Jeffrey Epstein et la question du Mal

Publié le : dimanche 8 mars 2026
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L’on apprit qu’au nombre des derniers livres commandés par Jeffrey Epstein sur Amazon figurait un Traité d’éthique politique de Baruch Spinoza (1632-1677) [1]. Il y a, dans cette juxtaposition, quelque chose de presque métaphysique : le spéculateur mondain, organisateur d’orgies pour puissants, voisinant dans sa bibliothèque avec le géomètre austère de l’Éthique. Faut-il craindre qu’il l’ait lu ? Ou espérer qu’il ne l’ait jamais ouvert ? La seconde hypothèse rassure davantage : car si l’on peut pardonner l’ignorance, il est plus difficile d’absoudre la lecture stérile.

 

Spinoza enseignait que les passions tristes diminuent la puissance d’agir, tandis que les passions joyeuses l’accroissent. Il distinguait les forces qui composent et celles qui décomposent. Le bien, selon lui, n’est pas une abstraction mystique : il est ce qui augmente la réalité d’un être ; le mal, ce qui l’amoindrit. Frapper un homme, c’est détruire matériellement son corps ; planter un arbre, c’est ajouter au monde une puissance nouvelle. Ainsi la morale n’est-elle pas séparable de l’ordre concret des choses.

Or, lorsque l’on considère que les victimes d’Epstein furent des enfants – c’est-à-dire des êtres qui incarnent la pure promesse, la vie en puissance – l’esprit est saisi d’un vertige. L’enfance représente cette réserve intacte d’avenir dont dépend toute société. Attenter à elle, c’est frapper la création à sa source même. Si l’on adopte la perspective spinoziste, il y a là l’expression la plus nette d’une passion triste : non pas seulement un crime individuel, mais une entreprise de diminution radicale de la puissance humaine.

Lorsqu’on évoque Jeffrey Epstein, il est fréquent de voir en lui la personnification du mal absolu. Certains vont jusqu’à l’accuser lui et sa clique de vouer un culte à Satan. Je ne remets pas en doute ces explications. Elles sont mêmes logiques. Nous refusons généralement, par instinct et par exigence de raison, que la relation entre cause et effet demeure obscure ; nous devons toujours assigner aux effets leur cause. Nous avons recours au concept de mal souvent lorsque nous sommes incapables de rendre compte des causes effectives qui produisent les effets. Dans ce contexte, nous pouvons dire que le mal n’est rien d’autre qu’une causalité méconnue.

Cependant, il serait trop simple d’expliquer les actes ignobles de ce qu’on désigne communément comme le « réseau Epstein » par la seule perversité de quelques individus. Ce genre d’analyse prête au concept de mal une sorte de moteur immobile de la souffrance, une cause zéro dont dépendrait l’origine du malheur et de la perversion dans le monde. Mais si l’on aborde le mal dialectiquement, il doit bien exister quelque chose qui le précède. Le mal n’existe jamais par lui-même ; il n’est nullement nécessaire, il est contingent c’est-à-dire qu’il ne se manifeste que sous certaines conditions qui le rendent possible. Dès lors, le mal, dans sa contingence, est à la fois cause et effet d’une chaîne de processus. Et si nous concevons la réalité comme un processus, le mal ne saurait être un concept absolu ni clos : il s’inscrit au contraire dans une chaîne causale.

Une autre lecture, inspirée par Karl Marx, nous invite à observer les structures matérielles qui précèdent et façonnent les conduites. L’auteur du Manifeste du parti communiste parlait du capital comme d’une puissance vampirique, s’alimentant de la force vitale des travailleurs :

« Le capital est du travail mort qui, semblable à un vampire, ne s’anime qu’en suçant du travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en suce davantage. » [2]

Rappelons que Vladimir Poutine, lors d’une interview accordée en 2024 – entretien qui, rétrospectivement, prend aujourd’hui une dimension presque prophétique –, a eu recours à la même métaphore pour décrire les élites occidentales :

 

 

Il est difficile de ne pas y voir une référence à Karl Marx. En effet, le président de la fédération de Russie, ayant grandi dans l’URSS et connaissant sans doute les classiques de la littérature communiste, semble évoquer ici les « vampires » que le philosophe allemand dénonçait déjà à son époque.

Cette métaphore du vampire n’est pas seulement rhétorique ; elle désigne une logique objective. L’accumulation suppose l’appropriation d’une énergie vitale transformée en plus-value. Les élites occidentales ne flottent pas dans la nuit ; elles siègent dans des conseils d’administration. Elles ne mordent pas au cou ; elles signent des contrats. Et pourtant, le geste est le même : ils aspirent. Ils aspirent la force vitale de ceux d’en bas – travailleurs, pauvres, enfants, faibles – ils se nourrissent de leur temps, de leur énergie, de leur vulnérabilité.

Dans Salò ou les 120 Journées de Sodome, le réalisateur italien Pier Paolo Pasolini (1922-1975) montra cette vérité avec une froideur insoutenable : la torture y est administrée avec la banalité d’une conversation mondaine. Les notables d’une bourgade italienne commettent les pires atrocités tout en parlant du temps qu’il fera mardi. Cette indifférence mécanique est la sœur jumelle de celle qui condamne des foules à la misère au nom de l’efficacité et de la rationalité économique. La main qui pratique diverses tortures et mutilations et celle qui signe un décret d’austérité obéissent parfois au même détachement abstrait.

Dans cette perspective, les pratiques monstrueuses qui ont eu lieu sur l’île d’Epstein – et probablement sur d’autres lieux encore plus sordides – n’apparaissent plus comme des aberrations surgies du néant, mais comme la caricature rituelle d’un principe déjà à l’œuvre. C’est une dramatisation obscène de rapports déjà existants. Ce que l’économie accomplit abstraitement, les pratiques sexuelles le mettent en scène concrètement. Extraction de plus-value d’un côté, cannibalisme et viols d’enfants de l’autre : deux modalités d’un même schème.

Lorsqu’un homme comme Bill Gates se rend sur l’île d’Epstein, il n’y arrive pas vierge des habitudes qui l’ont conduit au sommet d’un ordre social. Ce que l’on pourrait juger comme une aberration morale isolée n’est que le reflet déformé d’une réalité matérielle antérieure, la traduction symbolique d’un rapport déjà établi dans la sphère des affaires. L’inégalité des positions, admise et pratiquée dans le monde économique, se transporte alors, sous une forme plus visible et plus monstrueuse, dans des comportements ignobles. Ces pratiques ne dépassent pas le monde qui l’a engendré ; elles en sont l’écho exacerbé.

Marx notait que la classe dominante finit par croire aux idées que ses propres conditions produisent. L’aliénation n’est pas le privilège des dominés ; elle atteint aussi ceux qui dominent. Les croyances d’une élite persuadée de son élection ne tombent pas du ciel : elles naissent d’une situation sociale où le pouvoir et la richesse confèrent, jour après jour, l’illusion d’une légitimité naturelle. Les mondialistes se croient supérieurs parce que tout, dans leur expérience sociale, confirme cette supériorité. Ils évoquent l’eugénisme autour d’un café comme on discuterait d’un simple projet de gestion, car ce discours s’inscrit naturellement dans la logique de leur position sociale. Ils violent et torturent non par malveillance gratuite, mais parce que leur univers symbolique rend leurs actions cohérentes à leurs propres yeux.

Ainsi se boucle le cercle odieux. Le monde matériel engendre des pratiques ; ces pratiques sont vécues subjectivement ; la subjectivité forge des concepts pour se justifier ; ces concepts renforcent à leur tour les pratiques. Le mal, dans ce cadre, n’est pas une irruption diabolique : il est l’effet logique d’une structure de domination particulière. De là cette étrange inconscience que résumait Slavoj Žižek : « Ils ne savent pas ce qu’ils font, mais ils le font quand même. » Non par ignorance factuelle, mais parce qu’ils sont prisonniers de l’idéologie qui structure leur vision du monde. Les individus façonnés par des rapports constants de domination finissent par intérioriser l’idéologie que ces rapports produisent.

En définitive, si l’on cherche à comprendre ce que l’on nomme « le mal » dans de telles affaires, il faut regarder au-delà des individus pour interroger les institutions, les rapports de force et les croyances collectives qui les soutiennent. Les crimes d’un homme peuvent scandaliser une nation ; mais les structures qui les rendent pensables et parfois possibles méritent une attention plus grave encore.

Fernand le Béréen

 

Epstein Files : de Lang à la Macronie

Notes

[2Karl Marx, Le Capital, Livre 1 (Gallimard, 1963), p. 336

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Le 8 mars à 17:36 par victorinix
#3598325

excellentes réflexions philosophiques ; merci pour avoir mis des mots sur l’innommable

Le 8 mars à 18:15 par Pouchka
#3598334

L’article est assez ardu et l’angle d’attaque, un achat de livre par ce type/rat, ne m’a pas paru pertinent, mais le developpement suivant touche quelque chose du coeur de l’affaire, c’est interessant, bel et bien mis en forme : La main qui pratique diverses tortures et mutilations et celle qui signe un décret d’austérité obéissent parfois au même détachement abstrait. Dans cette perspective, les pratiques monstrueuses qui ont eu lieu sur l’île d’Epstein (...) n’apparaissent plus comme des aberrations surgies du néant, mais comme la caricature rituelle d’un principe déjà à l’œuvre. C’est une dramatisation obscène de rapports déjà existants Merci !

Le 8 mars à 19:21 par Foxy
#3598348

Allez voir du côté de Chicago en 1933, exposition internationale, cortège sioniste, vous verrez ce qu’est la mise en pratique du dogme d’epstein. Les enfants jetés directement dans la gueule à moloch. Irrel.

Le 8 mars à 19:31 par anonymous19
#3598349

Pour qu’une réflexion soit valide, il ne faut pas que la conclusion précède la réflexion. Or la thèse présentée est très clair : Le capitalisme est mal. Epstein est mal. Le capitalisme est la cause d’Epstein.

Facile. Le communisme est mal. Stalin est mal. Le communisme est la cause de Stalin. Après tout, Stalin a fait torturer et tuer bien plus de gens qu’Epstein.

"Le capital est du travail mort qui, semblable à un vampire, ne s’anime qu’en suçant du travail vivant," Le capital, c’est du travail non consommé. Quand je me prive de nourriture pour me fabriquer une canne à pêche pour ne plus pêcher à main nue, ce n’est pas du travail mort.

"celle qui condamne des foules à la misère au nom de l’efficacité et de la rationalité économique." Il me semble que les foules vivent bien mieux que les rois du 19ième siècle. Et c’est bien plus le résultat de l’accumulation de capital que de la technologie, sinon les habitants des pays pauvres auraient le même niveau de vie que les occidentaux.

Le 9 mars à 04:22 par Paolo
#3598426

" le capital, c’est du travail non consommé" C’est très imprécis, il aurait fallu dire : le capital, c’est le produit non consommé du travail. Or le travail veritable, donc les travailleurs, ne laisse rien non consommé. Pour être tout à fait exact, à partir du moment où le capital c’est-à-dire l’argent peut-être créé à partir de rien, sans travail, alors la séparation entre le monde du travail et le monde du capital (occupé par des gens qui ne travaillent pas) est toujours plus criante.

Le 9 mars à 05:51 par Fernand Le Béréen
#3598435

Mon propos est beaucoup subtil que ce que vous le laisser penser dans votre commentaire.

La question posée n’est pas « Epstein existe donc le capitalisme est mauvais », mais plutôt de savoir si certaines structures de pouvoir économique peuvent faciliter l’impunité et des comportements déviants/ignobles.

Concernant la citation de Marx, on peut ne pas être d’accord avec cette analyse, mais la réduire la notion de « travail mort » à un exemple individuel d’épargne simplifie fortement le concept.

Enfin, l’argument selon lequel les populations actuelles vivent mieux que celles du XIXe siècle ne réfute pas automatiquement les critiques du capitalisme. L’amélioration du niveau de vie peut avoir plusieurs causes : progrès technologiques, luttes sociales, politiques publiques, institutions, etc. Attribuer ces évolutions uniquement à l’accumulation du capital est aussi une interprétation parmi d’autres.

Le 9 mars à 08:30 par forêtdeconcise
#3598469

Félicitations pour votre article Fernand, certains aiment se mettre en valeur sans jamais avoir la démarche humble et collective...

Vous êtes bien sympathique de répondre à cette objection.

Le 9 mars à 10:58 par Anonymous19
#3598506

@Fernand Merci pour votre réponse. "Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument." Je ne pense pas que ce soit lié à un système économique. Par contre, pas de production de masse sans capital. Pensez aux réfrigérateurs, à l’eau courante, etc.

@Paolo "produit non consommé du travail" Oui, j’ai fait un raccourci de langage. Par contre, vous avez tort. L’argent est par définition une marchandise. Ce n’est pas de l’argent qui est créé à partir de rien, mais de la monnaie. Pour être plus précis, dans ce cas ci, c’est de la dette. Et elle est créée à partir d’une reconnaissance de dette, pas à partir de rien.

Le 9 mars à 13:03 par john doe
#3598545

Mon propos est beaucoup subtil que ce que vous le laisser penser dans votre commentaire.

Attention, vous commencez par la conclusion.

Le 9 mars à 18:09 par paolo
#3598626

"Par contre, vous avez tort. L’argent est par définition une marchandise. Ce n’est pas de l’argent qui est créé à partir de rien, mais de la monnaie."

Si j’ai eu tort en quelque chose, c’est d’avoir concédé que le capital pouvait en quoi que ce soit provenir d’un travail ; c’était une faute de ma part. Vous pouvez finasser à distinguer argent et monnaie (devise). Soit. Mais l’erreur que le libéral en vous commet est de considérer que le souverain, qui peut créer la monnaie ex nihilo, est dans la même situation qu’un particulier. Désolé de vous décevoir, mais quand le gouvernement paie ses fonctionnaires ou bien mackinsey par ses subventions, il donne la monnaie, à des gens qui n’ont pas besoin de l’emprunter. Et ne me dites pas que la monnaie compense un travail : nous avons vu qu’on pouvait bien payer les gens à ne rien faire. C’est ce qui se passe d’ailleurs avec les capitalistes...

Le 10 mars à 08:18 par anonymous19
#3598739

@Paolo

Puisque vous abordez la question du gouvernement, voici la liste de ses plus grands méfaits : 1. Il impose que toute la monnaie est louée à la Banque Centrale ou aux banques commerciales. 2. Il l’utilise à rétribuer des intérêts particuliers. (corruption) 3. Il émet une dette qui ne sera jamais remboursée. De par l’effet Cantillon, cela appauvri les salariés et les retraités. 4. Il émet des licences bancaires qui permettent aux banques de prêter à long terme, alors qu’elles empruntent à court terme. 5. Il impose une multitude de régulations qui favorisent le statu quo.

Bref, une fois que l’on comprend que le gouvernement est à l’origine de l’appauvrissement du peuple et de l’enrichissement d’une petite classe, on ne peut être que libéral dans le sens classique du terme, c’est-à-dire minarchiste et non socialiste.

Le 8 mars à 20:08 par Link
#3598361

Merci pour l’analyse. En fait, c’est ce qu’exemplifiait déjà le Divin Marquis et ce qui lui a valu quelques années d’embastillage, bien plus que ses galipettes.

Le 8 mars à 20:12 par chanduloe
#3598366

Mr Le Béréen je vous tire mon béret bas. Votre synthèse de Baruch est délicieusement limpide.

Le 8 mars à 21:37 par Saturnin Pompier
#3598390

Avec Fernand (et non pas Ferdinand, même si c’est le même nom dans le fond) Le Béréen, j’ai exactement la même réaction qu’avec certains créateurs de contenu sur YouTube (pas de méprise : je parle surtout de vidéos de voyage dans des coins improbables, au fin fond de la Chine par exemple, des types qui filment la route depuis leur bagnole). Je leur mets un like avant même d’avoir regardé la vidéo. Je sais qu’ils ne peuvent pas me décevoir, alors je me laisse emporter par mon enthousiasme préventif sous forme de petit pouce en l’air. C’est ma façon de dire merci pour m´avoir donné quelque chose et de les encourager sur cette voie. Leur voix n´est pas resté sans écho.

Là, j’ai presque envie de poster un commentaire de félicitations rien qu’après avoir lu l’introduction. Je pourrais me justifier de manière spirituelle en citant Oscar Wilde : "Je ne lis jamais les livres dont je dois faire la critique. Cela pourrait m’influencer", mais je dirais plus simplement qu´avec Fernand le Béréen, homme de cœur et d’esprit, on ne peut se tromper, car lui-même ne peut être dans l’erreur.

J’ai quand même lu. Et même relu. D’abord, parce que certaines choses ne sont pas toujours évidentes d’accès pour des gens simples comme moi, et ensuite pour le plaisir pur de retrouver une seconde fois la beauté d’une vérité bien exprimée. Il y a aussi cette satisfaction particulière quand une pensée claire, autorisée, vient parfaitement rejoindre et cristalliser ce qu’on ressentait déjà confusément, mais qu’on n’aurait jamais su formuler aussi précisément.

Je reviendrai peut-être plus tard pour essayer de dire quelque chose d’un peu intéressant sur le fond de l’article. Même si, soyons honnêtes, je risque de demander un petit coup de main (ou de plume) à Grok…, c´est-à-dire céder à la tentation de la triche. Mais comme disait encore Oscar Wilde, qui me vient en aide : "Je peux résister à tout, sauf à la tentation."

Le 9 mars à 00:35 par Kal
#3598411

Poutine nous rappelle en filigrame le truculent empereur Bokassa en Centre Afrique qui avait la réputation de manger des enfants avec la bénédiction de Giscard d’Estaing.

Ce dernier se faisait offrir des diamants en retour. Cela lui fut fatal en 1981.

Giscard d’Estaing, c’était déjà un Macron en germe !

Le 9 mars à 04:56 par Maurice
#3598428

Missile balistique financier ? Tout le monde sait que la finance c’est la fusion du capital bancaire et industriel. Qu’en occident ce n’est pas tant la production sur laquelle repose la survaleur, mais sur la circulation des capitaux appuyés sur la dette garantie par l’État. Or Le fonds de prêts aux entreprises HPS de BlackRock , un mastodonte de 13,2 milliards de dollars, a été contraint d’ activer des restrictions de retrait après avoir reçu 1,2 milliard de dollars de demandes de rachat en un seul trimestre. Crise de confiance envers l’impérialisme américain lui-même . l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït réexaminent leurs engagements d’investissement envers les États-Unis, invoquant potentiellement des clauses de force majeure pour se dégager des contrats conclus. Le pétrodollars recyclés – évalue désormais son exposition à un hégémon déclinant. L’homme d’affaires émirati Khalaf al-Habtoor a bien résumé ce sentiment lorsqu’il a interpellé publiquement Trump : « Qui vous a donné l’autorité d’entraîner notre région dans une guerre contre l’Iran ? Avez-vous calculé les dommages collatéraux avant d’appuyer sur la gâchette ? » Les pays du Golfe détiennent environ 3 600 milliards de dollars d’actifs américains, et certaines estimations évoquent des discussions autour de 6 000 milliards de dollars d’exposition potentielle. Un retrait coordonné – ou même un simple moratoire sur les nouveaux investissements – constituerait la plus importante fuite de capitaux des marchés américains depuis l’effondrement de Bretton Woods. La crise de liquidités de BlackRock est un signal d’alarme. Lorsque le plus grand gestionnaire d’actifs au monde ne peut plus honorer les demandes de rachat sans imposer de restrictions.

Le 9 mars à 06:01 par menfin
#3598436

cela rappelle aussi la dialectique du maître et de l’esclave, d’hegel.....

Le 9 mars à 11:36 par hécate
#3598519

La photo d’Epstein nous rappelle que son dieu psychopathe a créé ce beau spécimen de peuple élu à son image et à sa ressemblance.

Le 9 mars à 17:39 par menfin
#3598614

2011 : Epstein et Gates discutent d’un virus et d’une pandémie

2015 : Gates prend le contrôle de l’OMS, lance le GAVI, et sa Fondation Bill et Melinda Gates s’associe officiellement à l’ONU, à la Banque Mondiale, à la CIA et à une dizaine d’autres entités médicales internationales dont le CDC d’Anthony Fauci (voir le livre de Philippe Aimar)

2017 : Ils discutent des positions à prendre en bourse pour en profiter

2019 : La simulation pandémie a lieu à New York et le tout démarre en même temps que les jeux militaires de Wuhan

Bill Gates a transformé 55 millions de dollars en plus d’un milliard en finançant le premier vaccin ARNm. Il a investi 55 millions de dollars dans BioNTech fin 2019 - avant le Covid - et l’accord avec Pfizer a fait passer le cours de l’action de 18$ à plus de 400$. Il s’agit là d’une élite qui profite d’une crise mondiale Non seulement une centaine de PDG de multinationales ont démissionné entre fin décembre 2019 et fin février 2020 (dont Bill Gates du conseil d’administration de Microsoft) , donc AVANT la pandémie publique, mais en plus, comme Jeff Bezos vendant 3,4 milliards de $ d’actions Amazon, ils ont vendu toutes leurs actions avant le grand krach de la mi mars 2020 ! Autre point : "Jeffrey Epstein et Bill Gates ont financé un projet de recherches génétiques secrètes (Purity Project) à Harvard avec comme base l’ADN de Jeffrey Epstein et de tous ses amis ! Il ne s’agissait pas de séquencer des génomes mais de les récolter. Ce qui confirme bien qu’Epstein, une fois la dépopulation effectuée (sic) avait prévu d’imprégner un maximum de jeunes femmes pour « repeupler » avec un ADN pur. Avec le feu vert de Bill Gates. (source : jovanovic)

Le 10 mars à 06:30 par Limouxin
#3598714

Merci camarade pour ces rappels. La conclusion de cet episode est qu’ils ont échoué, l’être humain a surmonté ses travers et en est ressorti plus fort.

Le 9 mars à 18:00 par menfin
#3598624

jovanovic : "Marc Gabriel Draghi nous rappelle aussi que "Peter Thiel cité dans les Epstein Files, a investi dans une société nommée Amborisa / Ambroisie (du nom de la nourriture des dieux/ immortels) qui prélevait le sang de jeunes gens pour le transfuser à des riches.""

Le 10 mars à 01:43 par Arsène
#3598691

Epstein est la réincarnation moderne du Moloch mangeur de jeunes filles, à l’origine c’était des petits enfants qu’ils donnaient en sacrifice. Le Moloch est une divinité dont le culte était pratiqué dans la religion de Canaan aujourd’hui Israel. Il y’a plusieurs références au nom de Mölech ou Moloch dans la bible hébraïque.

Le 15 mars à 06:34 par Albert
#3599969

Mais il y a un autre mangeur d’enfants qui a pour avocat Maître Pardo que l’on voit très souvent ces temps-ci sur C des drôles de News et qui va avoir un sacré boulot pur défendre ce malfaiteur.