Jean-Noël Barrot, c’est notre sparring préféré. Pour qui voudrait faire de la politique, et précisément de la géopolitique, c’est l’adversaire idéal, qui fait tout ce qu’il ne faut pas faire, qui dit tout ce qu’il ne faut pas dire.
Car Jean-No est un spécialiste de la phrase aussi véhémente qu’idiote. Plus c’est énoncé avec véhémence, plus c’est con. Selon nous, il pense compenser son ignorance par de l’agressivité.
Alors que d’autres ne font pas montre d’autorité mais font comprendre qu’ils ont le pouvoir de, lui, par son acrimonie, montre qu’il n’a aucun pouvoir. Ses homologues doivent vraiment le prendre pour un incapable. Représentant faiblard d’une diplomatie faiblarde, son poids dans le Grand Jeu équivaut à du 5 % fois 5 %, c’est-à-dire le poids de Barrot dans la Macronie, multiplié par le poids de la France dans la diplomatie mondiale. Et on est larges. À l’arrivée, le Barrot pèse 0,25 % dans la diplo mondiale, soit le poids d’un microbe.
Ce n’est pas le cas d’un Villepin, par exemple, quoi qu’on en pense par ailleurs. La stature, l’autorité, ça s’acquiert par le travail, la discrétion, l’efficacité. JeanNO n’est ni travailleur ni discret, et encore moins efficace. À côté de cet âne sous kétamine, Lavrov est un géant aux pieds d’acier. Et Vance un superhéros.
Avant de passer au crible les candidats crédibles pour 2027, on va faire un tour sur la dernière sortie du Barrot. Il a envoyé ce tweet en français et en anglais. le rapport des vues est parlant : 1,2 M de vues pour la VF, 181 k pour la VO. C’est-à-dire qu’en dehors de la France, JeanNo fait moins de vues qu’un influenceur moyen.
La France dénonce avec la plus grande fermeté la restriction de visa prise par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton, ancien ministre et Commissaire européen, et quatre autres personnalités européennes.
Le règlement sur les services numériques (DSA) a été démocratiquement adopté en Europe pour que ce qui est illégal hors ligne le soit aussi en ligne. Il n’a absolument aucune portée extraterritoriale et ne concerne en aucun cas les Etats-Unis.
Les peuples de l’Europe sont libres et souverains et ne sauraient se faire imposer par d’autres les règles s’appliquant à leur espace numérique.
Tout le monde en France se fout du destin de Thierry Breton, qui a trahi son pays d’origine dans son « travail » à la Commission, cette cellule nocive du totalitarisme européiste. Il mérite son sort de paria, et encore, la sanction est trop douce. Maintenant, passons aux réactions. C’est peu dire que l’idiot du Quai se fait déchirer.
On a tiré au sort un commentaire, celui d’un artistocrate :
Savoir qui est réellement Thierry Breton et les réseaux auxquels il appartient, pour mieux comprendre la décision américaine : https://t.co/SsjuRZBlYZ
— Pierre de Brague (@BragueDe) December 24, 2025
Du côté américain, on se fout complètement des réactions outrées des eurolarbins pleurnichards. On s’occupe du nettoyage intérieur. On vous traduit juste le début :
« Joyeux Noël à tous, y compris à la pourriture d’extrême gauche qui fait tout son possible pour détruire notre pays, mais qui échoue lamentablement. Nous n’avons plus de frontières ouvertes, d’hommes dans des compétitions sportives féminines, de droits des personnes transgenres ni de forces de l’ordre laxistes. En revanche, nous avons un marché boursier et des plans d’épargne-retraite records, un taux de criminalité au plus bas depuis des décennies, une inflation nulle et, hier, un PIB de 4,3 %, soit deux points de plus que prévu. Les droits de douane nous ont apporté des milliers de milliards de dollars de croissance et de prospérité, et la sécurité nationale est la plus forte que nous ayons jamais connue. Nous sommes de nouveau respectés, peut-être comme jamais auparavant. Que Dieu bénisse l’Amérique ! »


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