Caroline Yadan est député des Français de l’étranger, circonscription du Proche-Orient. Elle a remplacé Meyer Habib, qui est retourné à la maison-mère, mais qu’on voit toujours curieusement sur nos plateaux. Inlassablement, Caro milite pour que tout propos mettant en cause Israël et sa politique soit pénalisé. Ah, si on pouvait rétablir la peine de mort, comme à Gaza...
Le « plus jamais ça », ça marche dans les deux sens, madame Yadan
« Le “plus jamais ça”, on y croyait, surtout ma génération. On était persuadés que ça ne reviendrait pas. Ce déferlement, cette flambée, cette haine exacerbée et désinhibée, c’est quelque chose qu’on a même du mal à croire quotidiennement, et donc c’est mon combat. »
Attends, tu parles bien de la haine des Israéliens envers les Palestiniens, c’est ça ?
« Le deuxième axe qui est essentiel, c’est tout ce qui concerne l’appel à la destruction d’un État... »
Attends, tu parles bien de la destruction de l’État palestinien, c’est ça ?
« Et puis le troisième axe c’est le renforcement de la loi Gayssot, c’est-à-dire tout ce qui est la comparaison avec la Shoah, avec le nazisme. »
On parle bien d’Israël qui a créé le camp de concentration de Gaza et qui extermine depuis deux ans la population prisonnière et affamée, c’est bien ça ? Comme pour la Shoah, c’est bien ça ? Comme le faisaient les nazis à Varsovie, c’est bien ça ?
FLASH INFO
« Les ‘plus jamais ça’ , on y croyait (…) J’ai déjà soumis au Conseil d’État trois volets :
Le renforcement de la loi Gayssot, interdisant toute comparaison avec la Shoah et le nazisme.
Le renforcement de la lutte contre l’apologie du terrorisme.… pic.twitter.com/w6WmGfEjlr
— Citizen Média (@CitizenMediaFR) October 15, 2025
Vers une criminalisation des non-juifs pour cause de non-judéité ?
Les ultrasionards français se fourvoient : leurs préférés ont mis deux ans à commettre un génocide à Gaza et ils n’ont pas eu la peau du Hamas et de ses 10 000 combattants survivants, tout ça avec une armée de 300 000 réservistes, qui d’ailleurs ne veulent plus y retourner. La guerre asymétrique des villes, maintenant des ruines, c’est ça. Au sol, ce n’est plus la même chanson. Tirer le cul au chaud à 200 mètres dans la tête d’un enfant qui attend au point d’eau avec son bidon, c’est une chose ; progresser dans des kilomètres de galeries piégées et truffées de vrais guerriers, c’en est une autre.
La guerre les a littéralement rendus fous. Déjà qu’ils étaient bien secoués avant, là, ça leur a mis un coup définitif sur la tête : ils passent leur temps à engueuler les Français, qu’ils accusent de soutenir le Hamas juste parce qu’ils ont de l’empathie pour les victimes civiles, comme ils en ont eu pour les juifs persécutés en 40-45. C’est pas nous qui le disons, c’est Friedländer. Et Friedländer, question culture, c’est autre chose qu’Enthoven. Friedländer, c’est un historique, pas un hystérique.
Plus Israël commet des crimes à Gaza et en Cisjordanie, plus la diaspora met la pression sur les Français, dont elle serre le garrot. On préfère la prévenir : même le Français le plus couillon va finir par comprendre l’arnaque.


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