Un film italien de la fin des grandes années Cinecitta avait pour titre Pain, Amour et Jalousie. Depuis, les titres à trois mots-clés se sont multipliés. Voilà pour l’intro, pour une fois sobre.
Nous avons retrouvé un florilège de chansons pop et rock consacrées aux filles, aux jeunes filles et parfois aux très jeunes filles. Il faut savoir que le compte YouTube qui a envoyé ça pensait découvrir la Lune, c’est-à-dire de la pédophilie cachée ou à peine cachée dans des chansons populaires.
Or, quand on voit les Beatles à vingt piges chanter du love (70 % de leurs chansons sont consacrées à l’amour, le reste à la drogue), ça ne choque personne puisque le public des Fab Four était composé majoritairement d’adolescentes. Il n’est pas rare de voir un gars de 19 ans avec une fille de 15 ans. Là, personne ne crie au scandale.
En revanche, le public dans lequel Jimmy Savile piochait pour son marché personnel était en dessous des 14 ans (la limite admise pour Claude François et Serge Gainsbourg), et il a fait des centaines de victimes, sans oublier ses amis de la haute société britannique qui ont croqué dans la chair fraîche.
Ne pas confondre les amours adolescentes scandées dans le rock des années 60-70 et la pédophilie. Tout au plus sommes-nous dans l’éphébophilie, pour reprendre l’expression idoine de Me Viguier. Certes, le rocker Jerry Lee Lewis s’est marié à 22 ans avec sa cousine germaine âgée de 13 ans, mais les mœurs du Sud des États-Unis étaient un peu spéciales, dans les années 50. On y lynchait encore les Noirs, c’est pour dire le niveau moral.
Aujourd’hui, les choses ont heureusement changé : les Noirs se lynchent entre eux et les filles sont trop grosses pour se marier : les nourrir reviendrait trop cher au futur mari. Vous n’êtes pas obligés de regarder ce qui suit. C’est destiné aux voyeuses qui pensent avoir trois (en vérité au moins dix) kilos à perdre.
Ça n’a rien à voir mais on connaît une grande fille brune parfaite, un avion de chasse type Rafale de mains au cul imaginaires, qui pense en permanence avoir « un kilo de trop ». Évidemment, on ne lui dit jamais qu’elle est parfaite : on lui dit qu’il faut faire plus de jogging, boire moins de champagne, par exemple.
Un Champagne doux contient plus de 50 grammes de sucre par litre, un Champagne demi-sec entre 32 et 50 grammes par litre, entre 17 et 32 grammes de sucre par litre pour un sec, 12 et 17 pour un extra dry, moins de 12 grammes par litre pour un brut. (champagne.fr)
Il faut toujours entretenir les complexes physiques des femmes (les complexes psychologiques, elles n’en ont pas : elles s’en foutent complètement, même et surtout quand elles sont folles), ça limite leur pouvoir.
Les chanteurs célèbrent donc les jeunes filles, mais leur âge n’est que rarement stipulé dans leurs chansons, d’où l’allégorie permanente. Ils ne sont pas cons non plus, et souvent, leurs chansons sont écrites par d’autres personnes. Donc bien distinguer l’auteur du compositeur. Et de pas oublier la dimension provocatrice dans le rock, où tout le monde frime avec le sexe, comme dans le rap aujourd’hui : on le voit avec Naps, les mecs jouent les winner en amour mais sont obligés de se louer des filles pour une soirée, comme lorsque les dealers exhibent de faux billets dans leurs vidéos et paradent dans une BMW M5 Touring à 180 000 balles. En fait, une location pour la durée du clip.
Il reste que les rappeurs riches se doivent d’avoir une belle bagnole. Pour les gonzesses, c’est plutôt de la tana de troisième zone, mais la séduction de haute volée, ça s’apprend pas dans les caves.
Que ce soit dans le rock ou le rap, la frime domine, on exagère ses exploits, on mythone un max. Ça fait partie des trucs pour impressionner les filles, les paons font ça depuis le début des temps. Tu retires les plumes à la con plantées dans le cul, il reste juste un gros poulet qui va finir chapon devant la télé. La paonne, subjuguée, va se faire avoir. Mais elle engraissera elle aussi, un partout balle au centre.
On va arrêter là cette étude sociologique de haut niveau, tout en notant que la pédophilie d’ambiance actuelle (Epstein, Morandini, Macronie) provoque chez les gens un besoin de savoir, ainsi qu’une espèce de paranoïa : ils voient des pédos partout.
Avant, ça n’existait pas ; aujourd’hui, il n’y a plus que ça. Un type mal coiffé qui s’approche d’un enfant de 3 ans au parc Monceau, tout de suite c’est les mères qui hurlent, les hélicos qui vrombissent, le Raid qui débarque, les réseaux qui brûlent. Il faut raison garder.
Oh mince, on vient de regarder la vidéo en entier (après avoir écrit l’article), c’est vrai que ça craint un peu !


et
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