Nick Fuentes est ce jeune Américain, MAGA de la première heure, qui bouscule les conventions sur l’aile droite des Républicains. Il ne fait pas partie de la maison éléphante, mais il ratisse large chez les antisionistes au profit de la Trumpie.
Il se brouille avec tout le monde, surtout avec ses confrères trumpistes plus âgés, mais il incarne un vent nouveau dans la politique US, ramenant son centre de gravité vers la question israélienne.
C’est un punk version 2025, un No Future, un rebelle mais avec une cause : America first, et pas question de transiger avec Netanyahou. Ce faisant, il bouscule le parti présidentiel, qui ne s’est pas caché de son soutien à Israël pendant le génocide et la guerre contre l’Iran, dans une moindre mesure. Mais alors, quel est le lien, s’il y en a, entre Nick Et Donald ? Passe-t-il encore par la colonne vertébrale Candace-Tucker-Musk-Vance ? Ou des échelons ont-ils sauté ?
TRADUC RAPIDE : CANDACE OWEN SE FOUT DE LA GUEULE DU MONDE
Nick Fuentes détruit Candace Owen et ses théories pour mongoliens.
Rappel : elle raconte que Charlie Kirk a été tué par Israël+Egypte+la DGSE, que Kirk lui parle dans ses rêves, et que Brigitte a mis un contrat sur… pic.twitter.com/lIYzapNTNc
— Barbo (@_BarboDoll_) December 7, 2025
Dernièrement, le pitbull s’en est pris durement à Tucker, puis à Candace, et enfin à Musk, qu’il a taxés de pro-Israël, ou d’Américains lâches, ce qui revient au même. Nick peut se le permettre : il n’a rien à perdre. Mais alors, est-il la dernière vertèbre de cette colonne vertébrale, a-t-il un rôle caché ? La Trumpie se sert-elle de lui pour dégommer des adversaires ou mettre la pression sur Israël, genre mon chien est fou, je ne veux pas le lâcher sur vous, mais il a la rage ?
Nick le féminisme
Au fait, Nick est-il pédé ? C’est la question vache que lui a posée le britannique Piers Morgan, suite aux propos nettement misogynes de son invité.
Nick : Je suis attiré par les femmes.
Morgan : Vous n’êtes pas gay ?
Nick : Non, mais je dirais que les femmes sont difficiles à côtoyer.
Morgan : Vous pensez qu’elles devraient avoir le droit de vote ?
Nick : Je ne pense pas. Absolument pas.
Morgan : Elles devraient rester à la maison ?
Nick : Oui, absolument.
Nick Fuentes answers quick questions about women
“You’re not gay ?”
“No.”“Should women have the right to vote ?”
“No.”“Should they stay at home ?”
“Yes.”“So, you’re a misogynist ?
“Yeah.” pic.twitter.com/MggF49bNZ9— (@Antunes1) December 8, 2025
La théorie du chien fou
En politique, un chien fou est le lieutenant plus ou moins officiel d’un homme politique important qui ne peut pas se permettre de débordements ou de provocations. Il les délègue à son chien fou, considéré comme imprévisible et dangereux. Ce dernier attaque pour son maître, et le protège de la sorte en maintenant ses ennemis à distance. Car qui veut avoir affaire avec un chien fou ?
Dans l’histoire récente, on verra que tous les dictateurs ou présidents avaient un chien fou. Chirac avait Pasqua, Staline Beria, de Gaulle Messmer, Mitterrand Deferre, Hitler Himmler, Brigitte Manu, Xi Kim... Eh oui, un chien fou peut être d’un autre pays. Kim tient en respect le Japon et la Corée du Sud avec ses missiles à tête nucléaire, il ne le ferait pas sans l’aval du grand Xi. Khrouchtchev avait Castro, mais ça n’a pas tenu longtemps.
En revanche, l’Amérique et Israël ont un paquet de chiens fous : par exemple, chez nous, et respectivement, Sarkozy et Valls.
Si Nick est le chien fou de Trump, qui a le droit de mordiller ses tonton et tata (Musk et Candace), à quoi peut-il servir, précisément ? Eh bien à mettre le bordel ou la pression là où Trump veut les mettre. Si Nick est allé répondre à Morgan, ce n’est pas pour fêter Noël à Londres avec des Pakistanais.
L’objectif de Trump, et aussi de Musk, c’est de renverser la table européiste et de dealer avec les pays membres en bilatéral, pas avec les tarés de la Commission. On peut considérer que le Royaume-Uni est encore dans l’UE, si l’on prend en compte que ce pays, comme l’Allemagne et la France, est dirigé par les mondialistes. Et c’est ce que Trump combat, avant toute chose : s’il est l’homme de toutes les paix, sa vraie guerre, c’est celle-là.


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