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L'actualité en bref
Février 2010
Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah, dont le mouvement prône la lutte armée contre Israël et est accusé de terrorisme par les Etats-Unis, s’est rendu à Damas pour rencontrer ses alliés syrien et iranien, a indiqué aujourd’hui l’agence officielle SANA.
Cheikh Nasrallah, a la tête d’une importante délégation du mouvement, a dîné avec le président syrien Bachar al-Assad et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui effectuait une visite officielle à Damas, a ajouté l’agence sans autre précision.
Selon la télévision du Hezbollah Al-Manar, il s’est entretenu avec M. Ahmadinejad "des derniers développements dans la région et des menaces sionistes contre le Liban et la Syrie". Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki assistait à la rencontre.
Depuis le conflit en 2006 (12 juillet-14 août) entre le Hezbollah et Israël qui dévasté le Liban et fait plus de mille morts libanais, Hassan Nasrallah n’a fait que de rares apparitions en public.
Menacé de mort par Israël, il évite de participer à des commémorations religieuses ou des rassemblements politiques et prononce ses discours à la télévision depuis un lieu tenu secret.
La Syrie et l’Iran soutiennent le Hezbollah, seul mouvement à avoir conservé son arsenal militaire après la guerre civile au Liban (1975-1990).
Encore mercredi, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dont le pays a entrepris un rapprochement avec Damas, a demandé à la Syrie de "cesser d’armer" le Hezbollah.
Israël et Damas se sont récemment menacés mutuellement de représailles en cas de conflit, tandis que Hassan Nasrallah a prévenu que son mouvement bombarderait les infrastructures de l’Etat hébreu si ce pays attaquait le Liban.
Israël n’avait pas réussi à vaincre le Hezbollah, malgré une offensive destructrice déclenchée après la capture à la frontière par ce mouvement de deux soldats israéliens dont les dépouilles ont été ensuite rendues à l’Etat hébreu.