Si on était pédophiles, voici ce qu’on ferait : d’abord, on essayerait de faire carrière dans la justice, parce que c’est là, in fine, que tout se joue. Et on a eu tellement de gardes des Sceaux un peu pédos...
Si cette voie échoue, on essayerait de tenir un média, histoire d’influencer le public dans le bon sens, comme Libé au début des années 80. Rien de tel que le progressisme en matière de mœurs pour faire pencher la balance vers l’homosexualité, puis, progressivement, vers la pédophilie.
Sinon, on monterait une association de lutte contre la pédophilie, afin de contrôler les fouineurs (qui viendraient s’y coller en masse et faire part de leurs découvertes) et servir accessoirement de relais à des dealers d’enfants. On appelle ça un papier tue-mouches, les Américains parleraient de honey pot. Dans les années 80, un célèbre animateur-producteur de la télé a ainsi créé une filière d’adoption.
En réalité, tout ceci existe. Dans Heat (toujours s’appuyer sur une référence culturelle populaire, plutôt qu’une citation latine), quand Neil McCaulay découvre qu’il a le superflic Vincent Hanna au cul, c’est bien simple, il réunit ses potes et leur dit, en substance : supposez que les flics savent tout sur nous, nos adresses, nos téléphones, nos femmes, nos bagnoles. Sachant cela, on le fait, ce coup, ou pas ?
C’est pour dire que la partie adverse est tout sauf conne. Les pédos, comme les tueurs en série, savent comment attraper une proie en toute sécurité. Ils savent contourner la loi, les parents, c’est presque leur job, et ils sont bons dans le game. Il faut assumer ça. D’où les stratégies d’infiltration, les assoces de protection de l’enfance qui sont déjà minées, comme l’est la putain d’aide sociale à l’enfance, véritable vivier de gosses dans lequel les proxénètes et les pédos puisent goulument. Il a fallu des années à la presse pour le dire, alors que tout le monde sait que les enfants placés sont souvent victimes d’agressions sexuelles et que dans les centres pour ados, c’est la troustafana infernale entre drogue et cul.
Dans le genre, on a tout eu : des assoces qui venaient en aide aux jeunes homos virés de chez eux qui retombaient entre les griffes de présidents ou d’éducateurs qui les récupéraient en morceaux pour mieux les violer. C’est pas nouveau, y a qu’à relire notre sujet sur le Coral.
Donc bien se dire que les pédos savent depuis belle lurette comment agir, tout en douceur, jamais en force, augusta per angusta (allez, une citation latine), par exemple en gardant les enfants de la voisine, en jouant au gentil voisin papa-gâteau, en devenant entraîneur d’un club de sport, avec visite dans les vestiaires à la Morandini, etc. Toutes ces stratégies ont un point commun : il s’agit toujours d’infiltration. Cerise parlerait d’ingénierie sociale, de méthode douce, invisible, sous les radars, furtive.
Sur ce, le mec qui est dans la nasse, actuellement, c’est Karl Zéro, pourtant le héraut de la lutte antipédo, le grand chasseur (blanc) de pédophiles, celui qui a voué sa vie (sur le Net) à la défense de nos chères têtes blondes et brunes. Alors, une question et deux réponses possibles : pourquoi est-il attaqué ? Parce que justement il touche à un sujet sensible, ou parce qu’il serait impliqué ? Notez bien qu’on ne prend pas parti. Pour illustrer les deux camps, on va diffuser deux réactions, celle de Marcel et celle de Claire Gabriel, bien connue des internautes.
Alexis Cossette affirme dans son webjournal du 19 avril 2026 que @karlitozero a « une tête de pédophile » et qu'il serait probablement tenu (?). Laisser entendre que Karl Zéro serait pédophile, c'est vraiment de la grosse merde.
Après les attaques contre @f_asselineau,… pic.twitter.com/Bw4HuwQy2K
— Marcel D. (@DubreuilhMarcel) April 21, 2026
Autant, on ne tombera pas d'accord sur Trump, autant Karl Zéro ne fait effectivement que brasser du vent et faire du réchauffé en prenant des articles rédigés par de bons journalistes souvent qu'il paie, mais il finit par censurer les passages sensibles, voire il ne sort pas du… pic.twitter.com/nOvq93zMrD
— Claire Gabriel (@Claire_Gabriel_) April 24, 2026
Pour Panamza, toujours aussi radical, il n’y a pas de doute. Karl n’est pas innocent car il a posé avec BHL et Lang. Cela suffit-il à l’impliquer ?
Epstein et BHL : Karl Zéro vous cache la vérité pic.twitter.com/LyBsWQYLhe
— Panamza (@Panamza) April 23, 2026
Voilà, le débat est lancé, et il ne nous a pas attendu. Mais il est bon de racler le problème jusqu’à l’os, car l’enjeu est important. La chasse à l’infiltré, c’est le principe du contre-espionnage. La plus célèbre affaire de contre-espionnage est, avec celle de la mégataupe soviétique Kim Philby, chargé de la détection des taupes rouges au MI6 !, celle de James Jesus Angleton.
On a retrouvé ça : Karl Zéro sur France Culture dans Si j’étais... Jack Lang. Les complotistes vont sauter dessus à pieds joints !
Complexité et paranoïa : la conférence pour les initiés


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