Alors ça, c’est curieux : l’intelligence et la morale voudraient qu’on ait beaucoup plus honte de se faire accuser de sionisme plutôt que d’antisionisme, mais Erik, qui ne vit pas dans la même France que nous, pense que c’est le contraire. Il s’explique ici devant la grâcieuse Christine, qui l’écoute comme une mère poule écoute son poussin, ou une psy son client.
J’ai subi une campagne de diffamation ignoble de l’extrême gauche me désignant comme antisémite !
Mais leur tentative a échoué et s’est retournée contre eux !
J’ai porté plainte contre des députés LFI, SOS Racisme et StreetPress. J’explique tout chez @christine_kelly pic.twitter.com/fO2VON633E
— Erik Tegnér (@tegnererik) October 23, 2025
Erik ne devrait pas trop se plaindre : nous on se fait traiter d’antisionistes du matin au soir (ce dont on se fout royalement), et on n’est jamais invités chez une jolie cougar pour s’expliquer, et draguer un peu en douce. Mais ça, c’est la déformation des bourgeois, qui voient le monde sans la souffrance sociale !
Par exemple, un bourgeois passe devant un resto, il voit la carte ; nous, on passe devant un resto, on sait qu’on ne pourra pas entrer car le prix du resto, c’est une semaine de courses au Super U, et les gosses vont pleurer misère. Cela donne une configuration mentale différente : le bourgeois voit le monde en 2D, nous en 3D, avec la profondeur de la souffrance sociale. Notez qu’Erik n’y est pour rien, c’est un déterminisme.
Ceci étant dit, car il est important de savoir d’où Erik parle (Faits & Documents a documenté ses origines : si vous n’arrivez pas à lire la colonne, vous êtes bons pour acheter le numéro qui est très bon), se justifier pendant un quart d’heure (c’est une image, la séquence dure cinq minutes) c’est s’enfoncer un peu plus. Nous, si on nous traite de sales antisionistes, on répond sales génocidaires direct, on a des éléments de langage dans notre carquois. Erik, lui, déroule son baratin larmoyant comme si sa vie en dépendait.
Il y a encore cinq, six ans, on pouvait craindre pour son poste, mais aujourd’hui, la résistance étant en train de gagner, mieux vaut changer de camp et entrer dans le maquis antisioniste, c’est plus prudent. Erik, lui, fait le contraire, et au pire moment. Parfois, il faut juste résister un petit jour de plus et une porte s’ouvre sur la lumière. Mais pour ça, il faut de la ténacité, du courage, de la patience, toutes ces vertus qu’on apprend en souffrant, pas en lisant la carte des restos.
Passée cette leçon de mépris social inversé, on vient de réaliser que CNews incarnait son info dans trois cougars, toutes plus appétissantes les unes que les autres. Il y a la panthère noire, la bourgeoise blonde, et la Beurette classieuse, qu’on avait un jour comparée à une dangereuse héroïne syrienne de Gérard de Villiers, dans ces livres qui mélangent sexe et rens’.
Il y avait une très jolie photo des trois, mais les droits ne sont pas libres, et en plus on a un Praud au milieu. On n’a rien contre l’homosexualité mais on préfère les femmes.
Donc au moment où vous aurez fini de lire « on préfère les femmes », fermez les yeux, sautez la photo et passez au paragraphe suivant.
Il y a 30 ans (le 24 juin 1994), quand LCI a été créée, son directeur Jean-Claude Dassier a sans complexes recruté des beautés dans le cheptel du groupe TF1, pour les fourrer à l’antenne, si l’on peut dire, et fixer le chaland qui commençait à zapper dangereusement. Il y avait l’info, et la séduction, un parti pris sexiste qui damait le pion au concurrent public, qui mettait parfois des boudins (des deux sexes) à l’antenne, compétence et syndicats obligent.
Trente ans plus tard, à quelques exceptions près, les jeunes communiantes sont devenues de redoutables mangeuses d’hommes, dont les derniers feux brillent toujours, faisant fantasmer téléspectateurs et invités (comme Michel Onfray, ce sacripant qui adore venir chez les trois grâces, surtout chez la blonde).
En face, curieusement, dans la maison publique, sans le dire, parce que c’est sexiste, on a misé sur de jeunes présentatrices sexy, toujours sur le mode une blonde, une brune, une Noire ou une beurette. Pour le coup, l’ethnicisation ne nous dérange pas, bien au contraire.
Le rapport avec Tegnér ? Aucun, son cas a été traité plus haut et on n’a même pas écouté ses jérémiades en entier, avec la preuve ultime qu’il n’est pas un nazi. D’ailleurs, sa mèche a étrangement raccourci, comme si ça rappelait trop les coupes Hitlerjugend.

- Erik se cache dans ce dessin :
saurez-vous le trouver ?
Il aurait dû venir habillé en teufeur avec des groles pleines de boue et des extensions rasta sur la tête, ça aurait éteint toute discussion. En même temps, il a touché un des plus gros avocats du Milieu, notre ami Habib, donc il ne risque pas les trente ans incompressibles. Une petite suée, tout au plus.
Avec Vincent Bolloré, CNews (anciennement i-Télé) est passée d’une chaîne d’information dite « pluraliste » à un bloc monolithique militant au sein duquel cohabitent franc-maçons républicains, nationalistes chrétiens et juifs sionistes... Actionnaire, dirigeants, animateurs, consultants : le dossier spécial réalisé par Faits & Documents passe au crible l’ensemble des protagonistes de l’écosystème CNews.
Vous trouverez dans ce numéro spécial CNews :
• Les portraits de :
- Vincent Bolloré
- Maxime Saada et Serge Nedjar
- Pascal Praud, Jean-Marc Morandini, Laurence Ferrari, Christine Kelly et Sonia Mabrouk
• Le passage au crible des représentants des différentes tendances cohabitant au sein de la chaîne :
- républicaine (Devecchio, Bastié, Roger, Revel, Fenech, etc.)
- nationalisme chrétien (De Villiers, d’Ornellas, Bock-Côté, Lejeune, Tegnér, etc.)
- sioniste (Goldnadel, Lévy, etc.)


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