous, faible cœur, mais grande âme,
Mais c’est lui, c’est son nom dans l’avenir maudit,
Ce sont les cheveux blancs de son père interdit,
C’est la pudeur publique en face regardée
Tandis qu’il s’accouplait à son infâme idée,
C’est l’honneur, c’est la foi, la pitié, le serment,
Voilà ce que ce juif a vendu lâchement !

Juif ! les impurs traitants à qui l’on vend son âme
Attendront bien longtemps avant qu’un plus infâme
Vienne réclamer d’eux, dans quelque jour d’effroi,
Le fond du sac plein d’or qu’on fit vomir sur toi !

Ce n’est pas même un juif ! C’est un payen immonde,
Un renégat, l’opprobre et le rebut du monde,
Un fétide apostat, un oblique étranger
Qui nous donne du moins le bonheur de songer
Qu’après tant de revers et de guerres civiles
Il n’est pas un bandit écumé dans nos villes,
Pas un forçat hideux blanchi dans les prisons,
Qui veuille mordre en France au pain des trahisons !

Rien ne te disait donc dans l’âme, ô misérable !
Que la proscription est toujours vénérable,
Qu’on ne bat pas le sein qui nous donna son lait,
Qu’une fille des rois dont on fut le valet
Ne se met point en vente au fond d’un antre infâme,
Et que, n’étant plus reine, elle était encor femme !

Rentre dans l’ombre où sont tous les monstres flétris

Qui depuis quarante ans bavent sur nos débris !
Rentre dans ce cloaque ! et que jamais ta tête,
Dans un jour de malheur ou dans un jour de fête,
Ne songe à reparaître au soleil des vivants !
Qu’ainsi qu’une fumée abandonnée aux vents,
Infecte, et dont chacun se détourne au passage,
Ta vie erre au hasard de rivage en rivage !

Et tais-toi ! que veux-tu balbutier encor !
Dis, n’as-tu pas vendu l’honneur, le vrai trésor ?
Garde tous les soufflets entassés sur ta joue.
Que fait l’excuse au crime et le fard sur la boue !

Sans qu’un ami t’abrite à l’ombre de son toit,
Marche, autre juif errant ! marche avec l’or qu’on voit
Luire à travers les doigts de tes mains mal fermées !
Tous les biens de ce monde en grappes parfumées
Pendent sur ton chemin, car le riche ici-bas
A tout, hormis l’honneur qui ne s’achète pas !
Hâte-toi de jouir, maudit ! et sans relâche
Marche ! et qu’en te voyant on dise : C’est ce lâche !
Marche ! et que le remords soit ton seul compagnon !
Marche ! sans rien pouvoir arracher de ton nom !
Car le mépris public, ombre de la bassesse,
Croît d’année en année et repousse sans cesse,
Et va s’épaississant sur les traîtres pervers
Comme la feuille au front des sapins toujours verts !

Et quand la tombe un jour, cette embûche profonde
Qui s’ouvre tout à coup sous les choses du monde,
Te fera, d’épouvante et d’horreur agité,
Passer de cette vie à la réalité,
La réalité sombre, éternelle, immobile !
Quand, d’instant en instant plus seul et plus débile,
Tu te cramponneras en vain à ton trésor ;
Quand la mort, t’accostant couché sur des tas d’or,
Videra brusquement ta main crispée et pleine

Comme une main d’enfant qu’un homme ouvre sans peine,
Alors, dans cet abîme où tout traître descend,
L’un roulé dans la fange et l’autre teint de sang,
Tu tomberas, perdu sur la fatale grève
Que Dante Alighieri vit avec l’œil du rêve !
Tu tomberas damné, désespéré, banni !
Afin que ton forfait ne soit pas impuni,
Et que ton âme, errante au milieu de ces âmes,
Y soit la plus abjecte entre les plus infâmes !
Et lorsqu’ils te verront paraître au milieu d’eux,
Ces fourbes dont l’histoire inscrit les noms hideux,
Que l’or tenta jadis, mais à qui d’âge en âge
Chaque peuple en passant vient cracher au visage,
Tous ceux, les plus obscurs comme les plus fameux,
Qui portent sur leur lèvre un baiser venimeux,
Judas qui vend son Dieu, Leclerc qui vend sa ville,
Groupe au louche regard, engeance ingrate et vile,
Tous en foule accourront joyeux sur ton chemin,
Et Louvel indigné repoussera ta main !

Une descendance de Marie-Antoinette dans les bras de Jordan !

Et pour recoller encore une fois au présent, entre la révolution qui gronde et le coup de balance proto-sionard, on a découvert que cette formidable Marie-Caroline était une ancêtre de la Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles actuelle ! Si avec une telle lignée le Jordan ne devient pas président ou même roi en 2027 ou 2032, c’est à désespérer de la France éternelle.

 

 

Même si la MC d’aujourd’hui est plus mode que politique par rapport à la MC d’hier, bon sang ne saurait mentir et elle pourra peut-être glisser quelques mots révolutionnaires à Jordan, sur l’oreiller : les nouveaux Gilets jaunes n’attendent qu’un signal. Quand aux Simon Deutz d’aujourd’hui, on en a un paquet, c’est carrément devenu un média : Balance TV !

 

On y croit

 
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27 commentaires

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  • Marie Caroline est très belle, elle a des faux airs de Jane Fonda .

     

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    • Ce genre de conte de fée bling bling digne d’une série américaine me fait penser à cette remarque de Fabius à l’époque de la primaire socialiste à propos de Ségolène Royal :

      "Avec Ségolène, ce n’est pas voici mon programme, mais mon programme c’est Voici !".

  • #3608423

    elle pourra peut-être glisser quelques mots révolutionnaires à Jordan...

    ...originaire du Piémont, maîtrisant à la perfection la langue de Dante "sans aucun accent", et qui a trois grands-parents italiens, sa mère, Luisa Bertelli-Mota, est née en 1962 à Turin, et comme ils ont en commun cet amour indéfectible pour la terre de leurs ancêtres, ils pourraient s’y installer ensemble et, lorsqu’elle deviendra un jour cheffe de la maison royale, tenter de récupérer le trône du royaume des Deux-Siciles...

     

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    • #3608468

      Oui, le Piémont est un creuset de la race européenne, les gens sont beaux et se tiennent, soignés, bien habillés. Sûrement très intelligents aussi, ça va ensemble. Bardella ne ressemble à rien et il est teubé, la fille doit avoir un tempérament dominateur, ça la rassure d’être avec ce fromage, il lui faut autre chose que le steward pour la dompter.

    • #3608484

      ...qui a trois grands-parents italiens...

      ...et un arrière‑grand‑père maternel, Mohand Séghir Mada, immigré Algérien de Kabylie, arrivé en France dans les années 1930 pour travailler comme manœuvre dans le bâtiment à Villeurbanne.

  • #3608429

    Non non et non !
    quand les gilets jaunes prennent le pouvoir
    c’est lorsque les ouvriers parisiens font corps avec l’armée comme en 1870 sur la butte Montmartre
    c’est ça la Commune, Nationale Socialiste avant l’heure !

     

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    • La commune de 1871 n’était nationale qu’au tout début. Très vite des révolutionnaires d’inspiration communiste ’provenant de pologne et d’Italie ont noyauté le mouvement. C’est a paris en 1871 que fut composée l’internationale, le chant du parti communiste.

  • #3608431

    Nous Chouans, nous Bretons,
    il nous suffit d’un signe de Paris pour reprendre le combat,
    même si c’est Le Maréchal qui à découpé notre terre..
    Loire Atlantique, Nantes = Bretagne

     

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  • #3608644
    Le 22 avril à 21:37 par Saturnin Pompier

    Ces deux gamines sourient presque autant (et aussi niaisement, et peut-être même un peu moins) que le soldats de Tsahal.

    Vous avez remarqué, sans doute, comment les "militaires" juifs paraissent des gonzesses sur un compte Tiktok. Il doit y avoir quelque chose (le Talmud, le sionisme, la consanguinité, mil ans de shtetl...), parce que tous ne sont pas pédés, quand même.

     

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  • la famille bourbon sicile ayant des démêlés financiers,
    c’est peut-être un mariage d’intérêts pour les deux.....
    le point capital serait si marie caroline encourage son idiot à lâcher israel.....

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  • #3608759
    Le 23 avril à 12:01 par Saturnin Pompier

    En lisant le poème de Victor Hugo, il m´est venu à l´esprit (aller savoir pourquoi) "Les Vendeurs du Temple" de Théophile Gautier. Pourquoi cette association d´idées ?

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  • #3608783

    Deutz...comme le Champagne ?

     

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    • oui, a priori des cousins.....quand y’a moyen de subvertir du goy.....

    • Non, ces Deutz sont une famille juive originaire du bourg de Deutz, absorbé dans Cologne en Allemagne, nom qu’ils ont pris lorsque les Juifs ont été obligé de prendre un patronyme.

      En France les familles juives ont souvent pris des noms des villes ou des pays dont ils venaient : Béziers, Metz, Lyon, Valabrègue, Lunel, Carcassonne, ou à l’étranger : Coblence, Spire, Worms, Prague, Portugal,.. mais Caen est une francisation de Cohen, et Lyon de Lévy.

  • Simon Deutz né en 1802 à Coblence en Allemagne, s’était converti à 25 ans au catholicisme par opportunisme lors de son séjour en 1831 à Rome et il était parvenu à obtenir du pape d’obtenir de Marie-Caroline de Bourbon-Parme de lui servir de marraine.

    Lorsque Marie-Caroline de Bourbon, connue comme la Duchesse de Berry puisqu’elle avait épousé en 1816 le fils cadet du roi Charles X, mort poignardé à 42 ans en 1820 à Paris, a relancé en 1832 la Guerre de Vendée contre l’usurpateur Louis-Philippe d’Orléans, représentant du parti de la bourgeoisie d’affaire, qui envoya 60 000 soldats, gendarmes, policiers pour la combattre et l’arrêter. Mais elle restait introuvable, se déplaça sans cesse, de jour comme de nuit, à cheval, à pied, coupant à travers champs, forêts, marécages, dissimulant son identité sous les traits de Petit Pierre ou d’une paysanne vendéenne. Son filleul Simon Deutz a fait deux tentatives pour la trahir en exigeant qu’on lui paye 500 000 Francs or, somme colossale, une première à Montalivet qui refusa, et une seconde à Adolphe Thiers.

    Ce Simon Deutz était le fils de Manaheim Deutz, qui était devenu en 1810, grand rabbin de France, avec un traitement de fonctionnairte comme un préfet. Menaheim Deutz était né en 1863 à Coblence, d’une famille originaire de Deutz près de Cologne, il avait été formé pour être rabbin à la Yéshivah de Mayence, il était était incapable de parler et d’écrire en français, il s’exprimait en yidish qu’il écrivait péniblement sans aucune orthographe. Il portait comme les rabbins ashkénases de cette époque un costume et une chapeau juifs qui étaient très laids et complètement extravagants pour la France.

    Marie-Caroline de Bourbon-Parmes née en 1798, fille de François Ier, roi des Deux-Siciles. Volontiers anticonformiste, son goût, sa curiosité et sa manière de vivre ont imposé des règles de liberté nouvelles dans la toilette féminine, lancé la mode des bains de mer de Dieppe et mis en vogue le « style troubadour ». Elle avait épousé à en 1816 Charles-Ferdinand de Bourbon, fils cadet de Charles X, mort dans ses bras après avoir été poignardé en 1820 à l’Opéra de Paris. Le lendemain, folle de douleur, elle s’est coupé les cheveux court puis a décidé de quitter définitivement Paris pour retourner avec sa petite fille de deux ans et son fils de quatre ans pour vivre en Italie. La Duchesse de Berry était passionnée de peinture et de littérature, son importante bibliothèque fut une des plus réputées de l’époque.

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  • Au risque de me mettre à dos l’aristocratie :
    Cette Maria-Caroline a le profil et les compétences d’une pétasse bonne à s’exhiber dans une émission de télé-réalité. Je suis sûr qu’elle aurait sa place au milieu des Sarah Fraisou et des Nabilla Benattia

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