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Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

À ce jour, et à ma connaissance, aucune révélation bouleversante, aucune preuve accablante, n’est sortie des 64 000 documents rendus publics depuis le 18 mars sur l’assassinat de John Kennedy. Néanmoins, la piste israélienne se trouve plutôt renforcée, notamment par une clarification de la proximité de James Jesus Angleton avec le Mossad. Le mot Israel qui était caviardé sur un document préalablement déclassifié, apparaît maintenant en clair sur la nouvelle version. Cela indique que, si la CIA estimait que les liens entre Angleton et Israël devaient être occultés il y a quelques années encore, ces liens sont si connus aujourd’hui que le caviardage du mot Israel était devenu ridiculement contre-productif.

 

 

Sur un autre document, mentionnant qu’Angleton gérait « plusieurs services de renseignement, beaucoup d’entre eux avec [le Service du Renseignement israélien] », les mots entre crochets ont également été décaviardés. Le compte X de Wikileaks, suivi par 5,8 millions d’abonnés, fait remarquer :

La CIA a censuré les liens entre l’officier supérieur James Jesus Angleton et les services de renseignement israéliens, comme le montre ce nouveau dossier non expurgé sur l’assassinat de JFK. Angleton avait détourné la politique de JFK visant à empêcher Israël de se doter d’armes nucléaires et avait été salué par le chef du Mossad, Meir Amit, comme « le plus grand sioniste d’entre tous ».

 

Une page nouvellement déclassifiée rapporte les propos de John McCone, le directeur de la CIA nommé par Kennedy, au sujet de la crise diplomatique secrète entre la Maison-Blanche et l’État juif sur l’armement nucléaire. Notant que les Israéliens « refusent de se soumettre aux garanties internationales prescrites par l’Agence internationale de l’énergie atomique », McCone craint que le projet israélien ne « déclenche de graves troubles dans le Moyen Orient », et recommande au président Kennedy, comme il l’avait fait à son prédécesseur Eisenhower, de prendre des sanctions économiques contre Israël. McCone, rappelons-le, avait été placé à la tête de la CIA par Kennedy précisément en raison de sa bonne connaissance et de son opposition au projet Dimona.

 

 

Cet aspect de l’histoire nous rappelle qu’incriminer « la CIA » dans l’assassinat de Kennedy n’a guère de sens, puisque le directeur de la CIA est totalement hors de cause. Ce qu’il faut faire, c’est identifier les agents de la CIA qui ont pu être impliqués, à l’insu de leur directeur. Le nom sur lequel se sont concentrés tous les soupçons, depuis les années 70, est celui de James Jesus Angleton, chef du contre-espionnage. La piste de la CIA mène tout droit au seuil de son bureau. Or depuis la parution en 2017 de sa biographie par Jefferson Morley (The Ghost), on sait que son bureau menait au Mossad par une porte de service. Ainsi, à travers Angleton, la piste de la CIA mène tout droit au Mossad, de la même manière qu’à travers Jack Ruby, la piste de la mafia mène tout droit à l’Irgoun.

Sam Parker, ancien candidat au Sénat, résume les principaux actes de trahison d’Angleton en faveur d’Israël :

 

 

Comme le précise un article du Washington Post sur les hommages reçus par Angleton en Israël à sa mort, « Angleton est réputé avoir aidé Israël à obtenir des données techniques nucléaires ». C’est un euphémisme : Angleton a en fait couvert le vol et la contrebande de matériaux destinés au réacteur nucléaire Dimona.

 

 

Angleton sabotait ainsi la politique de Kennedy, dans un dossier hypersensible de sécurité nationale et même mondiale.

Jefferson Morley, qui dans The Ghost a documenté la proximité d’Angleton avec le Mossad mais se gardait de faire le lien avec l’assassinat de Kennedy – et, dans les années 90, traitait Michael Piper de nazi – se risque maintenant à évoquer l’implication possible d’Israël dans l’assassinat.

 

 

J’en profite pour signaler un détail évoqué par Morley dans son livre, dont l’importance m’avait échappé. Angleton a rendu visite à Ben Gourion, peu après sa démission en juin 1963. The Ghost, p. 171 :

Angleton n’a pas manqué ses voyages réguliers en Israël. « Il avait l’habitude de venir de temps en temps pour rencontrer le chef du Mossad et obtenir des informations », se souvient Efraïm Halevy, qui était l’agent de liaison du Mossad auprès de la station de la CIA à Tel-Aviv au début des années 1960. Halevy escortait Angleton lors de ses tournées et enregistrait ses rencontres avec des responsables israéliens. « Il avait l’habitude de rencontrer David Ben Gourion, qu’il connaissait depuis de nombreuses années », se souvient Halevy. « Ben Gourion a fini par quitter le pouvoir [en 1963] et Angleton s’est rendu à Sde Boker [la maison de Ben Gourion dans le Néguev] pour le rencontrer. Je n’ai pas assisté à ces réunions. Ils n’étaient que tous les deux. Il avait des affaires à régler.

De quoi Angleton et Ben Gourion ont-ils bien pu discuter secrètement ce jour-là ? Je rappelle que Ben Gourion démissionna (officiellement « pour raisons personnelles ») le jour de sa réception de l’ultime lettre de Kennedy menaçant Israël de sanctions en cas de refus d’une inspection de Dimona. L’hypothèse la plus raisonnable est que Ben Gourion, ayant échoué à faire fléchir Kennedy, a décidé de s’occuper de lui d’une autre manière. Il est probable qu’il fit appel aux anciens de l’Irgoun et du Lehi, spécialistes des assassinats politiques et opérations sous fausse bannière, en particulier Menahem Begin et Yitzhak Shamir, qui allaient par la suite devenir Premiers ministres :

 

 

De grands progrès ont été faits depuis une dizaine d’années dans la recherche sur l’assassinat de JFK. La piste d’Israël, ouverte par Michael Collins Piper dans les années 1990, est aujourd’hui évoquées par des personnalités influentes comme l’historien Martin Sandler, éditeur en 2013 d’un recueil de lettres de Kennedy, incluant son échange avec Ben Gourion en juin 1963 :

 

 

Depuis que Johnson est ouvertement reconnu comme le président américain le plus pro-Israël depuis Truman, les investigateurs qui ciblaient Lyndon Johnson comme le cerveau de l’assassinat ne peuvent plus faire l’impasse sur l’implication d’Israël. Exemple avec Roger Stone, auteur de The Man Who Killed Kennedy : The Case Against LBJ :

 

 

Israël ayant montré son vrai visage avec le génocide de Gaza, les inhibitions cognitives qui empêchaient de concevoir sa culpabilité dans l’assassinat de Kennedy s’effondrent. Des journalistes très influents comme Candace Owens ou Tucker Carlson ont brisé le tabou. Jackson Hinkle, suivi par presque trois millions d’abonnés sur X, relaie le discours de Mouammar Kadhafi à l’Assemblée générale de l’ONU, presque introuvable sur le Net il y a encore un an :

 

 

Je suis fier d’avoir, avec le soutien d’E&R, contribué à cette évolution. Le film réalisé par ERTV sur la base de mon script, est souvent relayé, en entier ou par morceaux :

 

 

Dans son dernier article paru ce lundi, « How Israel killed the Kennedys » (cliquez dans la fenêtre Translate en haut à droite pour le lire en français), Ron Unz met notre travail à l’honneur :

Laurent Guyénot, éminent conspirationniste français, fait partie de la petite poignée d’auteurs récents à avoir adopté et promu l’hypothèse Piper. Bien que je ne puisse pas nécessairement approuver chaque élément en particulier, je recommande vivement son livre de 2019, The Unspoken Kennedy Truth, qui constitue le meilleur exposé de l’accusation d’Israël et du Mossad concernant l’assassinat de JFK. Ce livre de poche résume toutes les informations importantes et est suffisamment court pour être lu en un ou deux jours seulement. Son article de 2018 sur le même sujet reprend les mêmes informations sous une forme beaucoup plus concise : « Did Israel Kill the Kennedys ? ». Guyénot a également présenté ce même sujet controversé sous la forme d’un documentaire de 2022 disponible sur YouTube. Bien que peut-être trop hagiographique, Israël et le double assassinat des frères Kennedy constitue également la meilleure introduction vidéo à ce sujet.

Laurent Guyénot

 

Laurent Guyénot fait le point en vidéo dans L’Échiquier international

 

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32 Commentaires

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  • #3512040
    Le 26 mars à 20:59 par Alex
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    La menace nucléaire qui pesait sur les USA était bien réelle et se trouvait à Cuba . Il est prouvé que l’Armée et la CIA étaient prêtes à tout pour envahir l’île, comme l’attestent les opérations Northwoods et "l’incident de la Baie des Cochons"

    L’escalade au Vietnam a contrarié les projets des militaires. Mais fondamentalement, Kennedy s’était inscrit dans une logique de paix, ce qui fut perçu comme une trahison dans le monde militaro-industriel. Le général LeMay, de l’US Air Force pensait que l’invasion était nécessaire pour éliminer le danger soviétique à Cuba de manière définitive.

     

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  • #3512045
    Le 26 mars à 21:09 par Jo point bard
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    C’est comme la brigittologie, il y a un faisceau d’indices concordants qui ne laissent pas beaucoup de doutes

     

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    • #3512677
      Le 28 mars à 03:09 par Lérins
      Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

      Hi Hi Hi...je suis mdr (Faut que notre cher L.G. pousse ses investigations sur le sujet Brigitte)

      A part ça, dîtes-donc les gars, le Angleton, sur la photo en début du fil, il avait une sacrée tronche-en-biais de mante religieuse, j’espère qu’on va lui régler son compte officiellement.

      S’il a eu la moindre responsabilité dans l’assassinat de JFK, en occultant des informations cruciales, le minimum serait de prononcer sa déchéance, à titre posthume.

       
  • #3512074
    Le 26 mars à 22:03 par Saturnin Pompier
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    Laurent Guyénot a tout à fait raison d’être fier de son travail sur l’affaire JFK et satisfait de la reconnaissance qui commence à s´exprimer sur sa personne​.

    Alain Soral doit lui aussi être très content de lui-même de se voir associé en quelque sorte ​à cette reconnaissance, en raison de la diffusion des travaux de LG sur son site et à la publication de plusieurs de ses livres par sa maison d’ édition​.

    Cela doit faire chier plus d’un. Tout est en ordre.

     

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  • #3512143
    Le 27 mars à 04:48 par Charles
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    Ces documents déclassifiés sont particulièrement sujets à interprétation.

    D’ailleurs, si Angleton a informé le directeur Helms de la présence de l’agent de la CIA Howard Hunt à Dallas ce jour-là, c’est qu’il n’a lui-même rien à se reprocher. En effet, un conspirateur ne dénoncerait pas un membre encore actif des opérations secrètes de la CIA, tout en étant impliqué lui-même. Cela serait illogique.

    Pour ce que cela vaut, à la fin de sa vie, Hunt a reconnu son implication dans des enregistrements audio et écrits.

     

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  • #3512165
    Le 27 mars à 06:42 par SOCRADE
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    Candace Owen (incroyable cette bonne femme !) a ajouté dans sa récente video sur JFK/Israel une information essentielle : Angleton, les Rockefellers, les Bushs, n’étaient pas juifs, pourquoi se battaient-ils pour Israel, jusqu’à faire tuer JFK ?

    Parce qu’ils avaient été des agents actifs du financement du nazisme, c’est avec ça que les israéliens les tenaient.

     

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  • #3512284
    Le 27 mars à 10:15 par Sev
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    J’ai lu le livre de Guyenot sur ce sale dossier. Je le conseille vivement à ceux qui veulent entrer dans le scénario le plus tordu en matière d’assassinat. Le brouillage de piste est l’une des spécialités de ces manipulateurs, leur force tient en leur capacité à corrompre et à tricoter leur plan sur la durée.

    Meyssan a commencé un boulot d’éclairage similaire sur le 11/9, reste à voir combien d’années encore faudra-t-il à cet autre dossier pour que les esprits acceptent la vérité. Le temps est l’élément crucial dans l’effacement des faits. Les mémoires oublient, trient, réinterprétent et le torrent d’événements quotidiens achève le grand embrouillamini.

    Des siècles déjà que les peuples se font balader... et notre époque démontre même que ça n’a non seulement pas changé, mais que c’est devenu encore plus compliqué "grâce" à la stratégie de l’étouffement par le torrent ininterrompu d’infos et d’infaux, d’IA et de contrôleurs de faits bidons. Le cerveau humain est très influençable, il n’est qu’à voir les covidiots qui, aujourd’hui encore, "croient" toujours en la religion vaccinale comme "progrès" indépassable.

     

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  • #3512449
    Le 27 mars à 15:53 par Plok
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    Kennedy avait signé l’Executive Order 11110.
    L’EO11110 est un décret présidentielle ôtant à la FED son contrôle total sur l’économie et la dette. Nationaliser la dette et créer de la monnaie sur l’étalon argent. C’était la solution pour éradiquer la FED.

    Seulement après l’assassinat de JFK, son successeur Johnson l’a révoqué et aucun président américain depuis n’a titillé la FED sur ce point-là.

    La thèse de la piste israélienne remplace donc la thèse bancaire et la mainmise sur la création monétaire ?Pas convaincu du tout...

    "Donnez-moi le controle de la monnaie d’une nation et je me moque de qui fait les lois" Mayer Amschel Rothschild ...
    ...mais tentez de m’enlever ce contrôle et vous verrez ce qu’il vous arrivera...

     

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    • #3512574
      Le 27 mars à 20:17 par Charles L.
      Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?


      “La thèse de la piste israélienne remplace donc la thèse bancaire et la mainmise sur la création monétaire ?”



      Ni l’une ni l’autre de ces théories ne tient la route.

      Sais-tu que la Réserve fédérale des États-Unis (la FED) est dirigée par un Conseil des gouverneurs qui comprend sept membres, dont un président et un vice-président ? Ces membres sont nommés par le président des États-Unis et confirmés par le Sénat. Et cela depuis 1913. Seules les banques régionales de la FED (il y en a 12) sont structurées comme des entreprises privées.

      La FED dispose d’une certaine autonomie qui a notamment permis de récupérer les conneries faites par Lehman Brothers en 2008. Mais il s’agit avant tout d’un organisme fédéral, comme son nom l’indique. Et donc son contrôle indirect du président américain. L’Executive Order 11110 avait simplement pour but de permettre l’utilisation ultérieure de billet de la Banque Fédérale. C’était un ordre transitoire qui a suivi son cours jusqu’en 1964, comme Kennedy l’avait prévu.

      Concernant Israel, la dénonciation d’un cadre des opérations spéciales de la CIA par James Angleton, n’a aucun sens pour le conspirateur qu’il est supposé être selon la théorie "Israel job". Selon cette théorie, il était le pivot entre l’Irgoun et les opérationnels de la CIA qui ont abattu Kennedy. James Angleton a pourtant bien donné le nom d’Howard Hunt ( en vie à cette date ) dans un memorandum adressé au directeur de la CIA, Richard Helms. Hunt qui a admis à la fin de sa vie avoir participé à l’assassinat. (enregistrement audio)

      En revanche, le projet d’opération Northwoods été révélé au cours des déclassifications entourant la mort de Kennedy, en 1998. En réponse à ce plan, Kennedy a limogé le Général en chef des armées qui lui avait proposé. Rien que ça. Ce projet à lui seul démontre que le DOD et la CIA étaient prêts à tout pour envahir Cuba. Absolument tout. Sans l’escalade au Vietnam, le projet aurait certainement eu lieu.

      Dimona, en comparaison de la menace nucléaire que représentait Cuba, c’est un peu léger. L’un n’est pas nécessairement antagoniste de l’autre. Cependant, the Dallas Citizens Council, qui a organisé le déplacement de Kennedy à Dallas, ne comptait que 23 membre "juifs" sur 238. Et un seul membre juif est mis en avant parmi les 9 membres du cercle restreint.

      L’information du déplacement n’étant pas quelque chose de secret à la Maison Blanche, il n’est même pas certain que le club soit impliqué. Même si probable.

       
    • #3513084
      Le 28 mars à 18:52 par Druide
      Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

      @Charles : Les liens sont prouvés entre les néocons sionistes de l’équipe de Richard Perle et les responsables de l’opération Northwoods, comme l’a révélé Michael Collins Piper en 2004.

      Perle étant très proche de William Kristol, le père du PNAC qui fut aussi l’un des principaux propagandistes néocons, contrôlant l’information des médias de Rupert Murdoch. Son père était le célèbre Irving Kristol, l’agent de la CIA et ex-trotskyiste qui fonda le mouvement néocon américain.

      Paul Nitze était un membre de "Team B", l’équipe néocon sioniste anti-soviet de Richard Perle qui cherchait à prendre le contrôle de la CIA en exagérant la menace du communisme international et de l’URSS. Ils revinrent au pouvoir sous Bush fils, sélectionnant par exemple Wolfowitz pour mener la guerre en Irak.

      En résumé, Nitze était directement impliqué dans l’opération Northwoods, sous le commandement d’un général vigoureusement pro-Israël, Lyman Lemnitzer.

       
  • #3512458
    Le 27 mars à 16:16 par anonymous19
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    J’ai perdu la source, mais quelqu’un a raconté que Shimon Peres avait un bureau à la Maison Blanche et que Nixon a dû demander deux fois pour le faire sortir.

    Ils sont chez eux encore plus qu’en Israël.

     

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  • #3512566
    Le 27 mars à 19:51 par redux
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    on oublie souvent le meurtre du frère robert kennedy en 68, probable futur president et déterminé a faire la lumière sur la mort de son frère.
    tué par un palestinien ..et de plusieurs balles , supérieures au nombre de coups de feu entendus, et d’une balle fatale par derrière alors que sirhan se trouvait de face.

     

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    • #3512958
      Le 28 mars à 13:41 par Charles
      Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

      Un certain Jacob Rubinstein (Jack Ruby pour les gogos) pour effacer Oswald et l’attentat sous faux drapeau contre RFK par le palestinien Shiran, c’est signé...
      Un pays qui a quand même de fâcheuses habitudes...
      « [.].Le Mossad israélien et les groupes sionistes qui ont précédé la création de l’État juif semblent avoir un très long historique d’assassinats, y compris ceux de personnalités politiques de haut rang qui pourraient normalement être considérées comme inviolables. Lord Moyne, le ministre d’État britannique pour le Moyen-Orient, a été assassiné en 1944 et le comte Folke Bernadotte, le négociateur de paix de l’ONU envoyé pour aider à résoudre la première guerre israélo-arabe, a subi le même sort en septembre 1948. Même un président américain n’était pas entièrement à l’abri de tels risques, et Piper note que les mémoires de Margaret, la fille de Harry Truman, révèlent que des militants sionistes avaient tenté d’assassiner son père en utilisant une lettre contenant des produits chimiques toxiques en 1947, car ils pensaient qu’il traînait les pieds dans son soutien à Israël, bien que cette tentative ratée n’ait jamais été rendue publique. La faction sioniste responsable de tous ces incidents était dirigée par Yitzhak Shamir, qui devint plus tard un dirigeant du Mossad et directeur de son programme d’assassinats dans les années 1960, avant de devenir finalement Premier ministre d’Israël en 1986.

      Si l’on en croit les affirmations du transfuge du Mossad Victor Ostrovsky, publié dans les best-sellers des années 1990, Israël a même envisagé l’assassinat du président George H.W. Bush en 1992, en raison de ses menaces de couper son aide financière à Israël lors d’un conflit lié à la colonisation en Cisjordanie. J’ai été informé que l’administration Bush avait pris ces rapports très au sérieux à l’époque. Et bien que je ne l’aie pas encore lu, le récent livre, largement salué, du journaliste Ronen Bergman, Rise and Kill First : The Secret History of Israel’s Targeted Assassinations, suggère qu’aucun autre pays au monde n’a probablement eu recours aussi régulièrement à l’assassinat comme outil de politique officielle. »
      Extrait de l’article sur unz.com "How Israel Killed the Kennedys" du 24 mars 2025

       
  • #3513475
    Le 29 mars à 19:37 par Druide
    Laurent Guyénot – Quoi de neuf sur JFK ?

    M. Guyénot, LBJ fut un pantin d’Israël selon vous, or il a démontré une réelle ambivalence face à la Guerre des Six jours, refusant de l’appuyer complètement. Il a choisi de stopper l’attaque contre le USS Liberty, bref de ne pas finir le travail, et de ne pas envoyer de bombe sur le Caire suite à ce False flag israélien, alors que ceci aurait pu facilement justifier cela.

    Alex Jones nie la responsabilité d’Israël dans JFK et le USS Liberty, il accuse dans les deux cas LBJ. Même certains qui blâment Israël trouvent le moyen de faire comme Jones en faisant de LBJ le cerveau des affaires JFK et du USS liberty.

    Pourquoi une telle insistance des chercheurs sur LBJ et si peu sur Angleton ? Peut-être s’agit-il de ménager la CIA ? M. Guyénot n’écrit-il pas que la CIA est hors de cause puisque l’unique suspect à la CIA (Angleton) était agent d’Israël ? Une assertion des plus réductrices, qui laisse songeur.

    Angleton était derrière la désinfo désignant Castro et l’URSS comme ultimes coupables, dans le cadre de la guerre froide. Guerre dans laquelle le sionisme devait jouer un rôle de premier plan comme rival du soviétisme, jouant sur les deux tableaux (pro et anti-russe) afin d’influencer les juifs et les convaincre de fuir le soviétisme. Les faits indiquent que LBJ fut un piètre agent d’Israël dans l’affaire du Liberty ; on peut démontrer tout aussi facilement (grâce à Piper), en se rapportant au cadre de la guerre froide, que le rôle de la CIA dans l’affaire JFK ne se réduit pas aux agents d’Israël à la CIA.

    Peut-être que blâmer LBJ pour JFK et le Liberty est un compromis acceptable pour certains qui voudraient ménager Israël et la CIA. Sinon, Haaretz n’irait pas jusqu’à faire la réclame pour le livre de Phillip Nelson qui blâme LBJ pour le Liberty. À noter que ce même auteur plébiscité par Haaretz a aussi écrit un livre intitulé « LBJ, cerveau de l’assassinat de JFK », dont la thèse est identique à celle du dirty trickster Roger Stone dans son livre "L’homme qui a tué Kennedy".

    Pas plus qu’Oliver Stone, Alex Jones et Philip Nelson, Roger Stone n’a été attaqué par l’ADL. En fait, une des infos les plus oubliées sur Roger Stone est qu’il fut le relais d’Israël dans son ingérence électorale (une Surprise d’Octobre) qui permit la victoire de Trump en 2016, selon des documents du FBI !

     

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