L’idéologie sioniste est une architecture de l’esprit qui érige des édifices à sa propre gloire, pour justifier ses propres conquêtes et légitimer ses massacres.
Le problème affleure lorsque nous, Occidentaux régis par la coutume philosophique de la sacralité de la vie humaine et par la coutume juridique du droit d’un peuple natif à disposer de sa terre, refusons en conscience de souscrire au delirium mystique, à la fable cadastrale, et à la croisade anti-palestinienne de ces gens-là.
Le temple premier de la Tradition française est la raison aristotélicienne. Le deuxième temple de la francité est la charité chrétienne qui nous fait envisager l’Autre comme notre égal en dignité : la notion d’« animaux humains » est une insulte à notre édifice civilisationnel et à nos valeurs.
Le troisième temple de la Tradition française est la règle de droit : l’habeas corpus reconnaît la propriété pleine et entière de l’individu sur son propre corps, et la propriété foncière reconnaît le lien symbiotique de l’homme à son sol.
Les soubassements conceptuels du sionisme et sa mise en oeuvre politique (praxis militaire jusquauboutiste, voire exterminationniste, rhétorique incendiaire et dégradante, rétorsion judiciaire pour délit de non-alignement) présentent des différends irréconciliables avec les conventions axiologiques de la Tradition française.
Bilan : Ce schisme civilisationnel explique pourquoi l’arsenal médiatique déployé pour inséminer le sionisme dans les consciences françaises est un échec. Les Français rejettent majoritairement le greffon sioniste. L’épuration de 200 000 Palestiniens face caméra est un cataclysme barbare qui interroge l’idée de progrès, ridiculise nos prétentions à la modernité, fait vaciller les assises du droit international, et contraint Israël à gérer, par la rétorsion judiciaire envers les citoyens occidentaux, le déficit d’image abyssal dont il est l’auteur : le génocide des Gazaouis laisse le monde en état de choc post traumatique.