Nous sommes le 4 mai 2019, E&R Alsace organise une conférence sur la pédocriminalité et les réseaux. Deux mois plus tard éclatait l’affaire Epstein en France, qui sera étouffée dans l’œuf. Maître Viguier analyse le sujet en profondeur, avec ses effets pervers. C’est toujours d’actualité !
« Au nom de la lutte contre la pédophilie, finalement, contre qui et contre quoi lutte-t-on ? L’Église catholique, et, je détaillerai, la famille. La cellule familiale. C’est aberrant, mais pourtant, c’est bien ce qu’il faut constater. »
Pour Me Viguier, la colère populaire naturelle soulevée par les actes à caractère pédophile est détournée politiquement par le pouvoir, qui n’est évidemment pas exempt de reproches dans ce domaine ultrasensible.
À l’époque, la toute fraîche loi Schiappa est venue apporter de la confusion à la confusion, avec les histoires de consentement (la « présomption de non-consentement »), d’âge et de discernement, le tout en pleine crise du droit.
La polémique à l’origine de la loi est partie de l’affaire dite de Pontoise, où un homme de 28 ans a eu un rapport sexuel avec une fillette de 11 ans. Le procureur de Pontoise, comme l’explique Me Bouzalgha, n’a pas choisi la qualification de viol, mais celle de simple « atteinte sexuelle ». Le tribunal correctionnel, qui a hérité du dossier, l’a renvoyé illico au proc pour que la qualification de viol soit retenue. Toute l’affaire a porté sur l’absence de contrainte.
Depuis cette date, les médias se sont attaqués comme un seul homme à l’Église, décrite comme le réceptacle de toutes les abominations, oubliant l’école de la république et le réseau Lang-Epstein, qui va très loin et remonte très haut.
Depuis, nous avons eu l’abominable affaire Grégoire à la ville de Paris, dix ans de tranquille infiltration de plus de 70 pédocriminels dans le secteur de la petite enfance. Quant à l’affaire Epstein, elle explose enfin, avec une lenteur toute française. La justice a du mal, quand il ne s’agit pas des curés.


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