Depuis le 11 septembre 2001, il est de bon ton, chez les anti-américains, de prophétiser la fin de l’Amérique. Si la puissance militaire est toujours là, sa projection est de moins en moins efficace. Une crise économique profonde et durable est passée par là, et la société civile accepte de moins en moins de voir revenir des cercueils habillés du drapeau étoilé.
L’Amérique, qui montre les dents aujourd’hui avec Trump, est en réalité une sans-dents, au sens de François Hollande, ce faux socialiste expert en mépris de classe.
Je ne sais pas si l’on réalise à quel point ces dernières semaines donnent systématiquement tort à toutes les analyses souveraino-dissidentes qui nous enfument depuis plus de vingt ans : fin de la puissance américaine, prise de pouvoir des BRICS, Trump présenté comme une victoire…
— Julien Rochedy (@JRochedy) March 2, 2026
Rochedy a raison : ça fait quatre ans que la Russie pense battre l’Ukraine, et n’y arrive toujours pas. Mais tout dépend des buts de guerre : pour Poutine, ils sont clairs et quasi atteints (le Donbass, pas l’Ukraine entière). Dans la maison d’en face, ce n’est pas toujours le cas, on le voit avec Trump qui change ses buts de guerre d’un jour à l’autre : le guide suprême, puis le développement nucléaire, puis l’arsenal balistique. Il reste la guerre pour la guerre, une démonstration d’agressivité prédatrice pour le monde entier.
Rochedy oublie que ça fait trente ans que l’axe américano-sioniste essaye de vaincre l’axe du mal, et n’y arrive pas. Car tuer des civils ne suffit pas : il faut aller au sol. On ne rappellera pas le piteux départ de Kaboul. Les pays de l’axe du mal sont certes sous blocus, sanctionnés, bombardés, pilonnés, réduits en cendres et au chaos, mais ils sont toujours là, anti-américains et anti-israéliens au possible.
Pire, l’axe du mal s’est agrandi : on l’appelle désormais BRICS. Et il pèse lourd. L’Amérique n’a plus les moyens de l’invasion du Golfe de 1991, et encore moins celle de l’Europe en 1944, et plus l’envie non plus. L’Américain de base ne veut plus crever pour Israël.
« On ne veut pas mourir pour Israël ! »
Un Marine crie courageusement en plein congrès US. Violemment arrêté, ils lui cassent la main pour briser sa résistance.
A quand des actes héroïque des militaires Français contre l’oppression macroniste ?— David van Hemelryck #D (@David_vanH) March 5, 2026
Pour ce qui concerne Israël, et sa pseudo-faiblesse avancée par les antisionistes, Rochedy ne doit pas oublier que sans le parapluie américain, il n’y a plus d’Israël. Le dôme de fer, c’est l’aéronavale américaine, rien d’autre. On l’a vu lors de la guerre des Douze Jours, le dôme est un fantasme de protection divine qui tient deux jours, ensuite, plus de réserves anti-missiles. Sinon, pourquoi toutes ces caves et tous ces abris ? Le dôme de fer, il est sous terre.
Le lien américano-israélien tient sur une chose, en réalité : l’alignement du politique, qu’il soit démocrate ou conservateur, sur les intérêts israéliens. Si ce fil casse, Israël se retrouve au milieu des pays arabes et musulmans qu’il a bombardés, dont il a assassiné la plupart des dirigeants, et dont il hait les populations par racisme racial ou religieux. Heureusement, il y a la bombe atomique.
MARJORIE TAYLOR GREENE EXPLOSE : TRUMP A PERDU LA TÊTE EN PLEINE GUERRE CONTRE L’IRAN
ALERTE – L’ex-députée MAGA Marjorie Taylor Greene se lâche sur le podcast de Megyn Kelly : elle met ouvertement en doute la santé mentale de Donald Trump au milieu de l’opération Epic… pic.twitter.com/iqol6s6R38
— Camille Moscow (@camille_moscow) March 4, 2026
Aujourd’hui, sous un Trump ultra-israéliste en apparence, qui donne tous les gages imaginables à Netanyahou, on découvre une chaîne MAGA pas vraiment pro-Israël : de Fuentes à Vance en passant par Owens et Carlson, on obtient un tir groupé qui contredit la politique officielle. Mais cela peut être un leurre, une façon de calmer les foules souverainistes, opposées à toute intervention qui ne servirait pas les intérêts US. Cependant, ces discours ne sont pas anodins, ils frappent le cœur des Américains et là-bas, on ne peut pas gouverner longtemps contre le peuple. Chez nous, si : ça dure depuis quarante ans.
Nick Fuentes : « Nous sommes le pays avec un PIB de 30 000 milliards de dollars, on a une armée qui pèse 1 000 milliards de dollars, alors pourquoi Israël prend les décisions ? [...] Pourquoi n'y a-t-il pas de paix au Moyen Orient ? Parce qu'Israël n'en veut pas. » pic.twitter.com/txZlqh7JGm
— TVL (@tvlofficiel) March 3, 2026
C’est pourquoi le pouvoir israélien doit verrouiller plus encore la politique américaine, sachant que chez les démocrates, la jeunesse est contre les guerres israéliennes. Imaginez une jonction démocrate-républicaine sur le sujet... Cela fait beaucoup, et l’Amérique n’est pas la France : chez nous, les lois étranglent la liberté d’expression, c’est-à-dire la critique de la politique israélienne, mais ce cordon juridico-sanitaire ne tiendra pas longtemps devant l’empilement des injustices et des morts.
L’Amérique et la France, tout l’avenir d’Israël est là. Son avenir ne lui appartient pas. Ce pays n’est pas souverain.
Le fils Netanyahou en Floride, la symbolique qui fait mal
« Aux États‑Unis, il y a des millions d’Américains qui s’indignent de la situation. Ce tweet montrant le fils #Netanyahou en maillot de bain, planqué en Floride, dépassait les 5,3 millions de vues. Beaucoup demandent : pourquoi irions‑nous nous battre pendant que d’autres se… pic.twitter.com/ZwJ57KM988
— Tocsin (@Tocsin_Media) March 3, 2026


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