J. D. Vance : chevalier de la nouvelle aristocratie techno-capitaliste
5 juillet 19:44, par MauriceSuite
Ce qui est vendu aujourd’hui sous le nom d’IA, c’est moins une technologie qu’une promesse : celle d’une croissance infinie, d’une automatisation totale, d’une intelligence surhumaine imminente (l’AGI). Ce récit est porté par des acteurs qui ont tout intérêt à enfler la bulle : Les fondateurs et VC : leurs valorisations dépendent de la croyance en un potentiel exponentiel. Les médias : l’IA fait vendre du clic, génère de l’angoisse et de l’enthousiasme en alternance. Les gouvernements : y croire permet de justifier des investissements massifs et de rassurer l’opinion sur la "compétitivité nationale". Mais ce narratif repose sur des bases fragiles. Les modèles actuels atteignent des plateaux de performance (diminishing returns). Les coûts énergétiques et matériels sont exponentiels. La rentabilité est largement fictive – soutenue par des licenciements et des subventions déguisées. C’est une constante dans le capitalisme financiarisé, un récit futuriste, les actifs montent, jusqu’au retournement et atterrissage catastrophe.
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