La psychopathie biblique d’Israël

Publié le : mercredi 1er novembre 2023
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Source : E&R
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Je suis fatigué de lire que Netanyahou est un psychopathe. Je ne vois aucune raison de le considérer comme un psychopathe au sens psychiatrique du terme, pas plus qu’aucun autre dirigeant israélien. Ils ont une psychopathie collective, ce qui est très différent.

 

La différence est la même qu’entre une névrose personnelle et une névrose collective. Selon Freud, la religion (il voulait dire le christianisme) est une névrose collective. Freud ne voulait pas dire que les croyants étaient névrosés. Au contraire, il a observé que leur névrose collective tendait à les immuniser contre la névrose personnelle [1]. Je ne souscris pas à la théorie de Freud, je l’utilise juste comme caution pour ma propre théorie : les sionistes, même les plus sanguinaires d’entre eux, ne sont pas des psychopathes individuels. Beaucoup d’entre eux sont des personnes aimantes et même dévouées au sein de leur propre communauté. Ils sont plutôt les vecteurs d’une psychopathie collective, c’est-à-dire d’une manière inhumaine de considérer et d’interagir avec les autres communautés humaines.

C’est un point crucial. Traiter les dirigeants israéliens de psychopathes n’aide en rien à notre compréhension d’Israël. Ce dont nous avons besoin, c’est de reconnaître Israël comme un psychopathe collectif et d’étudier l’origine de ce caractère national unique. C’est une question de survie pour le monde, tout comme c’est une question de survie pour n’importe quel groupe d’identifier le psychopathe parmi eux et de comprendre ses schémas de pensée et de comportement.

 

Qu’est-ce qu’un psychopathe ?

La psychopathie est un syndrome de traits psychologiques classé parmi les troubles de la personnalité [2]. Certains psychiatres préfèrent parler de « sociopathie » parce qu’il s’agit essentiellement d’une incapacité à se socialiser de manière authentique. Le Diagnostic and Statistical Manual on Mental Disorders, la bible des psychiatres, suggère « trouble de la personnalité antisocial » (antisocial personality disorder), mais le terme « psychopathie » reste le plus populaire, c’est pourquoi je l’utiliserai ici.

Le trait de caractère fondamental du psychopathe est l’absence de capacité d’empathie et, par conséquent, l’absence de toute inhibition morale dans sa relation à autrui, combinée à une soif de pouvoir. Le psychopathe partage aussi certains traits avec le narcissique : il a une vision grandiose de sa propre importance. Dans son esprit, tout lui est dû car il est exceptionnel. Il n’a jamais tort et ses échecs sont toujours la faute des autres.

La vérité n’a aucune valeur pour le psychopathe. C’est un menteur pathologique, mais il n’en a guère conscience. Mentir lui est si naturel que la question de sa « sincérité » est presque hors de propos : le psychopathe bat le détecteur de mensonge.

Le psychopathe est incapable de faire preuve d’empathie, mais il apprend à la simuler. Son pouvoir réside dans son extraordinaire capacité à tromper. Bien qu’il soit lui-même immunisé contre la culpabilité, il est passé maître dans l’art de culpabiliser les autres.

Parce que le psychopathe est incapable de se mettre à la place de quelqu’un d’autre, il ne peut pas se regarder d’un œil critique. Convaincu de son droit en toute circonstance, il est véritablement surpris par la rancune de ses victimes – et les punira pour cela. S’il vole la propriété de quelqu’un, il considérera le ressentiment des spoliés comme une haine irrationnelle.

Bien que le psychopathe puisse être considéré comme complètement fou, il n’est pas malade au sens médical du terme, puisqu’il ne souffre pas : les psychopathes ne consultent pas les psychiatres à moins d’y être contraints. Dans un certain sens, le psychopathe est suradapté à la vie sociale, si toutefois le but de la vie sociale est de tracer son chemin individuel. C’est pourquoi le véritable mystère, d’un point de vue darwinien, n’est pas l’existence des psychopathes, mais leur faible proportion dans la population. L’estimation la plus optimiste pour la population occidentale est de 1 %. Mais les psychopathes ne se confondent pas avec le proverbial 1 % qui possède la moitié de la richesse mondiale, même si une étude menée auprès des cadres supérieurs de grandes entreprises a montré que les traits psychopathiques sont répandus parmi eux [3].

 

Israël comme État psychopathe

Le fait que les juifs soient aujourd’hui représentés de manière disproportionnée parmi l’élite économique (ils forment la moitié des milliardaires américains, alors qu’ils ne représentent que 2,4 % de la population), ne signifie pas non plus que la psychopathie soit plus répandue parmi les juifs. D’une certaine manière, c’est tout le contraire : les juifs font preuve entre eux d’un haut degré d’empathie, ou du moins de solidarité, allant souvent jusqu’au sacrifice de soi. Mais le caractère sélectif de cette empathie suggère qu’elle s’adresse moins à l’humanité d’autrui qu’à sa judéité.

En fait, la pensée juive a tendance à confondre judéité et humanité. Il s’ensuit que ce qui est bon pour les juifs doit nécessairement être bon pour l’humanité. À l’inverse, un crime contre les juifs est un « crime contre l’humanité », un concept qu’ils ont créé en 1945. Confondre judéité et humanité pourrait n’être que du narcissisme collectif, mais considérer les non-juifs comme moins qu’humains est un symptôme clair de psychopathie collective.

En tant que communauté, les juifs se considèrent innocents des accusations portées contre eux. C’est pourquoi le pionnier sioniste Leo Pinsker, médecin de formation, considérait la judéophobie comme une « psychose ». « En tant que psychose, elle est héréditaire, et en tant que maladie transmise depuis deux mille ans, elle est incurable. » En conséquence, les juifs sont « le peuple élu par la haine universelle » (même les juifs athées ne peuvent s’empêcher de définir la judéité comme une élection) [4].

Israël, l’État juif, est le psychopathe parmi les nations. Il agit envers les autres nations de la même manière qu’un psychopathe agit envers ses semblables. « Seuls les psychiatres peuvent expliquer le comportement d’Israël », écrivait le journaliste israélien Gideon Levy dans Haaretz en 2010. Cependant, son diagnostic, incluant « la paranoïa, la schizophrénie et la mégalomanie », est erroné [5]. Compte tenu de la capacité illimitée d’Israël à manipuler les autres nations, les États-Unis en premier lieu, nous avons plutôt affaire à un psychopathe.

En faisant un parallèle entre la psychopathie et le comportement d’Israël, je ne blâme pas les Israéliens ou les juifs en tant qu’individus. Ils ne font partie de cette psychopathie collective que dans la mesure de leur soumission à l’idéologie nationale. On peut faire une comparaison avec une autre sorte d’entité collective. Dans The Corporation : The Pathological Pursuit of Profit and Power, Joel Bakan notait que les grandes entreprises se comportent comme des psychopathes, insensibles à la souffrance de ceux qu’elles écrasent dans leur quête de profit : « Le comportement des entreprises est très similaire à celui d’un psychopathe. » [6] Mon analyse d’Israël repose sur le même raisonnement. Sauf qu’Israël est bien plus dangereux que n’importe quelle multinationale (même Pfizer), car l’idéologie qui engendre son trouble de la personnalité est bien plus insensée que la philosophie libérale et social-darwinienne d’une entreprise. La philosophie d’Israël est biblique.

 

Le virus biblique

La psychopathie collective d’Israël n’est pas génétique, elle est culturelle, mais elle s’est formée il y a des temps très anciens, et elle est donc ancrée dans le subconscient ancestral (qui est peut-être épigénétique) : elle vient en fin de compte du dieu jaloux inventé par les Lévites pour contrôler quelques tribus affamées lancées contre la Palestine il y a environ trois mille ans. Par son acte de naissance, Israël est la nation du dieu psychopathe.

Yahvé, « le dieu d’Israël », est un dieu colérique et solitaire, sorti d’un volcan d’Arabie, qui manifeste envers tous les autres dieux une haine implacable, et finit par les considérer comme des non-dieux, lui seul se déclarant le vrai dieu – et par voie de conséquence, le créateur de l’Univers. Cela le caractérise très clairement comme un psychopathe parmi les dieux. Au contraire, pour les Égyptiens, selon l’égyptologue allemand Jan Assmann, « les dieux sont des êtres sociaux » et l’harmonie entre eux garantit l’harmonie dans le cosmos. Il existait en outre un certain degré de traductibilité entre les panthéons des différentes civilisations [7]. Mais Yahvé enseigna aux Hébreux une haine mortelle envers les divinités de leurs voisins : « Vous abolirez tous les lieux où les peuples que vous dépossédez auront servi leurs dieux, sur les hautes montagnes, sur les collines, sous tout arbre verdoyant. Vous démolirez leurs autels, briserez leurs stèles ; leurs pieux sacrés, vous les brûlerez, les images sculptées de leurs dieux, vous les abattrez, et vous abolirez leur nom en ce lieu. » (Deutéronome 12,2-3)

Yahvé est peut-être un personnage de fiction, mais son emprise sur l’esprit juif est néanmoins réelle. « S’en remettre à un père fou et violent, et depuis trois mille ans, voilà ce que c’est que d’être un fou de juif ! », disait Smilesburger dans Opération Shylock de Philip Roth [8]. Yahvé a enseigné aux juifs à se tenir strictement séparés des autres. Les interdits alimentaires servent à empêcher toute socialisation en dehors de la tribu : « Je vous mettrai à part de tous ces peuples pour que vous soyez à moi. » (Lévitique 20,26)

La nature de l’alliance mosaïque n’est pas morale. Le seul critère d’approbation par Yahvé est l’obéissance à ses lois et commandements arbitraires. Massacrer traîtreusement des centaines de prophètes de Baal est bien, car c’est la volonté de Yahvé (1 Rois 18). Faire preuve de miséricorde envers le roi des Amalécites est mal, car lorsque Yahvé dit : « tuez-les tous », ça veut bien dire « tous » (1 Samuel 15). Dans l’historiographie biblique, le sort du peuple juif dépend de l’obéissance aux ordres de Yahvé, aussi insensés soient-ils. Et ses malheurs ne peuvent provenir que de leur manque d’obéissance envers leur dieu, jamais du ressentiment de ses victimes. Car les victimes n’ont pas de volonté propre, elles ne sont que des instruments entre les mains du dieu d’Israël.

Si les juifs suivent le commandement de Yahvé de s’aliéner du reste de l’humanité, Yahvé promet en retour de les faire régner sur l’humanité : « Si tu obéis vraiment à la voix de Yahvé ton Dieu, en gardant et pratiquant tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui, Yahvé ton Dieu t’élèvera au-dessus des toutes les nations de la terre. » (Deutéronome 28,1) Notons que cela ressemble beaucoup au pacte que Satan a proposé à Jésus : « Le diable lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit : "Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage". » (Matthieu 4,8-9)

Si Israël suit scrupuleusement la Loi, Yahvé promet de soumettre toutes les nations à la domination d’Israël et de détruire celles qui lui résistent. « Les rois se prosterneront devant toi, ils lécheront la poussière de tes pieds », tandis que « la nation et le royaume qui ne te servent pas périront, et leurs peuples seront exterminés » (Isaïe 49,23 et 60,12).

Le code de la guerre de Deutéronome 20 commande d’exterminer « tout être vivant » dans les villes conquises de Canaan. En pratique, la règle s’étend à tous les peuples qui résistent aux Israélites dans leur conquête. Elle a été appliquée par Moïse aux Madianites, bien que dans ce cas Yahvé ait permis à ses guerriers de garder les jeunes vierges (Nombres 31). La même règle a été appliquée par Josué à la ville de Jéricho, où fut passé au fil de l’épée « tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes » (Josué 6,21). Dans la ville d’Aï, les habitants furent massacrés « jusqu’à ce qu’il ne leur restât plus un survivant ni un rescapé. […] Quand Israël eut fini de tuer tous les habitants de Aï, dans la campagne et dans le désert où ils les avaient poursuivis, et que tous jusqu’au dernier furent tombés au fil de l’épée, tout Israël revint à Aï et en passa la population au fil de l’épée » (8,22-25). Puis vinrent le tour des autres villes cananéennes. Dans tout le pays, Josué « ne laissa pas un survivant et voua tout être vivant à l’anathème, comme Yahvé, le dieu d’Israël, l’avait ordonné » (10,40).

Comme le note Avigail Abarbanel dans un texte expliquant pourquoi elle a renié sa citoyenneté israélienne, les sionistes ont « suivi à la lettre l’ordre biblique donné à Josué de pénétrer et de tout prendre. Vous avez tué, vous avez expulsé, violé, volé, brûlé et tout détruit, et vous avez remplacé la population par votre propre peuple. […] Pour un mouvement soi-disant non religieux, c’est extraordinaire comment le sionisme […] a suivi la Bible » [9]. Kim Chernin, une autre dissidente israélienne, a écrit : « Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai lu l’histoire de Josué comme l’histoire de notre peuple entrant en possession légitime de sa terre promise sans m’arrêter pour me dire : "mais c’est une histoire de viol, de pillage, de massacre, d’invasion et de destruction d’autres peuples". » [10]

Yahvé n’offre que deux voies possibles à Israël : la domination des autres nations si Israël respecte les termes de l’alliance avec Yahvé, ou l’anéantissement par ces mêmes nations si Israël rompt cette alliance :

« Mais s’il vous arrive de vous détourner et de vous lier au restant de ces populations qui subsistent encore à côté de vous, de contracter mariage avec elles, de vous mêler à elles et elles à vous, alors sachez bien que Yahvé votre Dieu cessera de déposséder devant vous ces populations : elles seront pour vous un filet, un piège, des épines dans vos flancs et des chardons dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez disparu de ce bon sol que vous avait donné Yahvé votre Dieu. » (Josué 23,12-13)

Déposséder les autres ou être dépossédé, dominer ou être exterminé : Israël ne peut pas penser au-delà de cette alternative.

 

Le sionisme est biblique

Quel rapport avec le sionisme, demandez-vous ? Le sionisme n’est-il pas une idéologie laïque ? Je pense qu’il est grand temps de dissiper ce malentendu. Le sionisme est un produit de la judéité, et la judéité est enracinée dans la Bible hébraïque, le Tanakh. Qu’il l’ait lu ou non, qu’il le juge historique ou mythique, chaque juif fonde en fin de compte sa judéité sur la Bible. La judéité est l’intériorisation du dieu psychopathe. Peu importe que les juifs définissent leur judéité en termes religieux ou en termes ethniques. D’un point de vue religieux, la Bible préserve l’essence de l’Alliance avec Dieu, tandis que d’un point de vue laïc, la Bible est le récit fondateur du peuple juif et le modèle par lequel les juifs interprètent toute leur histoire ultérieure (la dispersion, l’Holocauste, la renaissance d’Israël, etc.).

Il est vrai que Theodor Herzl, le prophète du sionisme politique, ne s’est pas inspiré ouvertement de la Bible. Pourtant, il a nommé son idéologie le « sionisme », en utilisant un nom biblique de Jérusalem. Quant aux sionistes de l’après-Herzl et aux véritables fondateurs de l’État moderne d’Israël, ils étaient imprégnés de la Bible. « La Bible est notre mandat », déclarait Chaim Weizmann en 1919, et en 1948 il offrit à Truman un rouleau de la Torah en remerciement de sa reconnaissance d’Israël. Ainsi commence la Déclaration de la création de l’État d’Israël :

« ERETZ-ISRAEL [Le pays d’Israël] est le lieu où naquit le peuple juif. C’est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C’est là qu’il réalisa son indépendance, créa une culture d’une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier. »

Il ne peut y avoir aucun doute sur le fait que l’État moderne d’Israël est fondé sur la prétention de l’héritage biblique. Le terme « Eretz Israël » est une référence crypto-biblique qui correspond, dans la bouche des Israéliens, au Grand Israël, soit l’équivalent du mythique Royaume de Salomon.

David Ben Gourion, le père de la nation, avait une vision biblique du peuple juif. Pour lui, selon son biographe Dan Kurzman, la renaissance d’Israël en 1948 « était comparable à l’exode d’Égypte, à la conquête du pays par Josué et à la révolte des Maccabées ». Ben Gourion n’était jamais allé dans une synagogue et mangeait du porc au petit-déjeuner, mais il était pourtant imprégné d’histoire biblique. « Il ne peut y avoir d’éducation politique ou militaire valable sur Israël sans une connaissance approfondie de la Bible », disait-il [11]. Tom Segev écrit dans sa biographie plus récente :

« Il a parrainé un cours d’étude biblique chez lui et a promu deux concepts pour caractériser le caractère moral de l’État d’Israël, ainsi que sa destinée et ses devoirs envers lui-même et le monde : le premier était le "peuple élu", un terme venant de l’alliance entre Dieu et le monde, peuple d’Israël (Exode 19 :5-6) ; le second était l’engagement du peuple juif envers les principes de justice et de paix qui en font une "lumière pour les nations", dans l’esprit des prophètes (Isaïe 49,6). Il parlait et écrivait fréquemment sur ces concepts [12]. »

La mentalité biblique de Ben Gourion est devenue de plus en plus évidente à mesure qu’il vieillissait. Considérons par exemple le fait que, alors qu’il suppliait Kennedy de permettre à son peuple de se doter de la bombe atomique parce que les Égyptiens voulaient les exterminer (comme ils avaient voulu le faire à l’époque de Moïse), il prophétisait dans la revue Look (16 janvier 1962) que d’ici vingt ans, Jérusalem « sera le siège de la Cour suprême de l’humanité, pour régler toutes les controverses entre les continents fédérés, comme l’a prophétisé Isaïe. » [13] Ben Gourion n’était pas fou, mais simplement biblique.

Presque tous les dirigeants israéliens de la génération de Ben Gourion et de la suivante partagent le même état d’esprit biblique. Moshe Dayan, le héros militaire de la guerre des Six Jours de 1967, a justifié son annexion d’un nouveau territoire dans un livre intitulé Living with the Bible (1978).

Les membres du Likoud, inspirés par Vladimir Jabotinsky, qui succèdent au Mapaï de Ben Gourion, seront encore plus furieusement bibliques. Ariel Sharon, s’exprimant lors d’un colloque à Washington, le 8 mai 1998, déclarait : « L’accord d’Oslo est très important pour les Palestiniens car c’est le seul document officiel convenu qu’ils ils ont obtenu. Nous avons un autre document, beaucoup plus ancien… la Bible. »

L’idéologie. Les partis religieux qui entrent au gouvernement sous Netayahou sont, naturellement, plus décomplexés encore. Naftali Bennett, alors ministre israélien de l’Éducation, a également justifié l’annexion de la Cisjordanie par la Bible [14]. Les sionistes peuvent trouver dans la Bible toutes les justifications dont ils ont besoin. Pour Gaza, ils ont Juges 1,18-19 : « Puis Juda s’empara de Gaza et de son territoire. » Il y a désormais des fous de la Bible au sein du gouvernement israélien, comme le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir. « Dieu a donné la terre d’Israël au peuple juif » est l’alpha et l’oméga du sionisme, non seulement pour les Israéliens, mais aussi pour les chrétiens qui, depuis 1917, ont soutenu la revendication juive et soutiennent Israël aujourd’hui.

Les références bibliques de Benyamin Netanyahou sont également fréquentes. Il sait qu’elles impressionnent les chrétiens américains. Le 3 mars 2015, il dramatisait devant le Congrès américain sa phobie de l’Iran en faisant référence au livre d’Esther (reconnu pourtant comme une pure fiction) :

« Nous sommes un peuple ancien. Au cours de nos près de 4 000 ans d’histoire, nombreux sont ceux qui ont tenté à plusieurs reprises de détruire le peuple juif. Demain soir, lors de la fête juive de Pourim, nous lirons le livre d’Esther. Nous y parlerons d’un puissant vice-roi perse nommé Haman, qui complota pour détruire le peuple juif il y a environ 2 500 ans. Mais une femme juive courageuse, la reine Esther, dénonça le complot et donna au peuple juif le droit de se défendre contre ses ennemis. Le complot a été déjoué. Notre peuple a été sauvé. Aujourd’hui, le peuple juif fait face à une nouvelle tentative de la part d’un autre potentat perse visant à nous détruire. » [15]

Netanyahou avait programmé son discours la veille de Pourim, qui célèbre la fin heureuse du livre d’Esther : le massacre de 75 000 hommes, femmes et enfants perses. En 2019, Netanyahou a déclaré lors d’une tournée en Cisjordanie : « Je crois au Livre des Livres et je le lis comme un appel à l’action selon lequel chaque génération doit faire ce qu’elle peut pour assurer l’éternité d’Israël. » Pas plus tard que ce 25 octobre, Netanyahou a déclaré à son peuple : « Nous allons réaliser la prophétie d’Isaïe. » La Bible occupe une si grande partie de son cerveau qu’il veut mettre une Bible sur la Lune !

Alors s’il vous plaît, arrêtez de traiter Netanyahou de psychopathe. Traitez-le de psychopathe biblique, d’adorateur du dieu psychopathe. Et pendant que vous y êtes, apprenez à voir la Bible hébraïque pour ce qu’elle est : « Une conspiration contre le reste du monde », comme l’a dit H. G. Wells. Dans les livres de la Bible, « vous avez la conspiration claire et nette, […] une conspiration agressive et vindicative. […] Ce n’est pas de la tolérance mais de la stupidité que de fermer les yeux sur leur qualité. » [16]

Oui, la Bible hébraïque justifie aux yeux des élites Israéliennes leur traitement des Palestiniens de Gaza. Dieu lui-même, pensent-ils, leur commande un tel traitement de ceux qu’ils ont dépossédés de leur terre. Yitzhak Shamir, Premier ministre entre 1986 et 1992, l’a déclaré très clairement en 1943 : « Ni l’éthique juive ni la tradition juive ne peuvent disqualifier le terrorisme comme moyen de combat. Nous sommes très loin d’avoir un quelconque scrupule moral à l’égard de notre guerre nationale. Nous avons devant nous le commandement de la Torah, dont la moralité surpasse celle de tout autre corps de lois dans le monde : "Vous les exterminerez jusqu’au dernier homme." » [17] »

 

Dernière minute : ce 28 octobre, dans un discours en hébreu, Netanyahou a justifié le massacre de la population civile de Gaza par la Bible. « Vous devez vous souvenir de ce qu’Amalek vous a fait, dit notre Sainte Bible », a-t-il déclaré. « Et nous nous en souvenons, et nous nous battons. Nos courageux soldats et combattants qui sont maintenant à Gaza ou autour de Gaza, et dans toutes les autres régions d’Israël, rejoignent cette chaîne de héros juifs, une chaîne qui a commencé il y a 3 000 ans depuis Josué ben Nun, jusqu’aux héros de 1948, le la guerre des Six Jours, la guerre d’Octobre 73 et toutes les autres guerres dans ce pays. » Rappelons que les Amalékites sont un peuple voué par Yahvé à l’extinction complète pour s’être opposé à la conquête de Canaan par les Hébreux. 1 Samuel 15,3 : « Maintenant, va, frappe Amalek, voue-le à l’anathème avec tout ce qu’il possède, sois sans pitié, pour lui, tue hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes. »

Laurent Guyénot

 

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Notes

[1Freud a développé cette théorie dans trois livres : Totem et Tabou, Malaise dans la civilisation, et L’Avenir d’une illusion.

[2Le Canadien Robert Hare a établi une liste de critères diagnostiques de la psychopathie qui fait autorité : Robert Hare, Without Conscience : The Disturbing World of the Psychopaths Among Us, The Guilford Press, 1993.

[3Paul Babiak et Robert Hare, Snakes in Suits : When Psychopaths Go to Work, HarperCollins, 2007.

[4Léon Pinsker, Autoémancipation. Avertissement d’un juif russe à ses frères (1882), Éditions Mille et Une Nuits, 2006, p. 16-17 et 20-21.

[5Gideon Levy, "Only psychiatrists can explain Israel’s behavior", Haaretz, January 10, 2010, www.haaretz.com/print-edition/opinion/only-psychiatrists-can-explain-israel-s-behavior-1.261115.

[6Joel Bakan, The Corporation : The Pathological Pursuit of Profit and Power, Free Press, 2005.

[7Jan Assmann, Le Prix du monothéisme, Flammarion, 2007.

[8Philip Roth, Opération Shylock, Une confession, Gallimard, 1995, p. 122-123.

[9Avigail Abarbanel, « Pourquoi j’ai quitté Israël », 8 octobre 2016, sur lesakerfrancophone.fr

[10Kim Chernin, "The Seven Pillars of Jewish Denial", Tikkun, Sept. 2002, quoted in Kevin MacDonald, Cultural Insurrections : Essays on Western Civilization, Jewish Influence, and Anti-Semitism, Occidental Press, 2007, pp. 27-28.

[11Dan Kurzman, Ben-Gurion, Prophet of Fire, Touchstone, 1983, pp. 17–18, 22, 26–28.

[12Tom Segev, A State at Any Cost : The Life of David Ben-Gurion, Apollo, 2019, kindle l. 286.

[13David Ben-Gurion and Amram Ducovny, David Ben-Gurion, In His Own Words, Fleet Press Corp., 1969, p. 116.

[14"Israeli minister : The Bible says West Bank is ours" on www.youtube.com/watch?v=Png17wB_omA

[15"The Complete Transcript of Netanyahu’s Address to Congress", on www.washing
tonpost.com.

[16Herbert George Wells, The Fate of Homo Sapiens, 1939 (archive.org), p. 128.

[17"Document : Shamir on Terrorism (1943)", Middle East Report 152 (May/June 1988), on merip.org/1988/05/shamir-on-terrorism-1943/

Les études bibliques de Laurent Guyénot, sur E&R :

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Le 1er novembre 2023 à 15:17 par !
#3271955

Explication claire et limpide. Le hic, c’est que Le monde occidental est constitué, non de peuples, mais d’atomes isolés les uns des autres et parfaitement inoffensifs pour le pouvoir …le résultat de la déchristianisation et du culte de l’individualisme forcené.

Le 1er novembre 2023 à 15:40 par iDiot
#3271973

Des fous de dieu, sur la base d’un livre écrit par eux-mêmes, génocident tout un peuple sous le regard et l’approbation des démocraties.

Le 1er novembre 2023 à 18:09 par Passager 57
#3272044

Et comme l’explique très bien M.GUYÉNOT, et le plus inquiétant de ces fous de Dieu (jadis une expression réservée par eux pour leur création « pseudo-islamiste ») ont un dirigeant qui l’assume pleinement …

Le 1er novembre 2023 à 16:03 par Telecaster
#3271983

C’est ce que j’essaie vainement d’expliquer aux protestants. Je suis catholique, et ma priorité n’est absolument pas le déménagement des juifs du monde en Palestine, mais leur reconnaissance de Jésus-Christ comme Verbe de Dieu venu dans la chair.

Le 1er novembre 2023 à 17:03 par Anonyme
#3272008

Esther, ce n’est pas celle qui a séduit le roi perse et lui a demandé de lui amener la tête de Jean fils de Zacharie, ainsi que celle de Zacharie lui-même (leurs propres prophètes) ? Comment les israéliens peuvent-ils prétendre suivre la religion de Dieu, alors qu’ils ont tué Ses messagers ? Si Moïse, Zacharie, Jean, Jacob (donc Israël), Isaac et Abraham étaient sur terre à cet instant, ils se désolidariseraient de ce peuple qui n’a rien de religieux. Donc oui, ils sont psychopathes. Et ceux qu’ils disent suivre, ne sont pas les vrais écritures divines. Ce sont des élucubrations sortant de l’esprit profondément psychopathe et démoniaque de certains de leurs rabbins et qui, pour paraître crédibles et légitimes portent un revêtement religieux mensonger.

Le 1er novembre 2023 à 17:17 par Karim
#3272013

Tu as oublié Jésus, Le Coran dit qu’il ne l’ont pas tué car son esprit vit toujours, ce qui ne veut pas dire qu’il n’ont rien fait à Jésus.

Jésus a maudit un seul peuple de sa sainte bouche.

Le 1er novembre 2023 à 17:43 par ProtégeonslaPalestine
#3272032

Abraham, Salomon et Moïse servaient Dieu. Certainement pas Yahvé. Dissipons définitivement cette confusion.

Le 1er novembre 2023 à 21:45 par Anonyme
#3272148

Oh oui bien sûr, je n’oublie pas Jésus. D’ailleurs, ils étaient contemporains. Zacharie, Jean et Jésus. Trois messagers simultanément pour un seul peuple, avec chacun ses preuves et ses miracles. Et pourtant, tout cela fut vain. Je n’oublie pas également le fait qu’ils aient voulu tuer Aaron, le frère de Moïse, alors que ce dernier venait juste de les sortir des griffes du Pharaon. Je n’oublie pas qu’après avoir vu, de leurs propres yeux, vu comment Moïse, par le pouvoir de Dieu, a divisé la mer en deux pour qu’ils puissent échapper à Pharaon et son armée, signe indéniable de la puissance divine, ils ont, au sortir de cette épreuve, demandé à Moïse de leur octroyer une divinité autre que Dieu. Quelle trahison et quelle ingratitude. Ou quand ils ont vu, de leurs propres yeux vu, Jésus porté par Marie, leur parler alors qu’il venait de naitre. Et ils ont osé l’emmerder jusqu’au bout. Non, indubitablement, ces gens et leurs descendants ne croient pas en Dieu, mais suivent le diable. Le diable, qui a voulu jouer à être Dieu, et s’est inventé des écritures et des "prophéties".

Le 1er novembre 2023 à 23:20 par Au fond du trou
#3272190

@ ProtégeonslaPalestine Concernant Moïse, vous n’avez pas bien lu l’article de Mr Laurent Guyénot : ’’Le code de la guerre de Deutéronome 20 commande d’exterminer « tout être vivant » dans les villes conquises de Canaan. En pratique, la règle s’étend à tous les peuples qui résistent aux Israélites dans leur conquête. Elle a été appliquée par Moïse aux Madianites, bien que dans ce cas Yahvé ait permis à ses guerriers de garder les jeunes vierges (Nombres 31).’’.

Tanakh, talmud, kabbale ; tout est psychopathique, haine, destruction.

Le 3 novembre 2023 à 17:18 par Miville
#3273322

Les fouilles archéologiques témoignent qu’aucun des génocides dont le Bible se vante n’a eu lieu, à une époque où il s’en commettait pourtant beaucoup ayant laissé beaucoup de traces. Tout comme des glorieux royaumes de David et de Salomon il ne reste absolument aucun artefact de quelque intérêt que ce soit.

De plus les identités des peuples bibliques sont toutes plus ou moins juives par rapport aux standards d’aujourd’hui (leurs langues ne diffèrent que de quelques défauts de prononciation entre eux, comme le Sibboleth) : ce qui est décrit s’apparente plutôt donc à une immense guerre non de conquête ethnique mais de vendetta mafieuse. Mais quoi qu’il en soit il n’y a trace ni de combat à mort ni de monument merveilleux. Les sionistes actuels disent que pour la terre qu’ils occupent un seul acte notarié leur suffit, la Bible, sauf qu’il semble que cet acte notarié soit toujours resté lettre morte à moins cas plus probable qu’il s’agisse d’un faux écrit a posteriori.

Un acte notarié qui fait référence à des terrains et des constructions manifestement inexistants, comme le ferait par exemple une référence au château de la Belle au Bois dormant pour justifier la prise de possession du bien d’Eurodisneyland, a la valeur juridique d’un conte de fées ou d’une télé-série. Très différent des écrits du Nouveau Testament dont même s’il n’existe évidemment pas de traces des trop petits faits divers dans lesquels ils consistèrent, il existe néanmoins des preuves de l’existence de tout le décor où ils se déroulèrent jusque dans les plus menus détails. Mais pour l’Ancien Testament la géographie est incohérente et toujours ambigüe : on ne sait même pas si le Mont Sinaï est en Égypte ou en Arabie. Le mont Ararat actuel qui est en Turquie ne fut nommé comme tel que sous les Ottomans : auparavant il fut un peu partout ailleurs, souvent sur des sommets très peu élevés.

Ce dont l’archéologie montre des traces évidentes c’est celle d’une forte présence militaire égyptienne dans le territoire de Canaan et d’une obéissance plus ou moins grande des peuplades s’y trouvant à cette autorité égyptienne. L’explication la plus simple du récit biblique serait que les fameux Hébreux de Josué et des autres auraient été un contingent obéissant plus durement que les autres à l’état profond égyptien identifié à une divinité jalouse et super-puissante se manifestant au besoin par des techniques de télécommunication rudimentaires dont cet état profond avait le secret.

Le 1er novembre 2023 à 17:42 par JL29
#3272031

Encore un grand texte de Laurent Guyénot. Jusqu’où s’arrêtera t-il ?..

Le 1er novembre 2023 à 18:38 par Marie Claude
#3272064

Lecture très intéressante. Merci.

Le 1er novembre 2023 à 19:16 par CptObvious
#3272087

Merci à l’Excellent Laurent Guyénot pour son excellent livre. Les débats catholiques vs non catholiques etc non aucune importance, car, souvenez vous-en tous, nous sommes à leurs yeux Amalek .. et donc, sommes voués, toujours selon eux, à la destruction. Cathos, protestants, athées, agnostiques, boudistes, musulmans et tutti quanti. Si vous n’êtes pas juifs, vous êtes Amalek. Je ne suis pas Charlie, mais, je suis Amalek !

Le 1er novembre 2023 à 23:35 par Cromleck
#3272200

Je dirai même plus ! Je suis vassal amalek, ou me trompais-je ?

Le 1er novembre 2023 à 19:44 par Gerbert d’Aurillac
#3272100

Excellent, cet article ! Mais, comme toujours dans la vie, il y a des détails qu’on peut chipoter. En voici un. Le concept de crime contre l’humanité n’est ni juif, ni inventé en 1945. Il serait plutôt d’origine maçonnique... Le fait est en tout cas qu’il est déjà dans le traité de Versailles (voyez ses art. 227 et suivants concernant l’exigence que soient livrés aux "Alliés et Associés", en vue de leur jugement, l’empereur d’Allemagne et plusieurs centaines d’Allemands supposés coupables de "crimes contre l’humanité").

Le 2 novembre 2023 à 17:37 par montjoie
#3272658

Et d’où vient la Francs-maçonnerie ?

Le 1er novembre 2023 à 20:43 par L’affranchi
#3272123

Bravo, Laurent, quelle lucidité ! Et merci de la partager. Dom Gérard, père abbé fondateur de l’abbaye Sainte Madeleine, au Barroux, dans le Vaucluse, un moine parti de rien pour garder la tradition après le nouveau concile, un ermitage, nous faisait partager ce que disaient les anciens : "L’ancien testament ? Un tissu d’horreur !" "J’ai renoncé à moi-même, un rideau s’est levé." Un soufi l’a écrit,Yunus Emre, dans l’un de ses merveilleux poèmes. Jésus nous demande d’abord de renoncer à nous-même si nous voulons être son disciple.

Le 1er novembre 2023 à 21:17 par Ellicsir
#3272132

Compris Mr Guyénot, désormais je dirai psychopathe biblique.

Le 1er novembre 2023 à 22:55 par Saül de Tarse
#3272177

Remarquable article de fond. Merci à M. Guyenot et à E&R.

Au fond les choses sont simples. Il suffit de s’appuyer sur un livre prétendument sacré, contenant toutes les recettes de l’horreur, pour s’autoriser le massacre des habitants de la planète toute entière, (sauf des auteurs dudit massacre) par n’importe quel moyen y compris des injections létales, en toute bonne conscience. L’objectif final est bien entendu la finalisation de l’accaparement de toutes les ressources de la planète, déjà en cours, au seul profit des massacreurs.

Allons nous attendre tranquillement, que cette bande de fous dangereux continuent à occire le restant de l’humanité, quand ils en auront fini avec les palestiniens ?

Le 1er novembre 2023 à 23:29 par Cromleck
#3272196

Bon sang, merci ! Alors que je suis sur la côte sud-finistère et que dehors Yahvé, le dieu des orages et des tempêtes commence véritablement à s’irriter je lis ceci : " ... Notons que cela ressemble beaucoup au pacte que Satan a proposé à Jésus : « Le diable lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit : "Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage". » (Matthieu 4,8-9). Je ne l’avais pas vu tellement c’est énorme☺️

Le 1er novembre 2023 à 23:46 par gw
#3272208

Le psychopatie collective n’empêche nullement une autre d’être personnelle. Je dirais même qu’elles se nourissent mutuellement.

Le 2 novembre 2023 à 00:23 par Dubitatif
#3272216

Très bon texte, qui résume bien l’essentiel de la psyché du peuple illuminé.

A partager en grand nombre, faites le tour des plateformes de masse , en le faisant( ce qui ne prend que quelques minutes par jours), l’on aide les palestiniens de façon concrète.

Le 2 novembre 2023 à 01:03 par Nono45510
#3272228

C’est vrai que les autres religions sont plus rationnelles ; plus empathiques... Elles offrent une alternative à "être passé par le fil de l’épée" : la conversion, mais le résultat est le même, Un peuple convertit est un peuple dépossédé de ses richesses et de son destin, de sa volonté.

C’est quand même la base de toute religion que d’exclure l’autre. De l’élimination symbolique de l’autre , (l’infidèle, le non-croyant,celui qui ne pratique pas le rite) à son élimination physique, il n’y a qu’un pas !

Puisque le non-croyant n’accède pas à l’au-delà, ou a la vie éternelle, est-ce vraiment un drame que d’écourter sa vie terrestre de quelques décennies ?

Le 3 novembre 2023 à 09:23 par Joss
#3273045

Discriminer n’est pas exclure.

Le 2 novembre 2023 à 01:24 par Sima Yi
#3272232

Laurent Guyenot, vous êtes une véritable bible ouverte quand vous prenez la parole ou que vous couchez vos pensées elles-mêmes tirées de diverses sources bibliques, psychologiques et psychiatriques. N’y voyez pas malice en lisant ces courtes lignes. J’aime l’intelligence armée de courage et accompagnée du besoin irrépressible de justesse, d’exactitude et de bon sens commun.

Je partage votre définition de la psychopathie progressiste revêtue du caractère biblique. Elle est semblable au moment inertiel d’origine axiale. Il est vertigineux aux moments de l’accélération sans frein.

Le 2 novembre 2023 à 06:41 par Clarisse
#3272286

Que les juifs, comme l’a mentionné Jésus, n’ont pas su lire l’ancien Testament, qu’ils aient refusé la rédemption en rejetant le Messie, que le judaïsme n’ait plus aucune raison d’exister depuis 2000 ans et que le sionisme interprète malicieusement à des fins politiques les écritures sont des faits. Il n’en demeure pas moins que l’ancien testament émane de Dieu et annonce la venue du Christ.

"je vous jalouse à la jalousie de Dieu" Saint Paul au Coréthiens - Nouveau Testament, ce n’est pas une jalousie humaine mais la volonté divine de ne pas se détourner de Lui. Il n’y a qu’un seul Dieu.

Le 3 novembre 2023 à 09:44 par Joss
#3273057

A quand une vidéo de Laurent guyeno ? Le psychopathe n’a même pas besoin d’un livre pour se justifier, il orientera la réalité à sa convenance tant que l’autre sera suffisamment soumis, naïf, ou masochiste pour l’accepter. Il n’y a aucune limite à son despotisme.

Soyez empathique envers le peuple juif : Ils sont pris en otage par une idéologie psychopathe, mutilé des l’enfance, et enfermé dans un ghetto mental rempli de haine et de cadavre.

Le 3 novembre 2023 à 18:35 par frangliche
#3273401

Merci pour l’article. Quel a été le rôle de cette bible par rapport aux croisades ?

Le 5 novembre 2023 à 00:09 par Cristobal
#3274133

La nation moderne d’Israël n’est pas le peuple de Dieu ; Sa fondation en Palestine en 1948 n’est pas un miracle, mais un plan politique bien définie par le mouvement Sioniste créé par Théodore Herzl en 1897, financé par le Baron de Rothschild (Déclaration Balfour en nov 1917) pour relocaliser l’ancien empire des Khazars à prétention judaïque. L’ancienne nation d’Israël n’existe donc plus (détruite en 70 par les armées romaines de Titus) Toutefois l’Israël spirituel des enfants de la promesse faite à Abraham a été absorbé avec les Gentils (non-juifs) dans le christianisme pour former un seul peuple le jour de la Pentecôte vers 30 (Éphésiens 2:13-16). Même que la Parole de Dieu dit clairement qu’il n’y a plus ni juifs ni grecs en Jésus-Christ (Galates 3:28 ; Colossiens 3:11). Dans le Nouveau Testament, particulièrement dans les écrits de Paul aux Romains, nous apprenons que “Tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël, et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants ; mais il est dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité, c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité” (Romains 9:7,8).

Le 12 novembre 2023 à 12:26 par Jojo le Mérou
#3278183

Cher M. Guyénot, voilà un article bien intéressant. J’aimerais soumettre à votre sagacité la question suivante.

Si "les juifs" sont pris dans une psychopathie collective dont les victimes sont les autres peuples, alors de quoi sont atteint ces autres peuples (nous) qui se laissent entrainer dans ce délire ?

Jésus, psychologue particulièrement doué s’il en est, a bien souligné qu’il est plus facile de voir la paille qui est dans l’oeil de notre frère que la poutre qui est dans le nôtre (Luc 6:41). Et il ajoutait : "Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’oeil de ton frère".

Il y a donc un grand danger dans votre analyse (ceci n’est pas une critique envers votre travail, mais au contraire la reconnaissance de son importance), celui de tomber dans le piège qui consiste à ne pas s’interroger sur ce qui fait que les nations soient les victimes de cette psychopathie collective juive que vous décrivez.

Le danger de tomber dans l’hypocrisie que dénonçait le Christ.

Pourquoi acceptons-nous collectivement d’être leurs victimes ? Est-ce la "faute" collective des juifs ? Les juifs sont-ils donc diaboliques, comme certains commentaires le suggèrent, adorent-ils en réalité le diable ? Ou bien sont-ils indispensables à notre metanoïa, tout comme Judas l’était à l’accomplissement du Christ ?

Merci pour votre travail.

PS : une observation sur un autre sujet : "C’est pourquoi le véritable mystère, d’un point de vue darwinien, n’est pas l’existence des psychopathes, mais leur faible proportion dans la population."

Jordan Peterson a noté plusieurs fois sur la base d’études sur le comportement animal je crois, que le faible pourcentage de psychopathes dans la population est sans doute dû en partie au fait que leur nombre est juste au seuil au-dessus duquel les non-psychopathes les détecteraient plus facilement et réagiraient à leur infâmie en se regroupant contre eux. C’est pour cela que les psychopathes de pouvoir (politiciens) sont si déterminés à rompre les liens sociaux et les solidarités de toutes sortes. C’est très clair à notre époque (covid, etc.).

Le 12 novembre 2023 à 18:49 par Laurent Guyénot
#3278382

Vous avez raison, la question chrétienne est l’autre face de la question juive ; car il n’y a que la chrétienté, et en particulier la chrétienté occidentale pour être aussi vulnérable à ce pouvoir. En bref, nous sommes des victimes parce que notre idéal est l’imitation du Christ : être crucifié et pardonner. Cela a été dit mille fois. Cependant, rien n’est tout blanc ni tout noir : Le christianisme a été une bénédiction pour l’Occident, mais il y a un prix, et il est aujourd’hui devenu plutôt une malédiction.

Le 14 novembre 2023 à 18:07 par Guiguitte
#3279599

Laurent Guyénot, d’après ce que mon esprit (de plus en plus faible) saisit s’inscrit dans la pure tradition gnostique, pour la faire courte, un monde où règne un dieu inférieur, plutôt mauvais. A ce titre il ne peut pas ne pas avoir rencontré les écrits de Philon d’Alexandrie, carrefour du monde Grec et du monde Juif. Avec Philon on a une synthèse des deux mondes, sur ces base, le début du christianisme.

Le 18 novembre 2023 à 12:07 par Christophe Nicolas
#3281518

La mentalité biblique de Ben Gourion est devenue de plus en plus évidente à mesure qu’il vieillissait. Considérons par exemple le fait que, alors qu’il suppliait Kennedy de permettre à son peuple de se doter de la bombe atomique parce que les Égyptiens voulaient les exterminer (comme ils avaient voulu le faire à l’époque de Moïse), il prophétisait dans la revue Look (16 janvier 1962) que d’ici vingt ans, Jérusalem « sera le siège de la Cour suprême de l’humanité, pour régler toutes les controverses entre les continents fédérés, comme l’a prophétisé Isaïe. » [13] Ben Gourion n’était pas fou, mais simplement biblique.

Je ne comprends pas l’analogie car les Musulmans sont connus pour détruire les idoles donc les comparer à Pharaon n’a pas de sens. Cela prouve seulement que Ben Gourion était un enfumeur de première... Comme la justice ne peut s’exercer que dans le vrai, un enfumeur qui veut mettre Cour suprême de l’humanité chez lui est un maître de l’iniquité et il faut s’opposer à cette folie. En revanche, installer l’asile psychiatrique des pires criminels de guerre à Jérusalem est tout à fait envisageable car ils sont très forts en prisons comme ils l’ont prouvé en concentrant petit à petit les palestiniens dans des zones de plus en plus restreinte.