Tweet intéressant d’Aymeric Caron, grand défenseur des animaux, ce mardi 9 décembre 2025. Il demande à ses abonnés et aux autres, qui sont sensibles à la souffrance animale, de relayer l’abattage d’un sanglier par un chasseur.
Cependant, ses détracteurs ne sont pas tous des fascistes ou des sadiques pro-chasse. Parmi quelques insultes qui visent les Insoumis, auxquels Caron est rattaché parlementairement, on trouve des informations secondaires, au sens de non primaires. Comme celle-ci :
Mr caron j'ai ete inscrite a votre mouvement je suis contre la chasse depuis deux ans j habite dans les cévennes et force de constater que la chasse des sangliers est indispensable ils font des degats immenses ils se reproduisent vite cette regulation est plus que nécessaire
— florence leclercq (@florenc91042084) December 9, 2025
Effectivement, rien n’est simple, comme disait Sempé. D’autres évoquent l’abattage rituel, en visant le côté islamo-gauchiste de LFI. Là aussi, on pourrait en redire : des grossistes en viande présents à un stand lors d’un grand salon de l’alimentaire nous ont tout simplement avoué, alors qu’ils étaient de bon gros beaufs assumés, que l’abattage plus ou moins rituel de la viande à la façon halal n’était pas une torture et était même plus « humain », et plus sain que l’abattage dit chrétien. Le problème vient évidemment des moutons égorgés dans une cave ou dans la baignoire, pratiques d’un autre âge. Mais ce n’est pas la norme.
Ainsi, quand on creuse un problème, on commence à nuancer son jugement. Ce qui a choqué Caron, c’est qu’un sanglier soit abattu à bout portant, sans se rendre compte du danger, sans qu’il ait sa chance. Pourtant, tous les chasseurs que nous avons croisés nous le disent : le sanglier pullule, et il faut maintenir le troupeau largement sous les deux millions de têtes, sinon ça va déborder. L’un d’entre eux, chasseur, pas sanglier, nous a raconté qu’après une battue, ils en avaient enterré une cinquantaine, ne sachant pas quoi en faire. Qui va ramener des tonnes de cochon sauvage chez lui ? Ensuite, il faut le débiter, et dans les règles de l’art, avec un boucher. Certains le font encore, et ça finit en côtes de sanglier, en daube ou en pâté de tête. Et là, on n’est pas ironiques ! Tuer pour manger, si ça choque les ultras de la défense animale, c’est pas loin d’être normal. Jean-Louis, lui, après une chasse, il ne se pose pas la question. Il cuisine.
Tuer pour tuer, sauvagement, pathologiquement, comme le pratiquait le banquier Stern dans une réserve africaine pleine de gros gibier, c’est écœurant. À ce propos, une anecdote avait tourné dans le petit Paris, celui des hommes politiques : Pierre Lellouche, grand chasseur devant l’éternel, flinguait du toit d’un 4x4 des animaux par tonnes à l’arme de guerre. On n’est plus au fusil à deux coups à cent mètres, là, c’est un massacre.
Et en faisant une recherche sur Chambord, la chasse réouverte par Macron suite à l’épisode des Gilets jaunes, histoire de se mettre les 500 000 fusils du syndicat des chasseurs dans la poche, et éviter une petite descente de coléreux sur le Château, on est tombés sur une cagade du même Lellouche. Ça date d’il y a dix ans.
L’anecdote est rapportée par M, le magazine du Monde. Et ne manque pas de sel. Dans une enquête sur les chasses de Chambord, qui attirent l’élite de la République, l’hebdomadaire assure que le député UMP Pierre Lellouche a manqué (de peu) de tirer sur Frédéric Péchenard, alors directeur de la police nationale et actuel directeur général de l’UMP. Cette information « est une saloperie », a fermement démenti l’élu parisien auprès du Scan du Figaro.
Et voilà, quand on flingue des pauvres bêtes sans défense à l’arme de guerre, on ne contrôle plus rien. Ça commence par un zèbre et ça finit par un flic…
On a commencé par le député Caron, on finira sur lui, avec une sortie qui nous rappelle notre petit article sur la Saint-Cricq à la soirée du CRIF, pour le deuxième anniversaire du 7 Octobre.
BONUS pic.twitter.com/omDAXvKskq
— Aymeric Caron (@CaronAymericoff) December 5, 2025


et
!







