D’aucuns ont osé comparer notre président au chancelier allemand qui a eu un pouvoir quasi total de 1933 à 1945. Déjà, la comparaison s’arrête là : Macron est vivant, il ne va pas se suicider, et surtout, il ne fait de mal à personne car c’est un démocrate. Hitler, lui, a déformé l’Allemagne avec ses autoroutes, entre autres horreurs.
Une française lucide : « On aurait dit que c’était Hitler, il était comme un fou, il hurlait et moi il m’a fait peur »
En effet , Dès le début il y avait de sérieuses questions à se poser quand même.
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— Camille Moscow (@camille_moscow) October 23, 2025
Nous avons retrouvé de rares images d’archives des années 30 et 40, et le moins qu’on puisse dire, c’est que déjà, Hitler parle devant des foules plus grandes. On a souvenir que les gradins des rares meetings de Macron en 2016, par exemple, étaient bourrés de chômeurs et de curieux, pas de fans ni de militants macronistes : on n’a jamais vu de militants pro-Banque, c’est un non-sens.
C’est vrai que les deux peuvent parler très fort, mais on est tribun ou on ne l’est pas. Personne ne chuchote, à la tribune. Sur le sujet de la guerre, la comparaison s’arrête là aussi : on voit les guerres allemandes sur tous les fronts, alors que Macron, lui, a déjà du mal à ne pas faire rire Poutine. Hitler, lui, ne riait pas devant Staline, même si les deux ne se sont jamais rencontrés. Il a même regretté de n’avoir pas été aussi dur que Staline, notamment avec ses purges. Imaginez, Hitler qui se trouvait trop mou...
Macron, lui, applique la méthode Staline car régulièrement, il purge ses rangs, ce qui explique le turn-over incessant de ses gouvernements. On ne sait plus qui fait quoi, et au fond, tout le monde s’en fout : ses ministres n’ont aucun pouvoir, ils changent toutes les trois semaines après avoir imposé une loi liberticide ou un décret débile. Chez Hitler, il y avait un pouvoir central fort, mais il savait s’entourer : Himmler (son Darmanin) avait du pouvoir, Heydrich (son Kohler) avait du pouvoir, et s’ils étaient cruels, ce n’étaient pas des tocards, malgré ce que dit la propagande.
Hitler et Macron se ressemblent en revanche sur les coups politiques, les moyens de rester en place, la durée au pouvoir. Macron est le spécialiste des sursauts disruptifs qui prennent tout un pays à contrepied, faisant même douter les siens. Par exemple, il est capable de dissoudre l’Assemblée au petit-déjeuner, puis au dîner à nouveau, ou après le théâtre, quand il y va avec sa mère.
Hitler, lors des campagnes militaires victorieuses de 1936 à 1941 (après 42, c’est terminé), a stupéfait ses généraux, qui le pensaient fou (un caporal qui dirige des généraux, prussiens qui plus est !), et qui ont sablé le champagne à chaque avancée, après une stratégie aussi audacieuse que payante. Hitler surprend le monde entier en mangeant la Tchécoslovaquie en 8e, la Pologne en quarts, la Belgique, la Hollande et la France en demies, mais il se fait taper en finale contre les Russes, une vraie branlée.
Macron, qui se la joue un jour Napoléon et Hitler le lendemain, devrait en prendre de la graine.
Un point de droit intéressant : peut-on caricaturer Macron en Hitler ?


et
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