La liberté d’expression aux USA n’est pas une blague. Elle permet à Ana Kasparian, très remontée contre le lobby juif américain, d’interviewer sur sa chaîne des « Jeunes Turcs » (pour une Arménienne, c’est osé) Michael D. Rectenwald, le fondateur de l’AZAPAC (Anti-Zionist America Political Action Committee), le Comité d’action politique antisioniste américain.
Un des deux candidats soutenus par cet anti-AIPAC est issu du parti de Lyndon LaRouche, qui a eu son heure de gloire en 1996 lors de la primaire démocrate qui a vu Bill Clinton s’envoler vers le trône. LaRouche a obtenu 5,5 % des voix à l’époque, ce qui est pas mal pour un révolutionnaire du système financier.
Son alter ego français n’est autre que Jacques Cheminade, lui-même candidat à la présidentielle française de 1995, où il avait estomaqué les Français devant leur télé avec ses idées et prévisions. Il est vrai que parler de la finance juive et de la reine d’Angleterre comme trônant sur le trafic de drogue international, ça n’était pas prévu au programme mainstream.
La télévision de l’époque se vengera en limitant son temps de parole, et le Conseil constitutionnel, qui est au fond le gardien juridique du Système, validera cette injustice.
Cheminade reste un alien dans la politique française. Ni à l’extrême droite ni à l’extrême gauche, mais un peu des deux, taxé de conspirationnisme par Le Monde, mais travailliste au fond, c’est un inclassable. Là, on va citer Wikipédia dans un paragraphe assez marrant :
Toujours en 2012, selon Serge July, il est « le candidat de la parano ». Hervé Gattegno voit en lui « le plus inquiétant des candidats » et considère que ses propositions sont un mélange « de propositions lénifiantes […] et d’idées fumeuses », tandis que Le Journal du dimanche le qualifie d’« ovni » et le juge « indiscernable » et que Le Parisien le considère comme une « énigme ».
On peut dire que Cheminade en France et LaRouche aux States mettent leurs systèmes respectifs en PLS. Nous, on parlerait de gaullisme d’extrême gauche, ou d’extrême gaullisme.
Cheminade après la première attaque israélo-américaine contre l’Iran (2025)
Ana Kasparian, elle, a fait la campagne pour Trump sur l’angle de l’antisionisme radical, et aujourd’hui, elle doit se poser des questions, après la guerre lancée contre l’Iran au bénéfice d’Israël (même si les sociétés pétrolières américaines aimeraient bien investir en Iran, comme il y a cinquante ans, et comme au Venezuela).
Avec Trump, il ne faut pas se fier aux mots, uniquement aux actes. Khamenei (qui n’avait pas que des amis dans la direction iranienne) assassiné, Trump laissera-t-il Israël détruire les infrastructures iraniennes ? Et à l’intérieur, qui va profiter de la place vacante ? Tout cela nous rappelle l’assassinat du héros Qassem Soleimani...
On demande pardon pour la traduction, effectuée par l’IA, mais l’ensemble reste compréhensible. Le lecteur aura corrigé de lui-même, comme on dit.
Pour les curieux, la profession de foi de l’AZAPAC
Le sionisme a pris le contrôle du gouvernement américain, comme le démontre clairement la soumission constante à Israël, en paroles et en actes.
S’opposer au sionisme en Amérique implique de débarrasser le gouvernement des sionistes qui servent Israël au détriment des États-Unis. Cela exige, entre autres mesures, de confronter et de rivaliser avec des groupes de pression bien implantés comme l’AIPAC, la CUFI et J-Street. Ces groupes manipulent la politique américaine pour favoriser des intérêts étrangers. L’influence sioniste épuise les ressources américaines, sape la souveraineté des États-Unis et va à l’encontre des intérêts du peuple américain.
Ces groupes pro-israéliens, parmi d’autres, ont pris sous leur aile la plupart des membres de notre classe politique, qui extorquent de l’argent aux contribuables américains, censurent la voix des citoyens et des résidents et privilégient des engagements étrangers sans fin au détriment de la prospérité intérieure.
Les Américains désapprouvent de plus en plus l’attitude belliqueuse d’Israël et l’implication des États-Unis dans ses conflits perpétuels, notamment la destruction totale de la bande de Gaza. Nous aidons les Américains à rejeter les politiques qui permettent l’occupation sioniste, tant au pays qu’à l’étranger.
Rejoignez cette large coalition citoyenne et apolitique. C’est ensemble seulement que nous vaincrons ces influences néfastes et triompherons. Notre objectif est de rendre le pouvoir au peuple américain. Ce faisant, nous contribuons à un monde plus pacifique et plus prospère.
Quel parti osera remplacer « américain » par « français » et reprendre ça dans son programme pour 2027 ?


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