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Antisémique !

Le glissement de terrain politique auquel nous assistons en France s’appuie sur un glissement sémantique utilisé quotidiennement par le principal relais du pouvoir : les médias. Si, du point de vue de la logique universelle, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, la logique particulière d’un pouvoir illégitime suppose que ce qui se dissimule s’énonce confusément. Lorsque la réalité se dérobe sous les mots, un nouveau lexique s’impose.

 

Antisémique : Adjectif formé du radical « sème » (tiré du grec sêmeion - σημεῖον « signe », désigne chacune des unités minimales de signification dont l’addition constitue le sens d’un mot) et du préfixe « anti » (du grec ἀντί – « au lieu de, en comparaison de, contre »). Un mot antisémique désigne donc un éloignement allant jusqu’à une opposition radicale entre la signification étymologique d’un terme et la réalité qu’il sert à décrire, le plus souvent en raison d’un intérêt de la part d’une personne ou d’un groupe de personnes qui emploient ce terme. Par exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, le mot terroriste employé par les forces d’occupation allemandes désignait des résistants pour la population en lutte contre l’occupant. De nos jours, un terroriste antisémite peut ainsi désigner un sémite vivant en Palestine luttant contre l’occupation de son territoire par des immigrés d’Europe de l’Est. Le mot antisémite peut également définir une personne opposée au sionisme, un antiraciste, un juif opposé au sionisme, etc. Dans la même logique, la philanthropie peut désigner un placement d’argent motivé par la détestation du genre humain, le mondialisme, une vision étriquée du monde…

Le caractère antisémique peut également porter sur une expression : ainsi, un espion russe peut désigner un agent du Mossad.

Par extension, des actes peuvent être antisémiques, dans la mesure où l’acteur initial n’est pas l’acteur désigné publiquement. C’est à rapprocher du terme « mensonge » ou de l’expression « opération sous faux drapeau ». Une politique peut également être dite « antisémique » lorsque les objectifs annoncés par les détenteurs de la puissance publique sont à l’opposé des objectifs réellement visés par ceux-là. Enfin, « l’antisémantisme », forme substantivée tirée de l’adjectif « sémantique » (relatif au sens, à la signification), est en constante augmentation, en raison de la confusion croissante du langage que l’on observe particulièrement en Occident, ou, pour utiliser une expression antisémique, au sein de la « communauté internationale ».

La jonction de deux termes pour former une expression peut parfois rendre cette dernière « archisémique » (du préfixe grec arkhi, lui-même tiré de Ἄρχειν, utilisé pour marquer la prééminence d’une chose). Une expression archisémique fait trop de sens et peut par conséquent nuire au langage antisémique dont use le pouvoir pour maintenir la confusion. Dans le cadre d’un régime politique à caractère antisémique, les expressions archisémiques sont donc généralement interdites et leurs auteurs condamnés.

Hyacinthe Maringot

 

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4 commentaires

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  • #3595340
    Le 25 février à 15:40 par Miles Davis

    "L’antisémiquisme" est la base même, les fondements et les racines de tout ce qui est "com" et publicité.

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  • #3595372
    Le 25 février à 17:50 par Anonymous19

    Les maîtres du langage sont depuis des millénaires les "prêtres ". D’où leur association avec les guerriers qui sont les maîtres de la violence.
    Ou comment une minorité a, depuis tout temps, exploité une majorité.

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  • #3595439
    Le 26 février à 04:37 par Kal

    Amusant et significatif : l’invention du langage relève du rébus.

    Antisémique en est un bel exemple !

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  • #3595457
    Le 26 février à 07:26 par francky

    Là je vais faire un copier coller parce que tout est expliqué en quelques phrase. Bravo Hyacinthe...
    Ainsi le mot antisémite ne peut en toute logique être utilisé de nos jours pour designer une personne qui critique les textes de telle ou telle religions et les agissements de leurs soit disant représentant !!!
    Le meilleur exemple :
    Le 20 février dernier, sur le podcast de Tucker Carlson, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a vécu un moment de vérité.
    Devant des millions d’auditeurs, le fervent soutien évangélique d’Israël s’est trouvé acculé par des questions simples :
    Sur quel critère précis fondez-vous le droit d’Israël sur cette terre ?
    « Le lien de sang », répond Huckabee.
    « Alors Netanyahou, d’origine polonaise, a-t-il fait un test ADN ? » rétorque Carlson.
    Embarras, puis glissement vers la conversion, le religieux…
    Huckabee finit par répéter « je ne comprends pas la question ».
    En quelques minutes, le discours s’effondre...

    En quelques mots la vérité éclate en plein jour ...

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